Louise L. Lambrichs


Née le 2 mai 1952 au milieu des livres et des écrivains, Louise L. Lambrichs a rêvé, dès l'enfance, de consacrer sa vie à lire et à écrire. Un rêve qu'elle réalise de diverses façons, en devenant nègre, d'abord, puis en écrivant pour son compte. Si la littérature reste son domaine de prédilection (elle publie plusieurs romans dont certains - Journal d'Hannah, Le Jeu du roman - obtiendront des prix, en France et en Belgique, et seront traduits en plusieurs langues), son imaginaire romanesque se nourrit d'expériences, d'enquêtes et de réflexions qu'elle élabore par ailleurs dans des essais ayant trait à la médecine et à la maladie (La vérité médicale, Le Livre de Pierre) ou encore à l'histoire et à la vérité historique (Les révoltés de Villefranche). Parce que si les genres littéraires sont multiples, la vie est une, et de même l'écriture : une écriture qui, quelque forme qu'elle prenne, engage pleinement celui qui s'y risque.


PUBLICATIONS

Romans
Le Cercle des sorcières, roman, Paris, 1987, éditions de la Différence (épuisé).
Journal d'Hannah, roman, Paris, 1993, éditions de la Différence (épuisé), Livre de Poche, 1994 (épuisé), Petite Bibliothèque de l'Olivier (2002).
Le jeu du roman, roman, Paris, 1995, éditions de la Différence (épuisé) ; Points Seuil, 1998.
A ton image, roman, Paris, 1998, éditions de l'Olivier.
Aloïs ou La nuit devant nous, Paris, 2002, éditions de l'Olivier.

Essais
La dyslexie en question, essai sur la sémiophonie, Paris, Robert Laffont, 1989.
La vérité médicale ; Claude Bernard, Louis Pasteur, Sigmund Freud, méthodes et réalités de notre médecine, Paris, Robert Laffont, 1993 ; Hachette "Pluriel" (n°8690), 1994.
Le livre de Pierre - Psychisme et cancer, Paris, 1996, éditions de la Différence (épuisé) ; nouvelle édition avec postface inédite, Le Seuil, 1998.
Les révoltés de Villefranche (Mutinerie dans un bataillon de Waffen SS, septembre 1943), avec Mirko D. Grmek, Paris, Le Seuil, 1998.

Pour les enfants petits et grands
Pourquoi les microbes sont devenus invisibles ? (Une histoire comme ci en hommage à Rudyard Kipling). Dessins de Granjabiel. Editions Tant et Temps, 2002. (Tirage limité à 60 exemplaires, signés par les auteurs, sur Lana Prime 300 g, avec 11 sérigraphies.)

Autres
Petit cryptionnaire des expressions françaises, hors commerce, Paris, éditions de la Différence, 1996.
Naître et naître encore, Paris, Albin Michel, 2001.
Chemin faisant, Inventaire/Invention éditions, 2001.
Le cas Handke, Inventaire/Invention éditions, 2003.
Nous ne verrons jamais Vukovar,
éditions Philippe Rey, 2004.

L'invention sociale. A l'écoute de Bertrand Schwartz, éditions Philippe Rey, 2006.

 

 

 


De cette auteur dans Inventaire/Invention:
/rubrique Construire la paix

Construire la paix
Depuis 2003, Inventaire/Invention soutient activement le travail de Louise L. Lambrichs sur l'ex-Yougoslavie. Nous avons publié le Cas Handke, puis l'Effet papillon et, entre les deux un grand nombre de textes importants. Cette rubrique, rebaptisée "Construire la paix", accueillera désormais l'ensemble des textes de Louise L. Lambrichs sur ce sujet que nous considérons comme essentiel.

La voix du Grand Tribunal
À propos de Paix et châtiment, de Florence Hartmann (Flammarion, septembre 2007).

Understanding the genocide in Bosnia as a displaced repetition of WWII
Conférence de Louise L. Lambrichs donnée à l'occasion d'un colloque international organisé, du 9 au 13 juillet 2007, intitulé «Responding to Genocide Before It’s Too Late: Genocide Studies and Prevention».

Speaking about censorship supposes being precise about what is supposed to be censored: the Handke affair as a case study
Conférence de Louise L. Lambrichs donnée à l'occasion d'un d'un festival internationnal de littérature à Vilenica les 5-9 Septembre 2007.

L'effet papillon
À propos du livre L'effet papillon, de Louise L. Lambrichs (éditions Inventaire/ Invention, 2007, 92 pages, 7,50 €).

Srebrenica, 11 juillet 2005
Le 11 juillet 2005, quelques manifestations sporadiques auront lieu en France, en Suisse, aux Pays-Bas, ailleurs peut-être, pour rappeler un événement majeur de l'histoire occidentale dont les hommes politiques européens ne semblent pas avoir pris la mesure. On parlera sans doute de « désastre », de « catastrophe », de « tragédie ». Comme si la fatalité était de la partie. Et comme si la responsabilité de cet événement n'incombait pas à l'ONU (qui a décidé d'abandonner les enclaves musulmanes de Bosnie après avoir promis de les protéger) et à ses États membres, dont beaucoup de représentants se trouvaient sur le terrain.

N'oubliez pas Srebrenica
C'était il y a dix ans, le 11 juillet 1995.
Le retour de l'innommable, sur le continent européen.
N'oubliez pas Srebrenica, demandez ce qui s'est passé
Ne fermez pas les yeux, ne tournez pas la page mais lisez-la.

Pour la reconstruction d'une Bosnie libre et démocratique
•  Sachant que la Serbie en 1942 fut le premier pays déclaré « judenrein » [épuré des Juifs] par les autorités nazies et qu'il existait, à l'époque, des camps de Juifs en Serbie, à Bajnica et à Sajmište, tenus par l'administration serbe,
•  Sachant que cette mémoire n'a cessé d'être déniée et manipulée par les nationalistes serbes pour déclencher la guerre en 1991,...

Pourquoi j'ai écrit Nous ne verrons jamais Vukovar
... Pourquoi ai-je écrit ce livre ? Ceux qui l'ont déjà lu savent que la réponse, finalement, court tout au long de ce travail. Pourquoi écrit-on ? qu'est-ce que la nécessité d'écrire, pour un écrivain ? (et quand je vous dis cela, j'ai en tête une phrase de mon père, qui m'a longtemps paru énigmatique : « Un texte doit être nécessaire », disait-il toujours. Et on pouvait lui faire confiance, à Georges Lambrichs, pour savoir ce que c'était que la littérature… Mais quelle était-elle, cette nécessité ? et qu'est-ce que l'inspiration ? où puise-t-elle ? Les lectures que j'ai faites de Peter Handke, de David Albahari, de Gérard Wajcman, articulées à ma propre expérience et au contexte historique dans lequel ont émergé ces œuvres, ouvrent un nouvelle perspective, me semble-t-il, sur la création littéraire et peuvent peut-être aider ceux qui écrivent à s'interroger sur ce qu'ils font et les éclairer sur les responsabilités qu'ils prennent lorsqu'ils publient.

Le cas Handke
À propos du livre Le cas Handke, de Louise L. Lambrichs (éditions Inventaire/ Invention, 2003, 99 pages, 5 €)

 

 

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/rubrique Documents

L'invention sociale. À l'écoute de Bertrand Schwartz.
une page entièrement consacrée à la parution du dernier livre de Louise L. Lambrichs, aux éditions Philippe Rey, L'invention sociale.  Ainsi qu'à l'actualité de Louise L. Lambrichs autour de cette publication.

 

De cette auteur dans Inventaire/Invention:

L'effet papillon
Inventaire/Invention édition, 2007

[ Le plus simple, pour tenter de lancer un débat public qui tarde à s'ouvrir, est d'essayer d'abord de dire comment et pourquoi j'ai écrit Nous ne verrons jamais Vukovar , pour qui je l'ai écrit, et les perspectives nouvelles que ce travail me paraît frayer. Les questions que soulève ce livre étant nombreuses et touchant à plusieurs disciplines généralement clivées — je veux parler de la littérature, de l'histoire et de la psychanalyse —, je n'y répondrai pas ici ; d'autant qu'il me semble plus utile et urgent de poursuivre le fil d'une élaboration dont la fécondité pourrait, si elle tombait dans quelques oreilles éclairées, dépasser nos espérances...]

 

 

Le cas Handke
Inventaire/Invention édition

[En 1996, Peter Handke demande publiquement « Justice pour la Serbie ». Cet engagement unilatéral, prenant la défense d’un régime qui mène une guerre sanglante et a renoué avec une idéologie de nettoyage ethnique remontant en Serbie au XIXe siècle, suscite à l’époque de nombreuses polémiques. L’écrivain estimé, contestataire, des années soixante-dix aurait-il « disjoncté » ? En 2002, Handke récidive en publiant un témoignage sur le procès de Milosevic, sur la culpabilité duquel il s’interroge. C’est l’occasion pour Louise L. Lambrichs, très engagée elle-même dans ce conflit, de s’interroger à son tour. Pourquoi Handke prend-il une telle position ? Relisant toute son œuvre, elle y découvre une réponse qui permet de
le situer et de comprendre la logique interne qui régit aussi
bien l’œuvre que l’engagement politique de cet écrivain emblématique d’une génération.]


 

Chemin faisant
Inventaire/Invention édition

[Une réponse qui n'ouvre pas sur une nouvelle question est un coup d'arrêt donné à la pensée, une atteinte à la liberté, à la vie...]


 

De cette auteur dans Inventaire/Invention:
/rubrique L'Invention du réel


Chemin faisant, lecture de Louise L. Lambrichs
une lecture de Chemin faisant de Louise L. Lambrichs.
Par Louise L. Lambrichs à la bibliothèque Saint John Perse, en 2003.

 

 

De cette auteur dans Inventaire/Invention:
/rubrique Entretiens


Le Chemin de Georges Lambrichs
un entretien avec Gilberte Lambrichs. Par Louise L. Lambrichs
[ Louise L. Lambrichs : J'aimerais que tu m'aides à retracer quel fut le chemin de Georges, à travers les revues essentiellement, et comment, venant de Bruxelles, il a fini par devenir, en 1977, rédacteur en chef de la nrf.
Gilberte Lambrichs : Il faut dire tout d'abord que quand j'ai rencontré Georges, en 1942, à Bruxelles, il était déjà très engagé dans la littérature au sens où il avait déjà écrit, publié des articles critiques et collaboré à des revues...]

 

 

De cette auteur dans Inventaire/Invention:
/rubrique Lectures



Révolution minuscule
une lecture de Seine-Saint-Denis de François Vergne.
Par Louise L. Lambrichs

 

Lettre à vendre
une lecture de La reine du silence de Marie Nimier.
Par Louise L. Lambrichs

 

 

De cette auteur dans Inventaire/Invention:
/rubrique La Place

L'affaire Handke
Nous publions aujourd'hui un texte de Louise L. Lambrichs intitulé « Peter Handke : une affaire salutaire ». Ce texte conclut, nous semble-t-il, la polémique née de la décision de M. Bozonnet de déprogrammer une pièce de P. Handke au Français. Il la conclut en l'ouvrant sur des questions de fond concernant notre responsabilité individuelle et collective devant une horreur telle que la guerre en ex-Yougoslavie et ses conséquences « actuelles » sur des hommes et des femmes vivant, rappelons-le, au cœur de l'Europe.


La psychiatrie aurait-elle perdu la mémoire ?

[
Est-il possible, pensable, sensé de dépister des signes annonciateurs de délinquance à partir de l'âge de 36 mois ?

Construisons-nous une société où, dès la naissance, tout bébé puis tout enfant sera suspecté par ses parents, ses professeurs, ses proches, d'être un délinquant en puissance et menacé, s'il ne se calme, de se voir prescrire dès un âge encore tendre des molécules actives destinées à réprimer son « agressivité » ? ...]

 


N'oubliez pas Srebrenica
[C'était il y a dix ans, le 11 juillet 1995
Le retour de l'innommable, sur le continent européen
N'oubliez pas Srebrenica, demandez ce qui s'est passé
Ne fermez pas les yeux, ne tournez pas la page mais lisez-la...]

Pétition: Pour la reconstruction d'une Bosnie libre et démocratique


Srebrenica, 11 juillet 2005
[ Le 11 juillet 2005, quelques manifestations sporadiques auront lieu en France, en Suisse, aux Pays-Bas, ailleurs peut-être, pour rappeler un événement majeur de l'histoire occidentale dont les hommes politiques européens ne semblent pas avoir pris la mesure. On parlera sans doute de « désastre », de « catastrophe », de « tragédie ». Comme si la fatalité était de la partie. Et comme si la responsabilité de cet événement n'incombait pas à l'ONU (qui a décidé d'abandonner les enclaves musulmanes de Bosnie après avoir promis de les protéger) et à ses États membres, dont beaucoup de représentants se trouvaient sur le terrain...]


À notre image
[
Je n'avais guère plus d'une dizaine d'années lorsque mon père, rentrant un jour de l'Opéra extrêmement ému, nous conta l'étrange aventure qui venait de lui arriver. Se rendant pendant l'entracte au foyer, il avait au loin aperçu son frère, au milieu de la foule....]

 

Un message de Louise L. Lambrichs
adressé à Patrick Cahuzac le 15/05/02
[
J'ai lu ton papier, que je trouve très bien. En effet, Jospin n'était pas l'homme de la situation et semble n'avoir pas compris ce qui se passait. D'une façon plus générale, il me semble surtout que la gauche qui nous a gouverné ces dernières années s'est laissée emporter par le mythe du Front populaire, et dans ce sens a été une gauche passéiste incapable de mesurer les urgences actuelles, tout à fait nouvelles...]

 

Peter Handke tel qu'en lui-même, 19 avril 2004
un texte de Louise L. Lambrichs
[ Peter Handke ne comprend toujours pas de quoi on l'a accusé, il ne sait pas. Peter Handke continue de se présenter, à la lettre, comme un « innocent ».

Peter Handke ignore semble-t-il que lorsqu'on ne sait pas quelque chose, on peut essayer de savoir. Lire, se documenter, revoir sa copie. Le cas Handke lui a été adressé par la revue Inventaire/Invention. Il est difficile d'imaginer qu'un écrivain recevant un texte qui lui est consacré ne le lise pas. Il faut donc admettre que Peter Handke ne veut pas savoir et que son refus de savoir, comme je le supposais, est solide. C'est bien ce qu'il faut conclure en effet de la longue interview qu'il a accordée au Figaro Littéraire du 15 avril 2004, dans laquelle il multiplie les dénis, dont on notera ici les plus patents...]

 

Chère Marija
Lettre à une amie croate à propos de la Constitution européenne
[ Chère Marija,

Comme je te le disais l'autre jour au téléphone, je suis consternée par la décision adoptée par l'Union européenne de retarder l'ouverture des négociations pour l'entrée de la Croatie en Europe. Le sentiment d'un certain nombre d'entre nous est qu'une fois de plus, la Croatie fait les frais des dénis européens… et c'est bien contre ce dénégationnisme, caractéristique du « politiquement correct », que nos démocraties ont aujourd'hui à lutter...]

 

 

Du nouveau sous le soleil noir de la psychanalyse ?
[ Le 6 octobre 2005, Bernard-Henri Lévy et Jacques-Alain Miller ont adressé à divers intellectuels une lettre leur proposant, pour réagir en particulier au Livre noir de la psychanalyse, mais aussi aux diverses attaques dont la psychanalyse a récemment été l'objet, de dire, un par un, « comment il a rencontré la discipline freudienne, ce qu'il lui doit, en quoi elle lui importe ». Les textes doivent paraître dans La Règle du Jeu de janvier 2006. Bien que l'invitation à témoigner précisât que la longueur du texte était « ad libitum  », ce texte-ci, qui était proposé, a dû être réduit de moitié, vu le nombre de collaborateurs au numéro de la revue et les contraintes éditoriales. Le texte qui paraîtra dans La Règle du jeu est donc tronqué de toute la partie politique, actuelle, ce qui en affaiblit malheureusement la portée. Je remercie donc Patrick Cahuzac d'avoir bien voulu accepter de le publier, conjointement, dans son intégralité, pour les lecteurs d'Inventaire-Invention...]