
|
Nous publions aujourd'hui un texte de Louise L. Lambrichs intitulé « Peter Handke : une affaire salutaire ». Ce texte conclut, nous semble-t-il, la polémique née de la décision de M. Bozonnet de déprogrammer une pièce de P. Handke au Français. Il la conclut en l'ouvrant sur des questions de fond concernant notre responsabilité individuelle et collective devant une horreur telle que la guerre en ex-Yougoslavie et ses conséquences « actuelles » sur des hommes et des femmes vivant, rappelons-le, au cur de l'Europe.
LOUISE L. LAMBRICHS
|
Les thèses révisionnistes de l'écrivain imposent une relecture du conflit en ex-Yougoslavie.
Handke, une affaire salutaire
par Louise L. LAMBRICHS
in LIBERATION, pages Rebonds : mai 2006
[ Voyage au pays sonore ou l'Art de la question, tel est le titre de la pièce déprogrammée de Peter Handke, titre qui laisse rêveur le lecteur attentif de son oeuvre et de son engagement politique. Tout le monde s'empresse de clamer notre ministre de la Culture en tête que cette pièce n'a «rien à voir» avec la guerre de Yougoslavie, puisqu'elle fut écrite en 1989...]
LIRE LA SUITE
|
|
LOUISE L. LAMBRICHS |
À Peter Handke : de l'autre côté du miroir
Louise L. Lambrichs répond au texte de Peter Handke publié dans Libération, qui lui-même répondait à deux textes de Louise L. Lambrichs et de Sylvie Matton.
par Louise L. LAMBRICHS
in LIBERATION.FR , pages Rebonds : mai 2006
[Dans un débat à la loyale, il est naturel de nommer son interlocuteur, fût-il son ennemi. C'est, disons, le moindre des égards. Dans la réponse que vous publiez à nos articles, au lieu de nous nommer, Sylvie Matton et moi-même, vous nous attribuez des numéros. Vous qui êtes sensible à la langue ne pourrez pas, je suppose, ne pas être sensible à ce fait de langage-là, que pour vous, nous ne sommes que des numéros sans nom et sans histoire ? C'est donc, en effet, votre style et c'est bien ce qui m'avait frappée dans votre uvre de ne pas nommer ce qui, je suppose, relève pour vous de l'innommable...]
LIRE LA SUITE
|
|
PETER HANDKE |
Dans ces pages, deux écrivaines m'ont attribué des «thèses révisionnistes» voire «négationnistes», je dois être sérieux et répondre calmement à l'une ou l'autre calomnie.
Pardon de m'expliquer
par Peter HANDKE
in LIBERATION, pages Rebonds : mai 2006
[ Lundi, le 15 mai 2006, n'était pas une journée franchement réussie pour mon existence extérieure : le matin, j'ai appris par El País que mon équipe de football, Numancia (à Soria, une des villes d'Antonio Machado), 2e division espagnole, avait perdu son match peut-être aurais-je dû être présent et agiter le drapeau «NUMANCIA» ? ; et le soir on m'a fait lire les textes d'un duo de femmes (1) dans Libération contre mes «thèses révisionnistes» sur le conflit en «ex-Yougoslavie» ; pire, pour ce couple, je ne suis pas seulement révisionniste ou «quelqu'un qui veut ré-écrire l'histoire» yougoslave, écrite, fait nouveau dans la science de l'histoire, paraît-il par les seuls journalistes (occidentaux), mais je fais, en plus, partie d'un «néonégationnisme», ou je suis un simple «négationniste»...]
LIRE LA SUITE SUR LE SITE DE LIBERATION
|
|
LOUISE L. LAMBRICHS |
Peter Handke, un puissant révélateur
par Louise L. LAMBRICHS
[« J'écris pour ouvrir le regard », déclarait le 4 mai 2006 Peter Handke au Monde. L'ironie de l'histoire est qu'à son corps défendant, Peter Handke aura finalement atteint son but : faire voir à tous ce que lui-même et quelques autres ne supportent pas de voir. Et de même que l'analyse de son uvre m'a permis de mettre au jour le sens de la guerre de Yougoslavie, de même l'« Affaire » soulevée par la déprogrammation de sa pièce opère comme un puissant révélateur des courants d'opinion contradictoires qui, depuis quinze ans, se sont livrés en France un combat sans merci inégalement pondéré par les médias...]
LIRE LA SUITE
|
|
|
|