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Kathy Acker — Philippe Adam — Pierre Alferi — Corinne Atlan ::::: Thierry Beinstingel — Julien Blaine — François Bon — Pierre Bourgeade — Patrick Bouvet ::::: Patrick Cahuzac — Arno Calleja — Jean-Philippe Cazier — Agnès Cazorla — Rémi Checchetto — Sonia Chiambretto — Aziz Chouaki — Sylvain Coher — David Collin ::::: Agnès Disson — Suzanne Doppelt — Dominique Dussidour ::::: Antoine Emaz — Annie Ernaux — Jean-Michel Espitallier ::::: Colette Fellous — Christophe Fiat ::::: Maria Galindo — Jérôme Game — Albane Gellé — Sibylle Grimbert ::::: Frédéric-Yves Jeannet — Jean-Yves Jouannais ::::: Leslie Kaplan — Georgy Katzarov ::::: Joris Lacoste ::::: Louise L. Lambrichs — Luc Lang — Catherine Lépront — Alain Lercher — LJH ::::: Christophe Marchand-Kiss — Laurent Margantin — Cyrille Martinez — Laurent Mauvignier — Richard Morgiève — Murakami Ryû ::::: Lise N. ::::: Yves Pagès — Sébastien Pagnier — Xavier Person — Jean-Claude Pirotte ::::: Nathalie Quintane ::::: Thierry Rat — Béatrice Rateboeuf —Jacques Rebotier — Alina Reyes — Jacques Roubaud ::::: Valérie Rouzeau ::::: Pol Savina — Éric Sarmer — Jacques Séréna — Dominique Sigaud — Fernando Sorrentino ::::: Tanguy Viel ::::: Catherine Weinzaepflen :::::
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L'artiste et la société un texte de Kathy Acker (2004)
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[Je voudrais parler pour commencer de ce qui m'est arrivé récemment. |
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Happy end un texte de Philippe Adam (06/08/2001) |
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[Mais déjà ce n'était plus si simple, le matin, et les époux s'observaient, l'un en robe de chambre, et l'autre, sans rien, celui-là trempant dans le café des biscottes qui lentement s'imbibaient puis qui s'écrasaient au fond du bol, lentement, et l'autre cherchant à attirer l'attention du premier avec sa toute petite cuillère tendue entre eux deux - tu ne veux pas que je t'aide ? ...] |
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| Chirurgie de Philippe Adam (10/04/2002) Inventaire/Invention éditions | |||
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[Bien sûr, dans un premier temps, il ne serait pas trop question de bouger, et surtout il faudrait ne rien faire, éviter de sortir pour ne pas s'exposer aux rayons du soleil, les ultraviolets étant nos ennemis, comme chacun le sait, la moindre exposition au soleil précipitant le vieillissement de cette peau si chèrement préservée, entretenue, et maintenant retendue et belle, pour le moment protégée par les fines lanières d'une gaze très douce, nos visages se devinant derrière les bandelettes, rouges et roses entre les alvéoles du tissu, d'un rouge éclatant, virant parfois au bleu, parfois à l'ocre de l'arnica ...] |
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Le syndrome de Paris de Philippe Adam (10/2005) Inventaire/Invention éditions
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[ Vous veniez tous les mardi matin, ici, à l'ambassade, pour parler de vos problèmes. Je vous disais de ne pas faire la queue. Je vous disais ne passez pas par la file d'attente, téléphonez, appelez et vous serez reçue la première. |
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| Préface un texte de Philippe Adam (27/01/2003) |
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| [ Pour la pierre, on verrait, mais il ne serait pas question de lésiner sur les fleurs, on apporterait des corbeilles de roses, des jonquilles et des bouquets d'hortensias, on y ajouterait des lys et, pour une fois, on ne se gênerait pas, au lieu d'aller les chercher soi-même, on se les ferait livrer...] |
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Cinépoèmes un texte de Pierre Alferi (07/04/2004) |
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[ Deux cinépoèmes diffusés |
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| Intime de Pierre Alferi (09/2004) Inventaire/Invention éditions Voir PANOPTIC/ un panorama de la poésie contemporaine |
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[chère sédentaire |
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Entre deux mondes - Traduire la littérature japonaise en français de Corinne Atlan (10/2005) Inventaire/Invention éditions
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[ Lorsqu'on me demande en France de parler du roman japonais, je commence toujours d'une manière un peu provocatrice, par dire que le «roman» n'existe pas au Japon, puisque le terme « shôsetsu », qui désigne le genre, n'évoque en rien la «fiction», mais signifie «petite opinion» ou «petite théorie»...] |
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Yume (rêve) de Corinne Atlan (24/05/2006) |
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[ La fenêtre de la cuisine donnait sur la ligne du chemin de fer aérien. Tout en faisant la vaisselle, Noémie levait la tête à chaque passage du super-express qui reliait Osaka à Tokyo, et le regardait filer comme un obus au-dessus des arches du viaduc. Le spectacle de ce train lancé à toute vitesse dans la nuit, sur des rails comme suspendus dans le vide, était pour elle une invitation au voyage, un rappel que rien ne la retenait vraiment ici, et qu'elle pouvait quitter à tout moment ce décor vétuste. Il suffisait de vouloir...]
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Un dernier soir un texte de Thierry Beinstingel (15/05/2001) |
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[ Quand Martin sortit et ferma la porte définitivement derrière lui, la serrure eut un petit claquement sec, comme si quelque chose s'était brisé à l'intérieur et Martin interpréta ce signe comme l'évidence qu'il avait fait le bon choix. ...] |
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| Vers Aubervilliers de Thierry Beinstingel (03/01/2002) Inventaire/Invention éditions | |||
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[A la station Porte de La Villette, le changement de métro. Sur le quai, l'attente. En lettres peintes : attention 750 volts ne pas descendre danger. La voie : deux rails invisibles d'où l'on est placé, juste cette sorte de fossé et danger d'y descendre. On voit, on sent. Machinalement. ...] |
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Cuba-Cola un texte de Julien Blaine (19/12/2005) |
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[un aller simple pour Cuba Sur (dans) la page noire Sur le vol AF 3486 |
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Abîme aujourd'hui la ville, n'importe quelle ville un texte de François Bon (15/01/2000) |
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[Il est couché sur un banc, il dort. D'autres, qui passent, lui versent de l'essence sur la jambe, mettent le feu et s'en vont. Il est brûlé, troisième degré. Maintenant, avec la greffe, comme en se mettant un peu de profil, il marche de nouveau, lentement. Il dit : "Ils étaient cinglés, ces mecs-là."....] |
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| Souci de François Bon (22/06/2000) Inventaire/Invention éditions | |||
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[ Au début c'est une tête lisse qu'on promène. On enfile dessus une peau qui est votre caractère, et puis la manière que vous avez de réfléchir au monde...] |
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| La ville est ce cri de François Bon (30/11/2000) Inventaire/Invention éditions | |||
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[Vision qu'un monde s'écroule où dedans nous sommes...] |
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Grand ciel de mots un texte de Pierre Bourgeade (08/02/2001) |
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[Rêveur poudré bavard considérable |
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Ciel à l'envers de Patrick Bouvet (07/02/2000) Inventaire/Invention éditions |
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[regardez |
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| Client zéro de Patrick Bouvet (22/01/2003) Inventaire/Invention éditions | |||
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[le client zéro |
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| Expérience de Patrick Bouvet (14/08/2001) Inventaire/Invention éditions | |||
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[ 1971 |
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| Flashes de Patrick Bouvet (23/03/2005) Inventaire/Invention éditions | |||
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[[ bousculadela gamine pleurait |
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| Paradiscount 1 un texte de Patrick Bouvet (05/09/2000) | |||
[ exclusif |
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| Paradiscount 2 un texte de Patrick Bouvet (19/02/2001) | |||
[ vous faites vos courses |
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| Paradiscount 3 un texte de Patrick Bouvet (27/04/2001) | |||
[ vous n'êtes plus |
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Demain c'est tombola un texte de Patrick Cahuzac (15/01/2000) |
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[ On sait que le gosse aimerait le dire à tous ceux qui passent sur le trottoir, revenant du Bar du Centre ou s'y rendant, avec leurs jambes valides, leurs pieds valides, à tous, arpenteurs des rues de Saint-Fons, il aimerait bien le dire ce mot d'entrez, entrez à la Pension des Platanes, buvez un verre et réchauffez-vous! C'est qu'il aimerait ça, lui, voir ça, les foules saint-foniardes rassemblées et courant, Nationale 7, vers la Pension des Platanes, pour s'offrir avec leur argent frais, un verre après l'autre et un autre encore, tant et si bien qu'il ne suffirait pas à Mamidou de ses deux mains, mais trois, mais quatre, pour abreuver le monde. Sans parler des billets de tombola ...] |
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[ Sans doute ce désir de partir, de quitter mon pays et ce qu'il me restait de famille était-il insensé ! ...] |
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La fille de Willendorf un texte de Patrick Cahuzac (22/09/2000) |
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[ Il avait pris le car des ouvriers des Marbrières, le car de sept heures, c'est ainsi qu'il avait quitté le bourg. |
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Le désert de Brest un texte de Patrick Cahuzac (28/09/2002) |
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[ Les tâches de lumière firent surgir dehors, dans la nuit, des figures irréelles et menaçantes. L'homme debout près d'Hélène aurait aimé croire qu'elle s'était endormie, comme il aurait aimé s'approcher doucement et toucher son bras, afin, peut-être, de donner à ce voyage impersonnel une chaleur bien tardive...] |
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criture un texte d'Arno Calleja (14/02/2006) |
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Inventaire/Invention édition, 2006.
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Hargne un texte d'Arno Calleja (01/06/2005) |
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[ la langue qu'on parle nous donne la force. la langue qu'on parle nous donne la fureur. la langue qu'on parle nous donne l'envie. la langue qu'on parle nous donne la pulse. on suit la pulse de langue qui nous traverse. elle donne pulsion. elle donne tension. on est tendu d'force lorsqu'on parle la langue. on consume notre force en écoutant la langue qu'on parle. on est parlé. on est traversé d'la force. on s'fait trouer. trouer d'l'énergie d'la langue. on est le corps que troue la langue. toujours le corps transite une énergie. le corps est passage. là dans le corps transite une énergie...] |
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Ce texte et autre texte un texte de Jean-Philippe Cazier (2002) |
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[ ce texte est |
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Le corps nocturne un texte de Jean-Philippe Cazier (30/10/2000) |
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[ CORPS : Ma chair évacuée de mon corps, comme une urine je chie ma chair en diarrhées, m'en nourris comme un autre s'en nourrit, mange ma chair noire tranche, taillade, tranche à coups de dents découpe mon corps - corps sous la peau infecté, putréfié, pourri de plaies noires détruisant le crâne pour transformer, changer mon corps en un autre corps, un chaos de chairs, un chaos de muscles-gangrènes-déjections...] |
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Le corps prolétaire un texte de Jean-Philippe Cazier (20/03/2003) |
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[ l'histoire de tout corps histoire de luttes de corps dans le corps les os disloqués la matière sombre du corps la matière d'un corps sombre ...] |
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Ecrires de Jean-Philippe Cazier (07/02/2002) Inventaire/Invention éditions plug'ing Flash |
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[ Ecrire : zone obscure, écrire : inconnue zone du monde, parler : mobilité du cerveau du monde, de la pensée, du corps du monde - parler inachevé : ...] |
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Poémonder un texte de Jean-Philippe Cazier (24/02/2004) extrait de Ecrires Inventaire/Invention éditions plug'ing Flash |
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[ La poésie est création. |
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Un rêve de Dieu un texte de Jean-Philippe Cazier (2005) |
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[ Dans le désert vide, dans les ténèbres vides Joseph, Joseph d'Egypte : Au commencement Dieu crée le Ciel et la Terre et Dieu dit à la Terre de mourir. Des pays, des peuples lui répondent, accomplissent le mal de Dieu. Aux habitants de ces pays, Joseph dit de revenir en Egypte pour que Dieu y souffle à nouveau, pour que Dieu dise encore la lumière, la lumière, les ténèbres de Dieu ...] |
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Le fœtus un texte de Jean-Philippe Cazier (07/12/2005) |
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[ Un ftus est sorti, Maintenant c'est le lendemain. C'est moi qui lui ai donné l'existence et la vie. C'était l'hiver, il est sorti, peut-être de terre, je ne sais plus. Quelque chose s'est ouvert et il...] |
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| Ce qui s'est ouvert dans nos crânes un texte de Jean-Philippe Cazier (31/05/2006) | |||
[Aimer, aimer je veux dire : envie de tuer, envie d'embrasser, d'enfouir ses lèvres dans ses lèvres, d'enfouir sa langue dans sa bouche, de caresser son sexe, caresser langue contre langue, son sexe avec son sexe, mettre sa langue dans sa bouche...]
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La cage un texte d'Agnès Cazorla (02/10/2000) |
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[J'adore entendre le son d'une fond sur sa proie ...] |
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Là où l'âme se déchire un peu mais pas toute un texte de Rémi Checchetto (05/04/2006) |
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[L’HOMME QUI EST ARRIVE ICI. – Des grilles, les grilles sont des moments terribles pour la sensibilité et pour l’âme, les grilles nous grillent, on en est parfois à vivre comme un morceau de barbaque sur barbecue, vieux morceau de barbaque filandreuse et dure dont au final personne ne voudrait Les grilles ne brillent, les grises grilles sont rouges de l’incandescence qui les habite...]
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CHTO interdit aux moins de 15 ans un texte de Sonia Chiambretto (18/09/2006)
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Ils ont dit [les policiers R] : Ils ont bu Ils [les policiers R] articulent avec la bouche :
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Une virée un texte d'Aziz Chouaki (15/11/2000) |
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[A la sortie de Bordj El Kiffan, près du front de mer, complètement isolé, Le Bar de l'Etoile . Amas de tôles ondulées, parpaings, le gros Slimane, le patron, astique les verres, il est 18h, l'ouverture. Djillali, le videur, plie ses couvertures, il dort dans le bar même...] |
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Facing un texte de Sylvain Coher (02/02/2005) |
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[ Marcher plutôt que de ne rien faire : pour toi c'est perdre tous les jours le fil des pensées au rythme des pieds, pour obtenir des articulations ce mouvement mécanique, bien huilé, machinal comme celui des rouages qu'on lance au matin d'un doigt propre sur le commutateur, et qui ne s'interrompt qu'à la même heure chaque soir aux lèvres d'un atelier mourant, au néon brutalement éteint dans ses rampes interminables...] |
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Les survivants un texte de David Collin (10/2005) |
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[ A Hiroshima et Nagasaki, des survivants des bombes atomiques des 6 et 9 août 1945 témoignent encore
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A Yotsuya, les oiseaux un texte d'Agnès Disson (10/2005) |
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[ A J'habite à Yotsuya. C'est à Tokyo, c'est central. J'y vis depuis très longtemps.
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La 4e des plaies vole de Suzanne Doppelt (18/02/2004) Inventaire/Invention éditions |
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[ il les attrape en grande quantité, note chacune de ses captures et les enferme dans une boîte ou les mange. Mettre de l'ordre dans la chambre, c'est toutes les avaler. Un jour, il a donné à une araignée des mouches sans nombre, à un oiseau des araignées sans nombre. ...] |
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Mort pour rien dans l'après-midi un texte de Dominique Dussidour (26/07/2001) |
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[Il avait déjà failli mourir. Au moins une fois. Vie et mort des pauvres à l'hosto, il connaissait. Il en était. En 1952, dans l'ambulance il ravalait son sang afin de ne pas asperger ceux d'en dessous. A l'hôpital il en avait vomi une pleine bassine, un sang sombre, violet presque noir, plus puant qu'un étron biéreux écrirait-il plus tard, il avait une hémorragie intestinale. |
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Kid Stardust aux abattoirs un texte de Dominique Dussidour (14/08/2002) |
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[Je l'observais depuis un moment : je l'ai vu ressortir du bar mexicain d'en face, fumer une cigarette en balançant ses semelles sur le bord du trottoir et soudain traverser la rue et entrer. Je voudrais travailler aux abattoirs, il a dit. Je t'ai pas déjà vu ? j'ai demandé. ...] |
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K.-O. d'Antoine Emaz (13/02/2004) Inventaire/Invention éditions |
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[choc |
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La vie extérieure (suite) un texte d'Annie Ernaux (13/12/2000) |
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[ Depuis le milieu des années quatre-vingt, j'ai pris l'habitude de transcrire des scènes fugitives, des paroles entendues dans la rue, le RER, etc. J'ai d'abord appelé cette façon d'écrire « Journal du dehors » , puis « La vie extérieure » . C'est une façon pour moi de garder trace de l'époque, des sortes de photographies du temps. Il me semble que l'Histoire est aussi dans les détails, dans les choses apparemment les plus ordinaires. ...] |
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En guerre de Jean-Michel Espitallier (01/042004) Inventaire/Invention éditions |
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[ Nous sommes l'axe du bien. Nous faisons le bien et portons le bien au mal qui fait du mal au bien. Nous sommes l'axe du bien. Nous sommes l'axe du bien en lutte contre le mal. Contre l'axe du mal. L'axe du mal fait le mal où se trouve le bien. Nous sommes l'axe du bien en lutte contre le mal. L'axe du mal fait le mal au bien qui lutte contre le mal. Nous sommes les forces du bien pour le bien des forces du bien qui luttent afin de rétablir le bien de l'axe du mal. Nous sommes les forces du bien. Le mal de l'axe du mal fait mal au bien qui est le bien et nous devons lutter contre leur bien qui est le mal ...] |
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Ada, tu t'en souviens, n'est-ce-pas ? de Colette Fellous (13/12/2000) Inventaire/Invention éditions |
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[ Ada est devenue mon échiquier. Je n'ai presque plus besoin de la regarder traverser sa vie, je joue la mienne avec elle et pour elle. . ...] |
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Qui veut la peau de Harry ? de Christophe Fiat (16/03/2004) Inventaire/Invention éditions |
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[ « Un jour » |
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Dictatures dissimulées (Rien d'extraordinaire) un texte de Maria Galindo (2002) |
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[ Ce texte est une conférence que M. Galindo a prononcé à Madrid durant les journées "Arte y Violencia" à la Maison des Amériques.La Police, celle qui protège les bureaux de la Telefonica à Buenos Aires, |
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Maman ne m'avait pas dit ça un texte de Maria Galindo (13/02/2004) |
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[ ..Maria Galindo est une des figures de l'activisme bolivien. «Maman ne m'avait pas dit ça» est un court-métrage, réalisé par elle, dont nous reproduisons ici la bande-son, traduite par l'écrivain Jean-Philippe Cazier. Une façon pour nous de soutenir le combat de Maria Galindo....] |
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Non un texte de Maria Galindo (06/2005) |
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[ Intervention de María Galindo lors de la dernière édition du Salon International d'Art Contemporain de La Paz (Bolivie) à l'occasion d'une table ronde sur le thème « Art et genre ». Maria Galindo et les Mujeres Creando.] |
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Écrire à même les choses, ou de Jérôme Game (08/03/2004) Inventaire/Invention éditions |
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[ 1. la pointe d'un pied en suspend drogues du d'un exhausteur de |
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Un bruit de verre en elle d'Albane Gellé (24/05/2002) Inventaire/Invention éditions |
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[ Depuis le milieu des années quatre-vingt, j'ai pris l'habitude de transcrire des scènes fugitives, des paroles entendues dans la rue, le RER, etc. J'ai d'abord appelé cette façon d'écrire « Journal du dehors » , puis « La vie extérieure » . C'est une façon pour moi de garder trace de l'époque, des sortes de photographies du temps. Il me semble que l'Histoire est aussi dans les détails, dans les choses apparemment les plus ordinaires. ...] |
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Quelques d'Albane Gellé (05/02/2004) Inventaire/Invention éditions |
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[ Au creux de ses deux mains, elle pose sa détresse. Dans le corps, ça pèse lourd, ça ne décolle pas. Et puis elle déménagerait, pour aller où ? ...] |
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Mort de Claudia de Sibylle Grimbert (22/05/2000) Inventaire/Invention éditions |
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[ Claudia est morte lentement d'une lente dégradation. |
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Voyager léger un texte de Frédéric-Yves Jeannet (06/02/2006) |
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[ Dans l'attente que les mots viennent car toujours ils reviennent, finissent par revenir , il me faut prendre leur abandon en patience, ne pas les effaroucher surtout lorsqu'ils arrivent, sur la pointe des pieds ou en sabots, lorsqu'ils s'approchent en rampant, se tiennent là, interdits, puis s'enhardissent, se mettent à sourdre goutte à goutte, puis à couler ou déferler, à lentement me submerger...] |
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Prolégomène à tout château d'eau de Jean-Yves Jouannais (20/12/2001) Inventaire/Invention éditions |
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[ Nulle autre ambition, ici, que de démontrer l'existence des châteaux d'eau. Peu de gens y croient. Depuis notre enfance, au fil des nationales de nos vacances, comme cent et cent balises sur les trajets qui menaient aux plages comme aux montagnes, nous avons tous vu et regardé, nommé les châteaux d'eau. Il n'existe pas de silhouettes plus familières auxquelles nous nous soyons accoutumés avec autant d'aisance. Tous nos paysages étaient avec châteaux d'eau...] |
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Un homme libre, qu'est-ce que c'est ? un texte de Leslie Kaplan (04/05/2005) |
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[ Un homme libre, qu'est-ce que c'est ? c'est l'instituteur d'Imre Kertész emmené dans un convoi pour Auschwitz qui garde la portion de nourriture de l'adolescent évanoui à côté de lui et qui lui rend quand il se réveille, alors qu'il aurait pu, naturellement, la manger ; c'est Fritz Lang qui part pour Paris le 20 juillet 1933 en sortant du bureau de Goebbels qui vient de lui offrir la direction du cinéma allemand ; ...] |
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| L'enfer est vert un texte de Leslie Kaplan (28/02/2006) | |||
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[ la première fois que je suis allée au Brésil
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| Les mots, qu'est-ce que c'est ? un texte de Leslie Kaplan (15/06/2006) | |||
| [les mots, qu'est-ce que c'est ? on se pose cette question quand il y a une crise quand on ressent une crise des mots, du langage, du sens les mots sont dévalorisés, ne signifient plus rien, mensonges, tromperie j'ai commencé à écrire avec le mot usine usine, c'est quoi ? c'est un petit mot normal ? banal ? habituel ? usine ? ] |
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Archive d'une double possibilité un texte de Georgy Katzarov (05/07/2000) |
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[ Deux textes se précipitent et me donnent l'illusion d'un choix à faire. Le premier serait confessionnel. Je dirais les circonstances exactes dans lesquelles, ce matin, j'ai senti surgir un malaise...] |
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Triple un texte de Georgy Katzarov (07/05/2002) |
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[ I. - Archive |
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Ce qui s'appelle crier de Joris Lacoste (15/09/2000) Inventaire/Invention éditions |
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[ A |
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Triptique 1 : Comment cela est-il arrivé ? un texte de Joris Lacoste (28/05/2001) |
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[...] |
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Comment faire un bloc de Joris Lacoste (05/01/2005) Inventaire/Invention éditions |
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[S.W. : Trois ans debout dans le bruit et l'ignorance des causes, chancelant et supportant juste à condition de changer de nom ; traversant les villes nocturnes dans le dos d'un fourgon, préparant les expéditions au loin d'ici et dormant sur des planchers de fer J.H. : Figures floues sur lignes ferroviaires, aucun visage, pas d'exactitude numérique, pas de lieux fixes ou préconçus
N.B. : Parlant toujours à des niveaux inaccessibles, affirmant à contretemps, sans ordre et souvent le mot cinématique
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Chemin faisant de Louise L. Lambrichs (14/01/2002) Inventaire/Invention éditions |
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[ Chemin faisant les mots des autres, sur lesquels à mon insu je m'étais appuyée pour grandir, se sont détachés de moi. J'ai pu soudain les regarder à distance, les entendre, les peser, les mettre à l'épreuve. Voir s'ils faisaient vraiment partie de moi. C'est là que mon chemin a commencé....] |
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Notes pour une poétique du roman de Luc Lang (27/08/2002) Inventaire/Invention éditions |
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[ Catherine Maubert roule à 160 sur l'autoroute presque déserte. La GTI glisse sur la file de gauche dans un silence ouaté. Catherine farfouille dans l'accoudoir central, ses yeux quittent trop souvent la ligne d'horizon, elle met une cassette de techno dans le lecteur, la musique sature l'habitacle, le pare-brise est maintenant un écran de cinéma, c'est un survol frontal du tapis de bitume, bordé de travelling latéraux...] |
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Amparo de Catherine Lépront (06/03/2006) Inventaire/Invention éditions
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[Ce n'est pas que sa vie à elle était mauvaise, non, se disait-elle sur le trajet qui lui restait à faire jusqu'à son poste matinal. Et elle pouvait aisément alors comparer la vie qu'elle avait menée depuis douze ans à celle de ses seize premières années, car, lorsqu'elle marchait, c'était comme si un pied était à Mexico, l'autre dans le Chiapas. Il lui semblait aussi respirer d'une narine la suffocante atmosphère de la ville, de l'autre celle de la forêt, entendre d'une oreille le tapage de la rue mexicaine, de l'autre la musique qui sortait des haut-parleurs de la Plaza principal de San Cristobal de las Casas, qui avait tout autant que le non-retour de l'oncle Pedro alimenté ses rêves, une musique inouïe dont elle savait maintenant qu'elle était jouée par des instruments appelés piano, violon, violoncelle, alto, flûte, etc., mais qui lui avait semblé être une émanation des arbres de la place, comme les fumées qui filtraient par les interstices des tuiles de certaines maisons sans cheminée de San Cristobal semblaient être les pensées et les rêves mêmes des habitants. ]
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Lou de Catherine Lépront (26/05/2000) Inventaire/Invention éditions |
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[ Sauf une frivolité de dentelle de Bruges qui lui soulignait la nuque assez bas, en arrondi, puis découvrait ses clavicules, la lente naissance trapézoïdale de son cou et descendait les branches du V de son décolleté un peu osé, Lou n'était jamais vêtue que comme une veuve du pourtour méditerranéen : toute de noir. ..] |
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Hommage à Jacques Borel un texte de Catherine Lépront (16/06/2003) |
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[ Je voudrais simplement ici témoigner de l'impression immédiate que j'ai eue après avoir relu ces jours-ci votre uvre autobiographique, L'Attente et La Clôture qui confinent au genre théâtral, sans toutefois y participer absolument et Le Déferlement . ..] |
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Étape éclat un texte d'Alain Lercher (27/01/2004) |
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[ L'arbre est dans la brume |
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Histoire du jeune homme bouleversé (extrait) un texte de LJH (18/04/2001) |
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[ Bonjour. Je ne sais rien. Je vais crever de désir. Hier je me suis coupé les cheveux tout court. Aujourd'hui je me suis réveillé avec le désir du livre. Un beau matin, je me lèverai, mes cheveux auront repoussé et je ne le saurai pas ; je resterai là devant la glace à me demander d'où vient ce visage, et de quelle nature étrange sont exactement ces cheveux. Je me suis levé et j'ai eu envie d'écrire. J'en ai souvent une envie irrépressible...] |
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Pièces dispersées d'un puzzle nommé Japon un texte de Christophe Marchand-Kiss (10/2005) |
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[ Une chose essentielle : se rendre au Japon (et y rester ) ne modifie pas la pensée. Mais s'ingère pourtant dans ses strates quelque chose qui n'est ni de l'ordre de la réflexion ni, en soi, de la pensée : un débord.
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Passé, retours ou la conscience de son peuple un texte de Christophe Marchand-Kiss (17/01/2006) |
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[ Alors que nous sommes unis, barrons les routes, élevons des palissades, montons la garde : délivrons-nous du prochain siècle. Notre pays hante l'Europe, tel un fantôme à grelots il s'annonce et disparaît. Des communistes, nous en avons connus, des communistes morts. Au camp de Châteaubriant, ils chantent encore des litanies, invariablement brouillées par la rumeur publique...]
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Au confluent un texte de Laurent Margantin (17/02/2004) |
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[ Murmures de la marée, ce sont des centaines, endormies revenues il y a longtemps d´un obscur voyage à travers le continent rayant la carte d´Europe en tout sens les bateliers seuls se souviennent encore enfermés dans la froidure de l´hiver...] |
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L'enlèvement de Bill Clinton un texte de Cyrille Martinez (19/12/2005) |
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[ « Bill Clinton a été enlevé » on disait, fin 1994, tu parles d'une histoire, la ville allait vers son millième jour de siège quand la nouvelle de l'enlèvement de Clinton se répandit comme traînée de poudre, blah blah blah, si traînée de poudre est l'expression qui convient « Bill Clinton a été enlevé » annonçait la rumeur et tu te demandes bien qui l'a dite en premier, par où elle est passée avant de se transporter jusqu'à toi, la rumeur en question, mais qui parle, qui dit quoi, quel est le nom de celui qui le premier t'a mis la phrase en tête ?...] |
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Plus sale de Laurent Mauvignier (12/07/2002) Inventaire/Invention éditions |
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[ Le lendemain, il faudra user de l'ombre et de la patience. Tendre la main, il sait faire. Il l'a fait déjà, hier, avant-hier. C'était dans la nuit, dans le jour. C'était au fond des voitures et des cinémas aux sièges défoncés. Il a connu ce geste aux bords de l'eau, dans des bordels improvisés sur les quais ou dans des chambres d'hôtels. Et puis, chaque jour il avance la main vers un visage. ..] |
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Mondial Cafard un texte de Richard Morgiève (22/01/2001) |
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[ ASTRID |
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Topaze et autres nouvelles de Ryû Murakami (10/2005) Inventaire/Invention éditions
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[ Lorsqu'on me demande en France de parler du roman japonais, je commence toujours d'une manière un peu provocatrice, par dire que le «roman» n'existe pas au Japon, puisque le terme « shôsetsu », qui désigne le genre, n'évoque en rien la «fiction», mais signifie «petite opinion» ou «petite théorie»...] |
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La fille au nez tordu un texte de Ryû Murakami (09/07/2001) extrait de Topaze, Inventaire/Invention éditions, 2005 |
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[ Comme je ne veux pas qu'on se méprenne, je dis au client qu'autrefois j'ai été jolie. Le type fait au choix une drôle de tête ou bien se met à rire, et moi, je préfére encore qu'il se moque de moi. Mais je mens lorsque je dis ça. Autrefois, je n'ai jamais été jolie même s'il y avait encore des filles plus laides, plus vulgaires et plus pouffes que moi. ...] |
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La femme-poulet et la fille-mule un texte et une lecture de Lise N. (03/10/2006) |
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| [ Au fond de la cuve, cent femmes coquettes attendent la femme-poulet en aspirant des montagnes de basses. Certaines d'entre elles, barbues jusqu'aux os, fument des orgues inanimées. Des appareils photos énormes, des billets doux enroulés comme des escargots, des petits sachets roses passent entre leurs mains tandis qu'à distance, dans une cellule miroitante, la femme-poulet se prépare... ]
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Portrait crachés un texte de Yves Pagès (22/01/2001) |
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[ Sophie connaît encore par cur les codes et intitulés respectifs des 800 produits en rayon du supermarché hard discount où elle a tenu la caisse pendant un an et demi. Un amant de passage, piercé aux deux tétons, lui a récemment proposé d'en énumérer la liste exhaustive lors d'une Biennale d'art contemporain à Sarajevo
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Sous-Bocks un texte de Sébastien Pagnier (16/06/2000) |
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[ L 'atelier souffle sur les braises mais il ne reste aucune flamme pour répondre. Il y a la cadence répétée des gestes sans main pour rompre sans doigt pour pointer sans ongle pour gratter ne serait-ce qu'un peu de la peinture sale. Vouloir effacer un tableau sans écriture, sans faute alors puisqu'on n'y inventorie plus rien, histoire de se dire qu'on a encore beaucoup et peu de place pour les jambes en même temps, serrées entre le siège et la lampe, et peu, de quoi recoudre...] |
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Vers |
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[ invisible comme tu es Comme Ulysse pour échapper à l'il du Cyclope, je deviens personne à la lecture d'un poème, je vois bien que mon nom est personne ou alors je suis invisible, je songe à la scène de l'auberge dans L'homme invisible , l'homme anonyme que nous ne connaissons pas, qui vient d'arriver à l'auberge en dissimulant son invisibilité sous ses vêtements, se tourne vers la fenêtre de la salle à manger et découvre le paysage enneigé, ...] |
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dame et dentiste de Jean-Claude Pirotte (04/12/2003) Inventaire/Invention éditions |
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[ vendredi les poèmes sont maigres |
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Ton de canon un texte (extrait de Formage) de Nathalie Quintane (09/04/2003) |
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[ I |
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L'Année de l'Algérie de Nathalie Quintane (29/012004) Inventaire/Invention éditions |
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[ Précision 1 |
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EKATOMB un texte de Thierry Rat (04/02/2004) |
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[I-
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Heisei un texte de Béatrice Rateboeuf (10/2005) |
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[ Ce matin mon il est sûr d'avoir aperçu, sur sa trajectoire vers le grille-pain, un cheveu flottant à la surface du thé au lait. Lorsque le regard revient fixer le bol, il a disparu. Les cheveux coulent, donc ? Je bois à petites gorgées, lèvres serrées, en louchant dans le cercle de porcelaine. Lorsque le fond apparaît, il n'y a pas de cheveu, juste une calligraphie japonaise, heisei , qui veut dire calme, paix, sérénité, et qui aujourd'hui me le dit de très près...]
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L'adieu aux rochers (extrait) un texte de Jacques Rebotier (22/04/2003) |
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[ Écoute ça, Monica. L'homme est le seul animal dont la société dépende d'un loto. Pour organiser sa jolie société, les hommes s'en remettent à la tenue d'un loto, c'est pas beau, ça ? Mon loto : Dao-djaune, Naze-de-dak, Claque 40, Niquez les Ï ! D'accord, Jones ? ...] |
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Autopsie d'Alina Reyes (27/03/2000) Inventaire/Invention éditions |
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[ Je dis je pour parler de moi |
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Satisfaction (extrait) un texte d'Alina Reyes (09/2002) |
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[ Quand les corps de Bobby Smith et de Babe Wesson pénétrèrent dans les fours du crématorium de World Village, l'infernale chaleur qui fusa dans l'instant autour de leurs cercueils les extirpa des torpeurs de la mort pour les propulser en des rêves brûlants, ultimes fantaisies de leur morne existence. ...] |
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Tokyo infra-ordinaire de Jacques Roubaud (10/2005) une nouvelle édition augmentée de Tokyo infra-ordinaire paru en septembre 2003, Inventaire/Invention éditions
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[ Ainsi ce jour-là, jour de pluie, en ce trajet-là, je reste ferme, point fixe autour duquel circule la foule qui vaque. Et voilà que je vois, avec surprise, voleter un insecte ; un insecte, ça volète ; il hésite, virevolte, va par-ci, va par-là, reva par-ci, reva par-là, puis tout à coup se décide, vient droit sur moi et se pose sur mon épaule (gauche) (je m'interroge du coin de l'il du souvenir et c'est bien l'épaule gauche). J'ai le temps de reconnaître une coccinelle. Elle est noire avec des pois rouges. Pas le moindre doute, a ladybird, une coccinelle. J'essaye de bouger le moins possible, de rester bien droit, fier de la confiance qu'entre tous les voyageurs elle a choisi d'accorder, sans le moindre chauvinisme, à un « gaijin ». Mais je suis inquiet, très inquiet pour elle : d'où vient-elle ? Qu'est-ce qui l'égare en ces lieux souterrains sinon stygieux ?... ] |
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Tokyo infra-ordinaire de Jacques Roubaud (09/2003) Inventaire/Invention éditions |
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[ 1 La gare de Shinjuku (Tokyo) est grande. Elle accommoderait sans peine une douzaine de Gare du Nord (Paris). Les lignes de métro passent en dessous ; les lignes ferroviaires dessus. Les deux entrées principales sont la West Entrance et la East Entrance. Il m'a fallu plusieurs tentatives pour arriver à passer de l'une à l'autre sans m'égarer plusieurs fois... ] |
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Kékszakàllù poèmes de Valérie Rouzeau (08/03/2004) |
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[ Ceux qui s'appelaient les bufs attelés pour quel voisin vieux vieux garçon ils |
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L'ombre de l'autre, déjà un texte d'Éric Sarmer (14/02/2002) |
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[ Sans prière laminée |
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L'attache mongole de la paupière un texte de Pol Savina (10/2005) |
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[ Jusqu'à ce que je rencontre Hajimé, j'allais avoir trente-neuf ans, le Japon n'a été qu'un horizon lointain sinon inaccessible. Bien sûr j'avais lu quelques livres et vu quelques films, mais, du Japon, je savais n'en avoir retenu que des clichés : il était fascinant et impénétrable...]
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Elles en premier toujours de Jacques Séréna (15/01/2000) Inventaire/Invention éditions |
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[ Elles, en premier toujours c'est elles, qu'on voit. Assises, avec leurs couvertures. Et qu'en voyant on se souvient d'avoir vues, dans les magazines, sur les écrans, ou même avant, courir dans les rues pour s'approvisionner en échappant aux balles...] |
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La confusion du sourire de Dominique Sigaud (21/03/2000) Inventaire/Invention éditions |
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[ Elle est devant le tapis roulant, souriante, attendant que la caissière ait fini de flasher boîtes de conserve et yaourts. J'esssayais de comprendre pourquoi elle souriait ainsi dans le bruit du supermarché, la chaleur, l'attente, la nervosité des autres clientes. De quoi se réjouissait-elle? ...] |
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Il existe un homme qui a l'habitude de me frapper sur la tête avec un parapluie un texte de Fernando Sorrentino (15/03/2001) |
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[ Il existe un homme qui a l'habitude de me frapper sur la tête avec un parapluie. Cinq ans, aujourd'hui précisément, ont passé depuis ce jour où il commença à me frapper sur la tête avec son parapluie. Les premiers temps je ne pouvais pas le supporter ; maintenant je m'y suis habitué...] |
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La côte des légendes un texte de Tanguy Viel (03/04/2000) |
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[ Un morceau de rouille sur une carte postale. Sur le fond marin (de la carte postale ? de l'océan qui s'y figure ?), ce qu'on voit c'est la poupe du cargo, ou la proue, en tout cas l'extrémité qui continue d'émerger au-dessus de l'eau, et on soupçonne que dessous dans la mer, comme un iceberg il y a le reste du bloc d'acier, les cent vingt mètres du cargo noyé à la verticale (cent vingt mètres : l'a-t-on lu quelque part ? dans un journal local ? dans un magazine ? nous l'a-t-on raconté ?). ...] |
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Maladie de Tanguy Viel (02/04/2001) Inventaire/Invention éditions |
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[ Vous ne comprenez pas. Si je venais vous voir en disant que je veux guérir, si j'ouvrais la porte de votre cabinet en disant soignez-moi, vous ne comprenez pas, cela ferait encore partie de ma maladie, tout fait partie de ma maladie, jusqu'aux moments où je ne suis pas malade. ...] |
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| Cher Marcel Duchamp, un texte de Tanguy Viel (31/01/2006) | |||
| [ Je voudrais commencer par vous raconter une histoire qui n'a pas grand-chose à voir avec vous. Il y a environ cinq ans de cela, pour la première et seule fois jusqu'à aujourd'hui, on m'a demandé d'écrire un texte à propos d'art contemporain. C'est un ami artiste qui m'avait fait cette demande pour le catalogue d'une très jolie exposition qu'il avait faite dans une école des Beaux-Arts. Par amitié d'abord, par fierté ensuite, j'ai accepté sa proposition et passé quelques heures laborieuses à rédiger un texte...] |
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Jeune fille avec entourage un texte de Catherine Weinzaepflen (28/11/2005) |
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[ scène 1 se passe dans une bibliothèque |
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