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Vos réactions

  inédit
   

 

 

 






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L'arbre est dans la brume
trait gris sur un papier blanc
Mais vous vivez pourtant
et les dessins sont morts

 

 

 

 

 

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Au plus froid de l'hiver
tes cheveux blonds
au profond de la nuit
ta chaleur douce,

odeurs légères.

Au creux de nos corps
tes jambes en l'air
au plus libre des jours
tes yeux qui rient,

rose et bleu mystiques.

Etagères. Tombeau.

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Maintenant tu es mort.
Je n'ai plus rien à dire
n'ayant à qui parler.

Silence du caillou
conaté dans l'être
l'envers de la joie.

Si je mourais demain je
ne pourrais même pas te
retrouver. Chacun
dans sa propre absence
seul.

 

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Ton corps est jeune un sexe bande
c'était avant que tu sois mort
en rêve j'ai seulement l'effort
de notre amour

En rêve aussi j'ai ton bonheur
toi qui étais si malheureux
ça n'a pas de sens que je me répète
que ça n'a pas de sens que tu sois mort

 

 

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Dans le cours du temps
reviennent parents
vos plus beaux enfants.


Ils sont morts et blancs
les yeux pleins de neige
la bouche en arrière.

Ils n'ont pas souffert.
Le bourreau abrège
les vies difficiles.




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Plus de saison
où vit-on ?
Ne pas s'interroger sur le destin des hommes
ça finit dans un trou.

C'est banal et terrible.
La vie est impossible

– mais nous vivons pourtant.
Comment ?

 




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Tension de la vie
vide creux du repos
comme on chie sous soi
Mourir
ressemble à ça peut-être ?

 

 




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Non pas blessure
mais étouffement.

Rien d'ouvert rien qui
saigne.

Une cave opaque aussi vaste que soi
Rien ne peut s'échapper.

L'être meurt de son poison.


 

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À l'abri du canal étoile
à l'ombre des saints confondus
l'abandon des mourants dévoile
nos pères nus.

Adieu vieil homme adieu rivets
le robot qui sort de mes mains
c'est ainsi qu'on fait dériver
du poème un émoi nouveau

l'émoi imbécile du rêve
qui doucement remplit le corps
un homme attend que l'enlève
dans le noir au matin la mort.

Les nuits d'hiver sont apaisantes
les nuits d'été désagréables
contre l'agonie transpirante
il vaut mieux dormir à l'étable

avec les vaches les veaux les chiens
l'humanité de notre enfance
le monde qui nous appartient
et qui fut notre appartenance.
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Scellés du cœur
lèvres libres pour rien
la Noire grandit là-bas
Chierie Chierie

L'autre face de la pièce
prenons cet éphémère
Joie Joie
Ce hasard est une grâce
Nous n'y avions aucun droit





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Habillé de noir comme un règne sanglant
la tête tranchée qui revient depuis si longtemps
pas de Shakespeare plutôt d'une scierie des Vosges
je pose au loin le bel indifférent
le linceul ambulant et son secret tragique

Soir larmes
Matin toilette
Travail. Encore des divisions.

C'est toujours la mère la première




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Les moments de bonheur
étaient donc une erreur
L'amour ne vaut pas qu'on en vive
..........dis-tu

Mais pourquoi vivre alors
et vivre est-il autre chose
qu'une



Rien





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Vorrei e non vorrei
tu redoutais tu désirais
nous voilà faits
La solution devant :
s'aimer
Nous faisons le contraire







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Tu m'as posé
voulant noulant
dans la douleur
de toi
Qui voulait ?








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Ni bonheur ni malheur
pas même l'attente

un état neutre
où tu viens parfois

La barque brisée des amours anciens
l'oiseau de l'amour moderne
tiré en plein vol





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Une traînée d'avion comme une fraise déroulée
le rideau tiré sur la fin du don
Place de la Concorde sur l'hôtel Crillon
un drapeau inconnu Il y a tellement de pays aujourd'hui
................Dans la Vespa
ta main sur moi ma main sur toi
........l'amour au bord
...........la réticence






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.........Tenir à distance
la douleur qui viendrait de toi

Tu n'es plus
qu'une source de douleur
qu'une crainte de douleur
.........sans espoir
.........de bonheur

Tu n'es plus
que cet amour noir
.........cet abandon
.........cette mort


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Alcool au goût de mort
hurlant d'amour les rues
sérénade lavabo
le vautour à Boston
et mon vomi dans le caniveau.

Comprendra l'érudit et le simple jeté
mon ami Pierre le clochard d'à côté
peut-être pas la femme aimée
qui ne boit pas assez.

Viens, viens, tue-moi.



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Je pars ailleurs loin des fatigues
des villageoises des loups en rut
loin des rochers sous le ciel gris
des hôtels de passage des hôpitaux

Je pars où tu n'es pas
Où n'est pas non plus mon ami mort
loin des souvenirs des larmes et de la
maladie si près du souvenir et des larmes
de ce qui pouvait être et n'a pas été

Je pars où tu n'es pas N'y viens pas




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Le monde en apparence
lui-même redevenu
dur carré sûr

Pourquoi pas mou indistinct
en vérité et
qui fait peur ?

Mais elle dure moi dur alors
le monde dur
désert champ vide regard clair
Rien mais un savoir certain
le désespoir est certitude
.........C'est mieux
..................ciel
.........bleu froid

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...............Le fil revient

...............travailler vivre
..........on a perdu du temps
.....pas beaucoup plus que six mois d'amour
presque deux ans en comptant les souffrances







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Le prince que je fus et qui ne sera pas
le faux élu du cœur l'abandonné

Les moments de bonheur me remontent en angoisse
il y a si peu de la joie à la mort
si peu de l'espoir au délire
et du désir au deuil

Tu m'as vidé comme on saigne la viande
laissé jeté au crochet de l'étal
presque évanoui

Puis tu reviens pour rire m'offrir ta dérisoire
amitié de femme déesse carnassière


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Ça commence par
quoi ?
– Nobody knows

Ça les
prolos comprendront pas
Alors ?
car les questions naïves aussi
se posent
Ne mélangeons pas censure et rigueur

Ainsi
à l'écoute
– ne me demande pas de quoi –
les mots justes se forment


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Groupe en fusion
– je voulais écrire –
qui se démêlent et se défont

Ce n'est pas si facile de retrouver l'ancrage
et l'âge et l'encre
d'un individu qui voudrait
se fondre dans plusieurs
y retrouver sa place
trouver sa place
..........Image des sécurités parentales ou
puzzle
Où être au plus fort de soi-même ?

Mais le groupe déjà s'enkyste et se nie
communie
nu et con
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La jeunesse est partie les carreaux sont cassés
ou trop sales.
Il reste une traînée
comme la bave argentée d'un escargot très lent
serein en apparence
silencieux.


............Les sourires se sont figés
toute parole est devenue mensonge et les
caresses n'ont qu'un temps. Toute éternité
est définitivement perdue, sinon d'ennui,
....................................la vie se
glace dans sa caricature qu'aucune
chaleur ne viendra briser. Et
dans nos égouts le lyrisme agonise.


Le chant des canuts résonne encore
tissant le linceul du vieux monde.
Pour combien de temps ?

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Tu marches dans la rue heureux comme un poète
comme Auden dans son parc sous le vent frais de Pâques
sur les Champs-Elysées un couple fait la manche
avec ses deux enfants.








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Quelque chose est passé
pas forcément cassé
peut-être

Les vies à mobylette
casque oreillettes et moufles
sont dures
mais les vies sans amour
aussi

Quelque chose est passé
espérons pas cassé
– ah si mon cœur osait…–
Il reste encore du temps
un grand boulevard avant la fin

Souveraine la vie
avec la mort au bout
et l'amour au milieu
dans le meilleur des cas

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On dira toujours la même chose
du mort du vif et de nous
en vers en prose
on s'en fout
on dira toujours la même chose

Nous nous agiterons sans comprendre
croyant lutter prenant la pose
l'enfant allemand casse la rose
nous vivrons toujours sans comprendre
si ce monde était bien pour nous

 

 



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Amitié


Si tu rencontres ton passé,
par hasard dans une épicerie,
vous serez sans doute pressés ;
n'importe, sois poli.

– Bonjour, vieux, tu me reconnais ?
– Mais oui, j'y suis tout à fait.

Et puis va la vie, chacun vos paniers,
rien à ajouter.



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Dans Sarcelles
pas belle
que faire de son temps ?
Boire des cafés
téléphoner.

Le temps toujours tournant
éternel ennemi
au point de visée d'un fusil
qui ne tire jamais.



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L'hiver inspire les poètes
Wozu ? n'est pas bien la question
Jolie campagne en gelée blanche
comme les œufs sur la table des restaurants

Un train presque vide traverse la banlieue
je travaille à des heures curieuses
sur un terrain vague près d'Antony
des forains sont partis en laissant leurs chevaux
qui dorment dans le froid et paissent l'herbe glacée

Le soleil est beau comme un jour de deuil
l'air est sec
qui prétend que la nature
......................................est en voie d'extinction ?

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Ce matin vingt-deux février
– ce pourrait être dix-huit ou
vingt-cinq mais pas mai ni septembre
ou le temps serait fou –
il a neigé dans mon jardin à
Fontenay, banlieue. De loin en loin
je voyais le vert des troènes
sortir sous d'épais paquets blancs.
Puis la pluie est venue, elle a
tout emporté. Seul a gardé
la neige un vieux pilier de pierre.

(On peut y fonder des royaumes !)



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Petit cycle des objets

 



1


Un monde plein d'objets qui n'appartient qu'à soi, à chacun d'entre nous, écrits ou peints, intimes, riches, qu'on reconnaît parce qu'ils ont notre odeur et dont la couleur ne trouve sa raison d'être que dans notre regard : un pot bleu, un prisme, une tabatière au blanc passé. Ma grand-mère, dont l'image est associée à beaucoup des objets qui m'entourent, récurait un fourneau. La plaque était blanche – était-ce de la fonte ou du fer – le blanc du bon métal, mat, qui reluit sans qu'on puisse s'y mirer – voire, était-ce de l'acier ? Assis dans la cuisine je regardais – jamais je n'ai vu cuisinière plus blanche – et j'écoutais le bruit de la toile émeri râpant le métal, le bruit des ronds qui recouvraient chaque feu et que ses mains enlevaient, remettaient. Quel âge avais-je? Quatre, six ou huit ans, des chaussons de laine, la peau douce ; une cuisinière, est-ce trop gros pour un enfant ?
Je n'y reviendrai plus, tout bouge, qui m'assure de moi-même? que seront demain mes objets ? Le poète est propriétaire.

 

 

 


2


Je désire un monde en mouvance, que les murs se déforment ou se balancent, sentir le cocon soyeux de la chambre soudain respirer. Un usage bien entendu de l'hallucination m'enseigne que la stabilité des choses est aussi précaire que notre précieux équilibre psychique. Prenons parti pour elles, mais sachant que les murs, le sol, la table pourront d'un moment à l'autre se mettre en mouvement. Vie, et comme toute vie gênante des biens immobiles/iers si chers aux propriétaires – car lorsqu'ils parlent de mobilier, c'est pas antiphrase. La propriété c'est la misère.

 

 

 

 

 

3



Dire les objets
j'en peux crever
ça vit tout seul

Tapis épais
sur un plancher
Fauteuil assis
rêvant de lui

n'attendent rien
Le monde est un musée
 


4



Ô l'ambition sur moi, poids et prison,
de trouver en parole un état de la vie
du monde. C'est mal dire un état, un mouvement
détruit sitôt qu'on l'aperçoit. Or, du monde,
quelle folie ! Comme si j'étais greffier
de l'universel. Mais si je l'étais, du droit
de voir un peu plus clair et d'y gâcher ma vie ?
   







5



Recettes découvertes
par le travail
ombres à voir jamais fixées
Des noms des phrases
des périphrases

Dépense à demie
Recette nulle
Or la dépense totale est impossible

 

 

 

 

6



Aucune image satisfait, trop loin toujours
du réel à saisir. Mais quel réel, ou qui
vibre, vit, pèse et dessine à notre regard
son évidence ? Dense autant que vie, et danse
à qui veut la voir, l'infernale gymnastique
durera tant que nous. Mais il demeure. Qui ?
Sauf à nommer ce nom qu'on lui donne, réel
déposé sur la table où j'écris, sur la chaise
où j'ai posé mon corps, écho néant du vers
enjambé.


Rien, ni le feu, la lumière, le froid, rien que
la fin aussitôt reprise à nous-mêmes, nulle.

 

 

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Impasse. Passage


Avons-nous mésusé de ce qui nous abuse et nous oblige et nous retient ? Rhétorique obtuse pour se garder dans le dépaysement et l'abyme de la pensée. Non labyrinthe, mais réflexivité permanente, éveil, qui évite de faire un absolu de sa relativité, qu'elle pourrait croire permanente. Et s'organise pour que cette sorte de corde puisse, à certains moments du chemin, se retrouver, nous retenir, comme des biscuits qu'on emporterait, prudemment mais légitimement si la route est longue.
Assèche les images pour leur conférer la banalité, seul endroit qui parle et qu'on doive écouter : lieu qui nous lie, romprons-nous ses lacets ?



*



Sécheresse. Tous les mots paraissent grands, par où passe l'enflure, et vides. Ce n'est pas dans l'écart extensible presque à volonté qui sépare le mot de ce qu'il désigne qu'il faut tendre sa feuille, plutôt au hasard produit d'une tournure syntaxique, d'une virgule, d'un adjectif qu'un rejet rend sonore et fait image – s'entendre du rejet, il existe aussi en prose. Cette réalité est plus subjective qu'objective, mais toute l'attente tend à la rendre objective. Réalité de l'oreille d'abord, ou de l'esprit qui glisse ou dérape, elle relève d'eux. L'objectiver c'est la faire appartenir à un extérieur qui n'appartient lui-même à personne ; car si elle naît du langage, elle lui échappe, comme à nous-mêmes, oreille ou esprit. Elle est le vide perçu.
À l'angle d'une phrase disparaît le sol et la plaie béante du langage s'ouvre, mais se referme aussitôt, car nous parlons pour colmater la brèche.



*


Ça se bouche, se bloque, s'enkyste et s'encroûte, plus aucune surface pour déraper. Du fond de la casemate mentale quelque chose encore veut émettre et y parvient. Parcimonie de l'exprimé : haïkaï, forme définitive de l'écriture angoissée ou de l'écriture sereine ?


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Doublages


La position de déséquilibre est une position d'appréciation, la position d'un point de vue : au point d'ancrage d'une autre inflexion du centre de gravité, quelque part sous le siège de la chaise et, dit-on, dans l'axe du nombril, l'œil s'évade au-dessus du regard. Or l'inclinaison du corps citadin tend vers la fenêtre, où se devine l'air, s'entend derrière les murs des trilles d'oiseaux entre les bruits des voitures.

Et comme par un jeu de mot de la disposition intérieure ou décor, derrière le dos se sent cette sorte de vie, putride en l'occurrence – un sac à ordures, dont ne s'offusque pas la matière que nous sommes en mouvement.

.......


...
On peut en toutes directions mêler celui qui parle et ce dont il est parlé, lorsqu'on croit qu'il y a différence :
..........de l'un dire : jusqu'où l'énonciation reste rationnelle, quel est le seuil de tolérance de la différence – la condition restant que toute écriture est volontaire ;
..........pour l'autre, changé de lieu :


Alors

..........puisque par ce mot j'ai voulu commencer cette/ces phrase/s, vers ou prose, poème ou texte – toute affirmation est indétermination

...............lavé de sel empli d'eau d'air de vent
..........De lumière au point où l'horizon perd couleur
..........Et l'azur se grise

.........................le ciel crée un degré zéro de la couleur, un espace vide où se donne à voir la finitude de la mer, un énorme ruban bleu, l'azur trahi du ciel, qui couvre sa surface

...............................................le regard se détend
..........Apprendre à voir est le premier mais tout autant
..........Des autres sens tenir en ma demeure
..........Ma permanence en mouvement

............................................................................oeil devant le ciel, l'eau, la pierre, toujours plus de lumière à enfourner. Explosez, grenier des sens !

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Alain Lercher est né en 1948 en Allemagne. Ancien élève de l’École normale supérieure et de l’École Nationale d’Administration, il est agrégé de Lettres.
Il est haut fonctionnaire depuis 1986. Il vit à Paris.


Il a publié :

La Liberté, Belin, 1982
Les Mots de la philosophie, Belin, 1985
Géographie, Gallimard, 1990
Le Dos, Verdier, 1992
Les Fantômes d’Oradour, Verdier, 1994
Prison du temps, Verdier, 1996
Jours incertains, Le point du jour, 1998
La passion de la victime, (collectif) éditions Que, 2003


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