

En 1982, Louis
Aragon offrait au Parti Communiste Français le célèbre
tableau de Marcel Duchamp L.H.O.O.Q. représentant la Joconde
affûblée d'une moustache.
C'est à partir de ce tableau que le présent texte
a été écrit
Je voudrais commencer par vous raconter une histoire qui n'a pas grand-chose à voir avec vous. Il y a environ cinq ans de cela, pour la première et seule fois jusqu'à aujourd'hui, on m'a demandé d'écrire un texte à propos d'art contemporain. C'est un ami artiste qui m'avait fait cette demande pour le catalogue d'une très jolie exposition qu'il avait faite dans une école des Beaux-Arts. Par amitié d'abord, par fierté ensuite, j'ai accepté sa proposition et passé quelques heures laborieuses à rédiger un texte. J'ai même rendu ce texte à son destinataire en temps et en heure, destinataire qui semblait d'ailleurs, sauf hypocrisie de sa part, plutôt satisfait du travail en question. Seulement, avant de l'intégrer au catalogue de l'exposition, il fallait qu'il le fasse lire aux autorités locales du fait qu'elles avaient, comme on dit, mis la main au portefeuille, et principalement le directeur de l'école des Beaux Arts dont, cher Marcel, je tairai les noms, et de la ville où ça se passe, et du directeur, soucieux de les préserver tous les deux de vos foudres posthumes. Toujours est-il que le directeur en question a lu mon texte et qu'alors, peut-être par pudeur, peut-être par humilité, il a préféré ne pas s'adresser à moi directement mais me faire savoir par l'artiste, en un mot comme en mille, que c'était très mauvais. Mais surtout, me fut-il répété, si je publiais un texte pareil j'allais très certainement, ce fut son expression, « me ridiculiser dans le monde de l'art ».
Cher Marcel, vous imaginez mon désarroi devant pareil menace. Alors cela n'a fait ni une ni deux : je me suis aussi vite rétracté et j'ai rangé mon texte dans un tiroir pour le restant de mes jours. Vraisemblablement on pouvait craindre, selon le directeur des Beaux Arts, que ce catalogue publié à deux cents exemplaires par une municipalité de province finisse en couverture de la revue Art Press avec pour titre : Ridicule Tanguy Viel.
Rassurez-vous, cher Marcel, ce n'est pas ce texte que j'ai l'intention de vous resservir aujourd'hui. A dire vrai, je ne sais plus désormais ce qu'il vaut et le temps ayant passé, je m'en fiche un peu, mais cette phrase, cette phrase quand même, qui m'a énervé et même hanté plusieurs mois, je crois d'abord que je ne l'ai pas comprise : qu'est-ce que ça veut dire, demandé-je encore aujourd'hui « se ridiculiser dans le monde de l'art »?
Si je raconte cette histoire, cher Marcel Duchamp, c'est parce qu'à cette question c'est vous qui m'aidez le plus à répondre, tout simplement parce que vous la rendez caduque : à chaque fois que je me repose cette question, à chaque fois que je suis assez narcissique pour retomber dans le mirage du ridicule en art, j'entends le silence de votre sourire intérieur qui toise ce directeur d'un mépris, d'une condescendance qui sûrement le ramène à sa taille réelle et, disons-le, plutôt petite. Tout se passe comme si, grâce à vous, ce genre de considérations se mettait à pourrir sur pied, et je me demande bien pourquoi : peut-être est-ce à cause de votre regard, ou bien de votre maigreur ascétique, ou bien de votre visage si émacié et finalement si peu amène, à cause finalement de cet air si aristocrate.
Pourtant vous n'êtes pas un aristocrate et c'est d'ailleurs un point qui nous lie, cher Marcel, c'est que nous sommes des bourgeois. Votre père était notaire; figurez-vous que le mien aussi. Votre père vous a donné de l'argent pour que vous puissiez peindre, figurez-vous que le mien m'en a donné pour que je puisse écrire, même si, la différence, c'est que le mien ne le savait pas. Ensuite, il n'y a pas grand-chose de commun entre votre histoire et la mienne, sinon l'influence heureuse que vous avez sur moi.
Il n'y a pas beaucoup de gens ni d'artistes dont l'ombre portée de leur présence nous dégage tant d'horizon et augmente à ce point notre puissance de vie. Il n'y a pas beaucoup de gens ni d'artistes dont le spectre continue d'émettre sa lumière radieuse au-delà des oeuvres et par laquelle quelque chose se transmet dans l'existence même, c'est-à-dire dans la possibilité d'être, c'est-à-dire à la fin, c'est vrai, dans la possibilité d'oeuvrer. Ce qui est sûr, c'est que pour moi, de ces quelques sirènes dans la brume qui nous aident à garder un cap, vous faites absolument partie.
On parle de spectre aussi pour les médicaments. On dit exactement qu'ils ont un spectre plus ou moins large selon qu'ils éliminent une ou plusieurs bactéries. À ce jeu, vous êtes l'artiste le plus prophylactique que je connaisse. Vous êtes tout simplement un destructeur de surmoi. Je le répète, il n'y en a pas beaucoup capables de toucher cet endroit de soi si vital. Pour moi, je vais vous le dire : il y a la sagesse pirrhoniste de Montaigne, la retraite asilaire de Robert Walser, la dureté éraillée de Marguerite Duras, l'il perçant de Samuel Beckett, la douceur inquiète de Winfried Georg Sebald et pour une bonne part, une large part, l'indifférence hiératique de Marcel Duchamp. Grâce à vous, Marcel, exit le petit directeur des Beaux Arts et tant d'autres qui obstruent l'horizon ou gâchent le paysage. Grâce à vous, Marcel, on apprend à se souvenir ce qu'on se doit à soi-même.
J'ai longtemps hésité avant de savoir si je devais ou non vous raconter cette anecdote. J'ai longtemps hésité tout simplement avant de vous écrire cette lettre. J'ai pensé qu'il y avait beaucoup de présomption de ma part. La chose est d'autant plus délicate, vous l'admettrez volontiers, que vous êtes mort et que je suis vivant, et qu'à ce titre comme à bien d'autres il est spécieux de me faire votre interlocuteur. J'ai même longtemps pensé, d'un mot qui désormais me travaillerait, que ce serait ridicule, ainsi que me l'avait rappelé le petit directeur d'école, ayant touché ce point toujours traumatisant où chacun d'entre nous n'a pas besoin de grand-chose pour se croire un imposteur ou un raté. Mais cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de ma tête n'a pas calmé mon désir de vous écrire. J'ai même fini par m'arranger avec et me dire cela : qu'après tout si vous aviez commencé à penser comme ça, vous n'auriez rien fait. Vous avez même, me suis-je dit, plutôt ri de cette idée, à tel point que vous vous en êtes conforté, baigné dedans comme dans une boue thaumaturge qui vous a délivré du mal, si le mal pour vous eut été la répétition sage et artisanale de vos aînés, l'obédience soumise à des règles que vous n'auriez pas osé détourner, la peur, enfin, du ridicule. Or, que le régime des arts puisse seulement se sentir redevable d'une telle notion est un sentiment qui vous est parfaitement étranger.
Finalement, parce que vous avez senti cela, la vanité des choses, la fumisterie fondamentale de toute position, vous avez pu commencer, c'est-à-dire aussi oublier. François Bon a raison d'avoir lancé cette formule, que Marcel Duchamp a retourné l'art tout entier, et c'est parce que vous l'avez rendu à son oubli premier qui est aussi son inquiétude première, presque, pourrait-on dire, son tremblement rupestre. Si j'osais, cher Marcel, je dirais que le ready-made est à notre siècle ce que Lascaux fut à l'homme des cavernes. La Joconde pour vous est devenue la paroi vierge et sombre de la grotte sur laquelle conjurer la peur, toutes les peurs. Il est toujours resté en vous un vieux fond préhistorique, un vieux rêve d'éléphant mal dégrossi, par lequel une mémoire rupestre vous appelait encore, se conservait en vous. Est-ce donc cette tache rupestre que le vieil Aragon a offerte au Parti Communiste en 1982 ? Est-ce donc cette tache rupestre que l'ancien premier secrétaire du parti regarde de ce visage circonspect et qui voudrait se forcer à sourire à cause de tant d'effroi intérieur. Car vous ne m'enlèverez pas cela de la tête : que cette uvre est effrayante, peut-être simplement, se dit Georges Marchais, parce qu'il est effrayant qu'elle soit une uvre. Que peut-il se dire, le plus célèbre des communistes français, à cet instant précis ? Encore heureux, peut-être, qu'on n'a pas payé pour ça. Ou bien : Aragon se moque-t-il de moi ? Ou bien : ce Duchamp, quand même, quel magnifique escroc.
Mais vous êtes tout sauf un escroc, cher Marcel, vous êtes même l'exact inverse de l'escroc, précisément parce que vous nous donnez le sentiment de le croire vous-même, et laissez sans cesse ouverte la porte à cette inquiétude-là, votre inquiétude : suis-je un escroc ? semblez-vous demander si souvent. Et c'est précisément dans ce trouble, dans ce souci permanent que vous advenez.
Quand je pense à vous, Marcel Duchamp, je vous assure que je ne pense pas à un escroc. En vérité, je vais vous le dire et même m'en expliquer : quand je pense à vous, je pense à un paresseux. Mais, de même qu'il y a des médisants par bonté, il y a des paresseux par excès.
Je vais encore vous raconter une anecdote qui n'a pas à voir avec vous. Un jour, je suis entré dans un bar et il y avait un type au comptoir qui manifestement déjà avait bu quelques verres et manifestement aussi avait dû connaître des années plus fastes et plus ambitieuses par le passé. On aurait dit qu'il avait étudié la philosophie ou quelque chose comme ça et que peut-être même, un temps, il avait cru à ce qu'il faisait, de sorte que quand il parlait, malgré l'alcool et la fatigue et l'articulation pocharde de ses phrases, il semblait conserver une grande lucidité sur sa situation, une lucidité qu'allait confirmer cette phrase que je n'oublierai jamais, qu'il répétait sans cesse en vociférant presque, et tapant du poing sur le comptoir il hurlait : mais la paresse est une névrose, je vous jure, la paresse est une névrose.
Cela fait plusieurs années maintenant que j'ai vécu cette scène mais cette phrase est devenue une véritable sentence dans ma bouche, parce que je la vérifie chaque jour. Pour y avoir un peu réfléchi, non seulement je me permets de confirmer que la paresse est une névrose mais je crois que cette névrose a un nom ; elle s'appelle la pensée. Car c'est cela en vérité : quand je pense à vous, Marcel Duchamp, je pense à quelqu'un qui pense et quand je pense à quelqu'un qui pense, je pense à quelqu'un qui n'agit pas.
Je crois bien que c'est une phrase de vous, de demander à quoi ça sert de toute façon de réaliser une oeuvre qui ne sera jamais aussi parfaite que l'idée qu'on s'en fait en imagination. Vous êtes de ceux-là qu'on dit pris de passion pour leur propre pensée, mélancoliques finalement, incapables de faire correspondre le monde des idées et la rugueuse réalité à étreindre. « Le premier trait du mélancolique, dit Walter Benjamin dans l'Origine du drame baroque allemand, c'est la méditation profonde. Cette intention s'avance sur la route qui mène à l'objet avec la même lenteur et la même solennité que le cortège des puissants ». Le chapitre dans lequel figurent ces deux phrases s'ouvre par ailleurs sur une citation d'Andreas Tscherning qui vous sied encore : "Nulle part, je ne puis trouver de repos, il me faut lutter avec moi-même; que je sois assis, couché, debout, tout est dans mes pensées."
Je sais bien, cher Marcel, qu'il y a le Nu descendant l'escalier, je sais bien qu'il y a la Mariée, le Grand Verre et les Etants donnés, mais quand je pense à vous, ce n'est pas à ça que je pense. C'est au vide, en fait, au silence bien sûr mais surtout au vide, à l'oisiveté, peut-être à l'empêchement, à la vanité, puisque vous-même l'avez formulé un jour de fatigue parmi d'autres, vous avez dit : « faire ça ou autre chose
» Mais c'est bien votre problème que celui de faire, et s'il y a bien quelque chose que vous n'êtes pas, dans tous les sens du terme, c'est un faiseur. Il y a un joli mot qui ne s'emploie guère mais qui vous irait bien, je trouve, c'est la Défaisance. Vous avez été un défaiseur, et cela fut édifiant.
Quand je pense à vous, je pense à un cerveau, un pur cerveau qui fonctionnerait comme qui dirait à bruit secret. C'est pourquoi peut-être vous n'avez jamais plus été Marcel Duchamp que devant un échiquier, si le jeu d'échec fut pour vous cela, une représentation modélisée de la pensée, une miniature comme vous les aimez tant, comme la seule figuration possible des infernaux rouages de cette pensée qui ne s'arrête jamais, qui vous excède et vous fascine, et que la peinture, toute peinture, serait bien en peine de tenir sur une toile. C'est peut-être la raison qui vous fera vite arrêter de peindre et refuser de devenir ce que vous-même appeliez un peintre professionnel. C'est peut-être la raison pour laquelle vous préférerez les machines et les mécaniques, sinon les pures idées.
Vous avez au moins cela en commun avec Léonard de Vinci, de croire que l'art est une chose mentale et que seul peut-être un sourire ironique comme celui de Mona Lisa, un sourire revenu de tout, peut rendre à la vanité même de la figure. Même vanité peut-être qui vous hantait et que, comme un miroir infernal, vous avez fini par exécrer à force qu'elle vous nargue. C'était en 1919 et il y avait de quoi, peut-être, se sentir crouler sous le poids des commémorations, puisque c'était, vous ne l'ignoriez pas, le quatre centenaire de la mort de Léonard de Vinci.
Vous avez bien fait, cher Marcel, de pimenter un peu les lendemains de la grande guerre. D'ailleurs dans de telles conditions, comment auriez-vous pu continuer à peindre ? Curieusement vous êtes un des seuls à l'avoir formulé : que la dévastation produite par les quatre années de guerre avait mis le monde sens dessus dessous. Je dis curieusement parce que nous autres, venus après 1945, avons un peu négligé cela, aveuglés à raison par le traumatisme de la seconde guerre, tandis que vous aviez déjà pris acte de l'écroulement du monde. La Route des Flandres, vous le saviez, n'avait pas attendu Claude Simon pour connaître le chaos. Mais je dis curieusement aussi, car on ne peut pas dire que vous soyez l'artiste de l'Histoire, ni que vous ayez tant dialogué avec les événements. Vous n'avez pas peint Guernica, ni composé une Chambre du Capital, non, vous avez seulement mis des moustaches à la Joconde.
Il faut peut-être aussi se souvenir de cela, du caractère dérisoire de votre geste, et c'est peut-être de cela qu'Aragon essaie de consoler Georges Marchais, en lui disant en souriant qu'après tout, tout ça n'est pas si grave.
Je continue de réfléchir à l'énigme si attirante que vous représentez pour moi et je me dis que c'est cela, cette pensée excessive, cette pensée qui ne sait trouver sa figure et qui erre comme un spectre au-dessus des champs de bataille et des formes accomplies. Est-ce pour cela que toute votre vie vous la passerez à accompagner les plus grands artistes, cherchant peut-être à travers chacun d'eux cette incarnation qui vous fit tant défaut et dont l'absence ou la transparence fut peut-être votre plus grand génie.
Je n'aime pas trop lire des entretiens de vous. Je n'aime pas tant savoir que vous avez vraiment existé, que vous avez vraiment peint et vraiment écrit. Le texte que je préfère de vous, figurez-vous, n'est pas de vous. D'ailleurs je suis tenté, en guise de conclusion, de le lire maintenant devant tous, si ça ne vous dérange pas, cher Marcel, ni ne vous dérange que j'en rappelle le caractère apocryphe. Ce texte s'appelle « Les hommes au miroir » et on dit qu'il fut écrit en allemand par une amie de Man Ray. On le dit aussi votre seul « ready-made littéraire » puisque vous l'avez signé de votre beau pseudonyme de Rrose Sélavy. Je conçois que vous vous soyez approprié ce texte car c'est aussi, que vous le vouliez ou non, un magnifique portrait de vous. Je vous le lis donc.
Les hommes au miroir
Souvent le miroir les emprisonne et les retient fermement. Ils se tiennent devant lui, fascinés. Ils sont absorbés, séparés de la réalité, et seuls avec leur vice le plus cher, la vanité. Ils peuvent bien faire connaître à tous leurs autres vices ; mais ce secret-là, ils le gardent bien et le renient même devant leurs amis les plus intimes.
Les voici en contemplation devant ce paysage qui est eux-mêmes, les montagnes de leur nez, les défilés et replis de leurs épaules, de leurs mains et de leur peau, auxquels les années les ont si bien accoutumés qu'ils ne savent plus comment ils ont évolué ; et les multiples forêts vierges de leur chevelure. Ils méditent, ils sont satisfaits, ils tentent de s'appréhender dans leur ensemble. Les femmes leur ont appris que le pouvoir ne sert à rien. Les femmes leur ont dit ce qui attirait chez eux, ils ont oublié ; mais maintenant ils se rassemblent comme une mosaïque faite de ce qui en eux a plu aux femmes. Car ils ne savent pas d'eux-mêmes ce qui plaît chez eux. Seuls les hommes beaux sont sûrs d'eux, mais les hommes beaux ne sont pas faits pour l'amour : ils se demandent au meilleur moment même, si cela leur va bien. Faites pour l'amour sont ces grandes laides choses qui portent orgueilleusement leur visage devant eux comme un masque. Les grands taciturnes qui derrière leur silence cachent beaucoup ou ne cachent rien.
Mains effilés, aux doigts longs ou courts, propres à l'étreinte. La nuque qui s'élève abruptement pour se perdre à la lisière de la forêt de la chevelure, la douce courbe de la peau derrière une oreille, la moule mystérieuse du nombril, les cailloux plats des rotules, les articulations de leurs chevilles qu'une main enveloppe pour les empêcher de sauter et au-delà des régions plus éloignées et encore inconnues du corps, plus vieux que lui, beaucoup plus usé, ouvert à tous les accidents : ce visage, toujours ce visage qu'ils connaissent si bien. Car ils n'ont un corps que la nuit, et encore le plus souvent dans les bras d'une femme. Alors que leur visage, toujours présent, les accompagne partout.
Le miroir les regarde. Ils se recueillent. Soigneusement, comme s'ils nouaient leur cravate, ils composent leurs traits. Insolents, sérieux et conscients de leur apparence, ils se retournent pour affronter le monde. |
C'est curieux que vous ayez senti le besoin de faire un ready-made avec un texte aussi signifiant et même aussi, si je puis me permettre, aussi émouvant et qui vous mette tant à découvert. C'est curieux parce que c'est tout le contraire de vous, tout le contraire de l'image que vous vous êtes attaché à construire, tout le contraire de l'uvre que vous avez tracée. À lire ce texte, je n'aurais donc qu'une phrase à votre adresse, cher Marcel, c'est que vous aussi vous avez eu chaud au cul.
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