_________________

imprimer le texte
enregistrer le texte

_________________






 

 

 


Est-il possible, pensable, sensé de dépister des signes annonciateurs de délinquance à partir de l'âge de 36 mois ?

 

Construisons-nous une société où, dès la naissance, tout bébé puis tout enfant sera suspecté par ses parents, ses professeurs, ses proches, d'être un délinquant en puissance et menacé, s'il ne se calme, de se voir prescrire dès un âge encore tendre des molécules actives destinées à réprimer son « agressivité » ?

 

 

Qu'est-ce que l'agressivité primaire et quelle est sa fonction dans le développement d'un nourrisson, d'un enfant, et plus largement d'un être humain entendu comme être de langage et de relations, doté d'une conscience rationnelle, d'un inconscient fonctionnant selon sa propre logique, bref, d'une mémoire psychique et corporelle à son insu constamment mobilisée dans les rapports intersubjectifs qu'il entretient avec son environnement familial et social ?

 

 

Que signifie l'hyperactivité chez un enfant et suivant quels critères et avec quels outils la définit-on ?

 

 

Quelles sortes de causes ont les différents symptômes comportementaux présentés par les enfants et les adolescents ?

 

 

Le « trouble des conduites » tel que le définissent les classifications internationales actuelles, fondées sur une approche comportementale de la personne humaine, est-il une catégorie nosologique cliniquement recevable, assimilable à un « trouble mental » ?

 

 

Que valent ces classifications, de quand datent-elles, qui les a établies, à quelle logique conceptuelle obéissent-elles, sont-elles symptomatiques ou étiologiques, à qui servent-elles… voire qui enrichissent-elles ?

 

 

Question subsidiaire : les auteurs de ce rapport, experts dans des champs limités et bien circonscrits, sont-ils à ce point ignorants des questions qu'ils règlent (mal) avant de les avoir (bien) posées, ou misent-ils cyniquement sur l'ignorance des populations pour leur faire avaler, au propre comme au figuré, leur pilule ?

Telles sont quelques-unes des innombrables questions soulevées par le récent rapport de l'INSERM sur « Le trouble des conduites chez l'enfant et l'adolescent » (www.inserm.fr). Y répond une salutaire levée de boucliers, sous la forme d'une pétition vigoureuse intitulée « Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans » (www.pasde0deconduite.ras.eu.org), qui a recueilli à ce jour plus de 150 000 signatures. Professionnels de tous horizons, parents et autres citoyens s'insurgent contre cette « expertise collective » qui vise, sous prétexte de prévenir la délinquance, à médicaliser et psychiatriser très précocement des comportements jugés déviants ou anormaux. On trouvera sur le même site divers articles parus dans la presse ainsi que les textes de référence. Une mise en perspective critique utile, rappelant en écho diverses circulaires plus anciennes, a également été élaborée par Claire Blain, psychologue en CMP, sous le titre « La santé mentale à l'école » (http://daniel.calin.free.fr/).

Une étude détaillée qui resituerait ce rapport dans l'évolution des approches psychiatriques et psychodynamiques de la vie psychique et de la santé mentale depuis la fin du XIXe siècle, amènerait à critiquer nombre de ses assertions abusivement présentées comme des acquis (je pense en particulier au débat concernant le rapport du normal et du pathologique, à la construction du concept de maladie, à celui – plutôt vague – de « trouble », au caractère constitutif ou non de celui-ci, aux choix inavoués, contestables et non critiqués faits par les auteurs de ce rapport, etc.). L'introduction historique de ce texte - qui ne semble pas avoir été rédigée par un historien des idées médicales ni par un épistémologue, ce qui laisse entendre l'estime dans laquelle ces « experts » tiennent ces sciences sans doute trop humaines pour eux – cette introduction historique donc, plus étique qu'éthique, est un triste révélateur des références idéologiques préfreudiennes dans la filiation desquelles se situent les quatre cents pages qui suivent. Surtout, cette introduction s'abstient de poser la question des fondements de cette expertise, de ses choix conceptuels, de sa visée, et de ses conséquences politiques et sociétales prévisibles. Le discours lisse sous lequel elle se présente, se réclamant de l'avancée des connaissances scientifiques et cliniques (!), doit d'autant plus nous alerter qu'elle aboutit, suivant une logique implacable (et néanmoins démontable), à des recommandations susceptibles de devenir le credo de nos administrations et de nos politiques de santé publique. Or, à l'insu ou non des rédacteurs de ce texte, c'est bel et bien une figure du retour du refoulé historique que nous voyons émerger ici, sous la forme troublante d'une sorte d'eugénisme mental tendant à stigmatiser voire à faire taire dès le plus jeune âge des comportements taxés très tôt d'« anormaux » et considérés en conséquence comme annonciateurs de comportements perturbateurs pour la société (vous aurez notamment la joie d'apprendre que mentir fréquemment à partir de l'âge de quatre ans doit être considéré comme « anormal » et radicalement distingué d'une conduite « normale » ; en effet, me direz-vous, si la vérité ne sort plus de la bouche des enfants, on se demande bien de quelle bouche elle pourrait sortir…).

Lorsqu'on en vient à oublier la contribution irremplaçable des psychanalystes d'enfants (tels Mélanie Klein, D.W. Winnicott ou Françoise Dolto) à la connaissance et à la compréhension du développement et de la structuration progressive de la personnalité, mais aussi à la nosographie psychiatrique (oubli lisible dans les bibliographies sélectives accompagnant ce rapport 1), lorsqu'on en vient à nier cet apport pour privilégier une vision fixiste, régressive, déterministe et objectivante du comportement considéré non plus comme un langage à entendre dans le cadre de relations intersubjectives, mais comme un mode d'être en soi définitivement acquis, gênant, inadapté et à rééduquer ou à réprimer, lorsqu'on en vient à réduire en grilles et en chiffres des symptômes qui sont en réalité des appels à entendre chaque fois dans le contexte d'histoires singulières, lorsqu'on en vient à oublier que l'être humain est un être de langage et d'histoire, doté d'une conscience rationnelle et d'un inconscient, et se construisant dans le fil de relations affectives susceptibles d'être à tout moment remises en jeu dans le cadre d'une relation thérapeutique, alors on s'expose tout naturellement à répéter, sous une autre forme, des politiques collectivistes et étatiques rappelant les heures les plus noires de notre histoire. Que des hommes qui se disent psychanalystes puissent prêter leur concours à de tels forfaits conceptuels confirme ce que nous savions : à savoir que la nature humaine ne change pas. Ce qui change en revanche – et c'est en quoi l'histoire de l'humanité peut être regardée sous l'angle du progrès –, c'est la connaissance que nous avons de cette nature humaine et l'aptitude que nous avons à intégrer ces nouvelles connaissances dans l'ensemble de notre culture largement comprise. Encore ces connaissances diverses doivent-elles s'articuler dans une pensée, se capitaliser, se dynamiser, s'intégrer, se féconder les unes les autres, en retenant de l'histoire ce qui mérite de l'être, ce qui suppose une formation solide, de la culture, de l'expérience et du jugement – en un mot, une insatiable curiosité pour des champs divers, de la rigueur et beaucoup de travail.

Mais revenons à nos experts et voyons comment ils raisonnent : « L'avancée des connaissances au plan clinique, cognitif, neuroanatomique, biologique et génétique concernant le trouble des conduites et les troubles souvent associés permet d'élaborer des propositions d'action concernant le repérage, le diagnostic, la prise en charge et la prévention de ce trouble [c'est moi qui souligne]. Cependant, des questions demeurent et nécessitent la poursuite des recherches au niveau des interactions entre les facteurs de risque individuels et environnementaux afin d'améliorer la prise en charge et la prévention. »

Ces quelques lignes illustrent le style de ce rapport auquel le profane (parent, éducateur, professeur, politique, administratif lambda) pourrait sans réfléchir accorder son crédit. Après tout, les auteurs ne parlent-ils pas au nom de la science et de l'avancée des connaissances ? De plus, ils coulent leur propos dans une rhétorique si mesurée qu'il paraît logique de leur faire confiance et de suivre leurs recommandations (tel est le terme du rapport)… parmi lesquelles figure, précisons-le, la prescription de molécules qui font déjà la fortune des laboratoires aux États-Unis et suscitent l'inquiétude croissante des associations citoyennes. Rappelons qu'outre-Atlantique, deux millions d'enfants et un million d'adultes absorbent quotidiennement des antidépresseurs et depuis 1990, l'augmentation de cette consommation, fortement encouragée par les lobbies pharmaceutiques (finançant au passage quelques campagnes électorales), serait de l'ordre de 250%. La prise régulière de psychotropes dès l'enfance serait-elle la nouvelle « solution » découverte par nos démocraties libérales pour faire taire le mal-être social, individuel et collectif, et dominer les masses artificiellement abruties ? Nos experts auraient-ils l'affront de faire passer ces recommandations générales, bel et bien destinées aux autorités politiques (il suffit de les lire pour le comprendre), pour une conséquence aussi logique qu'inéluctable du « progrès des connaissances » ?

Ne nous y trompons pas : ce rapport, loin de s'appuyer sur les avancées cliniques du XXe siècle, représente au contraire une régression catastrophique au regard des percées effectuées par la psychanalyse, en particulier par les psychanalystes s'occupant d'enfants difficiles. Il suffit de relire, parmi d'autres, les textes de D.W. Winnicott pour avoir sur la délinquance des lumières autrement intéressantes et, surtout, humaines 2. Doit-on considérer le « trouble des conduites » comme un trouble mental ? La question n'est pas nouvelle et la juste réponse – négative – y fut apportée par les meilleurs cliniciens au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. (D'où il s'ensuit que le paragraphe du rapport cité plus haut n'a aucun sens, « le trouble » en question étant une construction dénuée de valeur clinique aux yeux d'un grand nombre de professionnels avertis.)

Lorsqu'on traite de la vie psychique, il importe de distinguer les troubles de l'esprit consécutifs à divers dysfonctionnements cérébraux, ce qui est le champ de la psychiatrie classique, mécaniciste et réductionniste, et les troubles acquis au cours du développement, qui sont chez une personne normale la manifestation actuelle d'une détresse précoce et sur lesquels la psychanalyse a ouvert des perspectives nouvelles, y compris thérapeutiques – et tous les psychiatres un peu ouverts l'ont compris depuis longtemps. Or c'est tout ce champ-là que « le trouble des conduites », considéré sans autre état d'âme comme un « trouble mental » par nos « experts », écrase aujourd'hui en le rabattant vers une causalité biologique ou génétique implicite ou explicite. Comment admettre, après la révolution freudienne, de considérer à nouveau l'être humain sous le seul angle d'un comportement comparable au comportement animal ? Que signifie l'éthique médicale si elle ne commence pas par regarder l'être humain comme un sujet parlant et souffrant, et non simplement comme un corps muet, objectivé, régulièrement traversé par d'inexplicables réactions sans causes identifiables, mais heureusement calmables par des drogues en tous genres ? À l'époque où Freud, encore très jeune, étudiait le sexe des anguilles qu'il éprouvait quelques difficultés à identifier, il s'était fait la réflexion que si les anguilles parlaient, sa tâche serait plus facile : car chacune pourrait lui dire alors à quel sexe elle appartenait. N'est-il pas stupéfiant – si j'ose dire ! – qu'un siècle plus tard, des psychiatres et des psychanalystes s'extasient devant une approche purement comportementale de l'homme, faisant l'impasse sur sa parole, sur le sens de ses actes (dont il est capable de parler), bref, sur sa subjectivité comme sur son inconscient, et se proposent de banaliser l'usage précoce de psychotropes pour normaliser artificiellement ses conduites ? Certes, dans un certain nombre de cas, la cure analytique n'est pas applicable. Mais est-ce une raison pour jeter le bébé avec l'eau du bain et oublier ce que nous a appris la psychologie des profondeurs, comprise dans le cadre du développement de l'enfant ? 3

Souvenons-nous de ce que dit Winnicott : « Chez un enfant, une manifestation de la tendance antisociale signifie qu'il s'est développé en lui quelque espérance [c'est moi qui souligne], l'espoir de trouver une façon de franchir la faille. Cette faille est constituée par une rupture de la continuité des soins de l'environnement, vécue à un stade de dépendance relative. Dans tous les cas, l'enfant a vécu l'expérience d'une solution de continuité des soins de l'environnement ; cette rupture a eu pour conséquence, chez l'enfant, un arrêt des processus de maturation et un état clinique confusionnel pénible. (…) Souvent, lorsqu'il voit l'enfant avant que ne se soit développé un bénéfice secondaire, le psychiatre est en mesure de l'aider à revenir sur cette faille, si bien qu'au lieu du vol, on voit apparaître un retour de la bonne relation avec la mère, ou une figure maternelle, ou le parent. Si un pont est jeté par-dessus le fossé, la méchanceté disparaît. Ce schéma est très simplifié, mais il doit suffire.  La méchanceté compulsive est à peu près la dernière chose qu'une éducation morale peut guérir ou même enrayer [souligné par moi] . Tout au fond de lui, l'enfant sait que c'est l' espoir [souligné par Winnicott] qui est enfermé dans un mauvais comportement [qui est à entendre comme un appel], et que le désespoir [souligné par Winnicott] est lié à l'obéissance et à une fausse socialisation. Pour la personne antisociale ou méchante, l'éducateur social est à côté de la question. »

Autrement dit, le dressage ne sert à rien, l'« éducation » ne sert à rien, le « traitement moral » à la Pinel ne sert à rien, et seules des stratégies visant à réparer ces failles environnementales rendront à l'enfant un peu de sa confiance perdue dans son entourage et dans la société, lui permettant d'y reprendre pied pour s'inventer une existence. À suivre l'analyse de Winnicott, on comprend que la répression artificielle de cet espoir ne peut produire en revanche que plus de désespoir encore, avec toutes ses conséquences prévisibles et imprévisibles.

Que la délinquance soit à entendre comme un espoir ne signifie pas qu'il faut tout tolérer, loin s'en faut. Sanctionner est nécessaire, utile et structurant. Mais sanctionner n'est pas réprimer, et surtout pas chimiquement. Quant à la prévention, là encore, on trouvera chez Winnicott de belles propositions : former les pédiatres à la psychanalyse est encore, selon lui, la meilleure chose que l'on puisse faire car ce sont eux qui peuvent les premiers repérer les enfants en détresse et leur porter secours à temps. Le psychiatre d'adultes, lui, arrive presque toujours trop tard. C'est dans l'enfance qu'on peut agir aussi efficacement qu'humainement, et prévenir les difficultés liées à un environnement familial ou social défaillant. C'est l'une des vocations de la Maison verte de Françoise Dolto et des structures qui s'en inspirent, et c'est évidemment dans cette direction-là qu'il faut poursuivre, en mettant en garde les jeunes parents contre les prescriptions médicamenteuses abusives, le plus souvent inutiles et dangereuses chez les jeunes enfants, et déconseillées par la plupart des professionnels sérieux, soucieux de l'avenir à moyen et à long terme de leurs patients.

Quand la psychiatrie perd la mémoire de sa propre histoire, de ses questionnements, de ses limites et de ses errements, elle s'expose, comme tout un chacun, à répéter de façon déplacée ses propres forfaitures. Plutôt que de construire des entités nosologiques cliniquement contestables et qui n'auront pour résultat que de légitimer une politique aveuglément répressive et à terme nuisible pour les individus comme pour la collectivité, pourquoi les épidémiologistes n'étudient-ils pas plutôt le rapport, aux États-Unis, entre la montée de l'obésité devenue pour la société une épidémie catastrophique, et la prise accrue de ces psychotropes supposés calmer l'agressivité ? Oui, l'être humain est agressif. Mais est-ce en réprimant chimiquement cette énergie vitale, qui est aussi celle de la créativité primaire, que l'on améliorera la santé des populations ? Les « chimiquement calmés » n'ont-ils pas tendance à se déprimer, à ne plus bouger, à trop manger, et à devenir obèse ? Souvenons-nous : la délinquance est le signe d'un espoir. Réprimer chimiquement cet espoir sans rien vouloir en entendre, n'est-ce pas contribuer à créer une société désespérée ? Plaignons-nous ensuite des suicides, du nihilisme et du cynisme ambiants…

Au-delà du parti pris univoque et réducteur qui anime ce rapport et qui, allant contre toutes les avancées freudiennes, ne se soutient ni cliniquement, ni scientifiquement, ni éthiquement, l'horreur que suscite sa lecture ne tient pas seulement à la suspicion de délinquance qu'il fait peser sur le premier bébé venu ; c'est aussi la représentation du « citoyen idéal » qu'il induit. Lorsqu'on découvre que la « recherche de la nouveauté » fait partie des symptômes retenus par ces experts comme pathologiques, on comprend non seulement que rechercher la nouveauté n'est pas en effet ce qui les caractérise eux-mêmes – en quoi d'ailleurs ils réussissent parfaitement –, mais qu'ils rêvent d'une société de normopathes soumis, adaptés à l'ordre ambiant fût-il intolérable, dépourvus de créativité, d'invention comme d'esprit critique. Car toutes ces qualités, il va de soi, sont articulées à cette fameuse agressivité primaire qui dérange l'ordre nouveau visé par leur rapport… De l'idéologie délirante et meurtrière du Surhomme, serait-on passé une génération plus tard à celle d'un normopathe hyperadapté dont l'avènement sera assuré par une police chimique… libérale ? Résumera-t-on notre histoire en disant qu'après quarante ans de poulets aux hormones dévitalisés, la génération issue de la Deuxième Guerre mondiale, héritière de mai 1968, a jeté la psychanalyse aux orties pour promouvoir une société de normhommes empoulés et ritalinisés ? Et l'on dira après ça que les pirouettes du langage inconscient ne mènent pas le monde !...

Allons, continuons le combat, comme nous chantions autrefois. Et battons-nous aujourd'hui pour que nos délinquants ne soient pas définitivement détruits par le bulldozer sécuritaire, et pour que la Ritaline soit une pilule sans lendemain.

 

La psychiatrie aurait-elle perdu la mémoire ? / Louise L. Lambrichs
(auteur notamment de Le cas Handke, Inventaire/Invention éditions, 2003 ;
Nous ne verrons jamais Vukovar
Éditions Philippe Rey, 2005
et L'invention sociale Éditions Philippe Rey, 2006)

retrouvez Louise L. Lambrichs dans l'index des auteurs

 

 

 

1. Sur ce point, voir en particulier D.W. Winnicott, « Nosographie : y a-t-il une contribution de la psychanalyse à la classification psychiatrique ? » (1959-1964), in Processus de maturation chez l'enfant, développement affectif et environnement, Petite Bibliothèque Payot, Paris. [retour]

2. Les éditions Payot ont recueilli sur cette question, sous le titre Déprivation et délinquance, un ensemble d'articles et de conférences d'une grande actualité et abordables par tous. [retour]

3. L'affaire est d'autant plus vertigineuse que c'est M. Daniel Widlöcher, Président de l'Association psychanalytique internationale (API) fondée par Freud en 1910, qui présente ce rapport en omettant, dans sa note de lecture, de mentionner et la psychanalyse et le fait qu'il est lui-même psychanalyste. L'oubli ne peut être, dans un tel cadre, qu'intentionnel… et laisse pantois. [retour]

 



Louise L. Lambrichs, La psychiatrie aurait-elle perdu la mémoire ?
© Inventaire/Invention et les auteurs - tous droits réservés - 2006
w w w . i n v e n t a i r e - i n v e n t i o n . c o m

La Place
  1/1