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Depuis
2003, Inventaire/Invention soutient activement le travail de Louise
L. Lambrichs sur l'ex-Yougoslavie. Nous avons publié
le
Cas Handke, puis l'Effet
papillon et, entre les deux un grand nombre de
textes importants. Cette rubrique, rebaptisée "Construire
la paix", accueillera désormais l'ensemble des textes
de Louise L. Lambrichs sur ce sujet que nous considérons
comme essentiel.
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LECTURE |
| La
voix du Grand Tribunal |
| À propos de Paix
et châtiment, de Florence
Hartmann (Flammarion, septembre 2007) |
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« Ce
que la science a de formidable, disait Valéry,
c’est qu’elle vient prouver ce qu’on
savait déjà. »
Lisant Paix et Châtiment
de Florence Hartmann, la voix de mon père disant
cette phrase me revient en mémoire, et avec elle
le rire jubilatoire dont il la ponctuait. La boutade
ne s’applique-t-elle pas à merveille à
la justice internationale ? La
suite
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Par Louise
L. Lambrichs, 4 novembre 2007 [15/11/2007]
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CONFÉRENCE en anglais |
| Understanding
the genocide in Bosnia as a displaced repetition of WWII |
| Conférence de Louise L.
Lambrichs donnée à l'occasion d'un colloque
international organisé, du 9 au 13 juillet 2007,
intitulé «Responding to Genocide Before It’s
Too Late: Genocide Studies and Prevention» |
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Le génocide qui s’est
produit en Bosnie entre 1992 et 1995, et qui a culminé
avec le massacre de Srebrenica en juillet 1995, reste
pour la conscience européenne et même mondiale
une blessure vive et la source de multiples interrogations
dépassant les frontières de l’Europe.
Pour tenter d’éviter de reproduire les
mêmes erreurs et stimuler la réflexion
collective, l’IAGS (International Association
of Genocide Scholars) a organisé, du 9 au 13
juillet 2007, un colloque international intitulé
« Responding to Genocide Before It’s Too
Late : Genocide Studies and Prevention », qui
a été accueilli à Sarajevo par
l’Institut pour la recherche sur les crimes contre
l’humanité.
Louise L. Lambrichs y a participé, avec une conférence
rédigée en anglais et intitulée
“Understanding the genocide in Bosnia as a displaced
repetition of World War II” (Comprendre le génocide
en Bosnie comme une répétition déplacée
de la Deuxième Guerre mondiale). Cette conférence
- que nous mettons aujourd’hui en ligne
dans sa version originale anglaise - a coïncidé
avec la publication à Zagreb de la traduction
en croate de Nous ne verrons jamais Vukovar
(Vukovar nikad necemo vidjeti), par les éditions
Naklada Luka, dans la traduction de Marija Basic, et
la publication à Sarajevo de la traduction bosnienne
de L’effet papillon (Efekt Leptira)
par les éditions Armis Print, dans la traduction
de Nermina Štraus. La
suite
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Par Louise
L. Lambrichs, juillet 2007 [15/11/2007]
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CONFÉRENCE en anglais |
| Speaking
about censorship supposes being precise about what is
supposed to be censored: the Handke affair as a case study |
| Conférence
de Louise L. Lambrichs donnée à l'occasion
d'un d'un festival internationnal de littérature
à Vilenica les 5-9 Septembre 2007 |
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Pour faire suite à l’Affaire
Handke, nous mettons également en ligne la version
originale anglaise d’une conférence donnée
par Louise L. Lambrichs sur Peter Handke, intitulée
« Speaking about censorship supposes being precise
about what is supposed to be censored: the Handke affair
as a case study », et prononcée dans le
cadre du colloque organisé par l’Association
slovène de littérature comparée
(Slovensko društvo za primerjalno knjievnost/Slovene
Comparative Literature Association, www.zrc-sazu.si/sdpk),
sous la direction de Marijan Dovic.
Le thème de ce colloque international qui s’est
tenu à Lipica, en Slovénie, les 6 et 7
septembre 2007, était: « Literature and
Censorship: Who is Afraid of the Truth of Literature?
» (Littérature et censure : qui a peur
de la vérité de la littérature
?). L’ensemble des textes de ce colloque sera
publié en Slovénie dans le courant de
l’année 2008, sous la direction de Marijan
Dovic. La
suite
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Par Louise
L. Lambrichs, septembre 2007 [15/11/2007]
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PARUTION |
| L'effet
papillon |
À propos du livre L'effet
papillon, de Louise L. Lambrichs
(éditions Inventaire/
Invention, 2007, 92
pages, 7,50 € ) |
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Le génocide
perpétré entre 1992 et 1995 contre les
Musulmans bosniaques est et restera inoubliable dans
la mémoire de l'humanité.
Une fois qu'on en a compris le mécanisme général
(mis au jour dans Nous ne verrons jamais Vukovar),
les conclusions s'imposent d'elles-mêmes.
La
suite
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Publié en 2007
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TEXTE |
| Srebrenica,
11 juillet 2005 |
| par Louise L. Lambrichs |
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Le 11 juillet 2005, quelques manifestations
sporadiques auront lieu en France, en Suisse, aux Pays-Bas,
ailleurs peut-être, pour rappeler un événement
majeur de l'histoire occidentale dont les hommes politiques
européens ne semblent pas avoir pris la mesure.
On parlera sans doute de « désastre »,
de « catastrophe », de « tragédie ».
Comme si la fatalité était de la partie.
Et comme si la responsabilité de cet événement
n'incombait pas à l'ONU (qui a décidé
d'abandonner les enclaves musulmanes de Bosnie après
avoir promis de les protéger) et à ses
États membres, dont beaucoup de représentants
se trouvaient sur le terrain. La
suite
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TEXTE |
| N'oubliez
pas Srebrenica |
| Texte
2005 |
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C'était il y a dix ans, le
11 juillet 1995
Le retour de l'innommable, sur le continent européen
N'oubliez pas Srebrenica, demandez ce qui s'est passé
Ne fermez pas les yeux, ne tournez pas la page mais
lisez-la La
suite
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PÉTITION |
| Pour
la reconstruction d'une Bosnie libre et démocratique |
| Pétition
2005 |
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• Sachant que la Serbie en
1942 fut le premier pays déclaré « judenrein »
[épuré des Juifs] par les autorités
nazies et qu'il existait, à l'époque,
des camps de Juifs en Serbie, à Bajnica et à
Sajmište, tenus par l'administration serbe,
• Sachant que cette mémoire n'a cessé
d'être déniée et manipulée
par les nationalistes serbes pour déclencher
la guerre en 1991, La
suite
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[2005]
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CONFÉRENCE |
| Pourquoi
j'ai écrit Nous ne verrons jamais Vukovar |
Texte intégral
de la conférence de Louise L. Lambrichs à
la Maison de l'Amérique Latine, le 15 février
2005. |
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... Pourquoi ai-je écrit
ce livre ? Ceux qui l'ont déjà lu
savent que la réponse, finalement, court tout
au long de ce travail. Pourquoi écrit-on ?
qu'est-ce que la nécessité d'écrire,
pour un écrivain ? (et quand je vous dis
cela, j'ai en tête une phrase de mon père,
qui m'a longtemps paru énigmatique : « Un
texte doit être nécessaire »,
disait-il toujours. Et on pouvait lui faire confiance,
à Georges Lambrichs, pour savoir ce que c'était
que la littérature… Mais quelle était-elle,
cette nécessité ? et qu'est-ce que
l'inspiration ? où puise-t-elle ? Les
lectures que j'ai faites de Peter Handke, de David Albahari,
de Gérard Wajcman, articulées à
ma propre expérience et au contexte historique
dans lequel ont émergé ces œuvres, ouvrent
un nouvelle perspective, me semble-t-il, sur la création
littéraire et peuvent peut-être aider ceux
qui écrivent à s'interroger sur ce qu'ils
font et les éclairer sur les responsabilités
qu'ils prennent lorsqu'ils publient. La
suite
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Par Louise
L. Lambrichs, 15 février 2005
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| PARUTION |
| Une
lecture salutaire, parce qu'elle est juste. Une lecture
qui marquera |
| À propos de Nous
ne verrons jamais Vukovar,
de Louise L. Lambrichs (éditions Philippe Rey,
2005) |
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Il y a une quinzaine d'années
débutait, à notre porte, une guerre effroyable.
La Serbie, portée par une idéologie paranoïaque
récurrente dans son histoire, livrait à
la Croatie puis à la Bosnie et enfin au Kosovo
une guerre sans merci : guerre de conquête
mais tout autant guerre de déportation et d'extermination
de masse qui aboutit au génocide d'une partie
du peuple bosniaque. Au cœur de l'Europe. Pendant ces
années de guerre avait cours ici, en France,
une « lecture officielle » du
conflit. Cette lecture aveugle, renvoyant dos à
dos agresseurs et agressés, ne permettait pas
de comprendre ce qui se produisait là-bas. Elle
laissait, ici, la plupart d'entre nous en proie à
une sorte de désarroi qui ne s'est pas vraiment
dissipé. Quinze années se sont écoulées :
250 000 personnes ont été exterminées
ou sont portées disparues, l'Otan a mis fin à
la guerre en bombardant Belgrade, Milosevic est jugé
devant le T.P.I. de La Haye… et l'extrême droite
nationaliste est en passe de reprendre le pouvoir en
Serbie. Pourtant, ici, rien n'a changé dans notre
manière de percevoir cette guerre. La même
incrédulité règne dans nos têtes
comme si, au fond, il ne s'était rien passé
là-bas qui eût le moindre sens. La « lecture
officielle » défendue par nos dirigeants
jusqu'en 1995 aurait-elle fini par s'imposer à
nous ?
Nous ne verrons
jamais Vukovar est un livre qui fera date. Un
livre d'écrivain engagé de tout son être
dans la compréhension de ce qui s'est joué
et se joue encore dans les Balkans. Un livre tout entier
tourné vers la mise au jour, on pourrait dire
l'exhumation, de dénis collectifs liés
à l'histoire officielle des peuples. L'histoire
officielle évoque-t-elle une « guerre
tribale » ? L'auteur pointe au contraire
les ravages de l'idéologie du nettoyage ethnique
cultivée en Serbie depuis le 19e siècle ;
l'histoire officielle célèbre-t-elle « le
courage héroïque du peuple serbe pendant
la deuxième guerre mondiale » ?
L'auteur découvre, et nous avec elle, la banalité
d'un état collaborant avec l'occupant nazi et
participant à sa manière à l'extermination
des Juifs. L'histoire officielle glorifie-t-elle la
générosité de la France pendant
la guerre en ex-Yougoslavie ? L'auteur nous montre
au contraire une complicité criminelle avec l'agresseur,
jugé aujourd'hui pour génocide.
Nous ne verrons
jamais Vukovar se lit ainsi comme une enquête
haletante où prend corps une autre lecture de
l'histoire contemporaine, à rebours des mensonges
d'Etat, trucages et manipulations, aveuglements et complicités
criminelles qui donnent corps aux légendes officielles
dont il est si difficile de se détacher.
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Par Patrick
Cahuzac [2005]
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PARUTION |
| Nous
ne verrons jamais Vukovar |
| À propos de Nous
ne verrons jamais Vukovar,
de Louise L. Lambrichs (éditions Philippe Rey,
2005, 480
pages, 23 € ) |
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«
Mais comment veux-tu construire un autre monde si tu
ne te donnes pas le temps d'entendre celui dans lequel
tu vis, et de comprendre les mécanismes qui y
sont à l'oeuvre ? Et tu sais bien que les écrivains
sont là pour ça, ce sont des éclaireurs
tout de même, qu'est-ce qu'une littérautre
qui n'éclaire pas l'ombre qui nous talonne ?
Qu'est-ce qu'un livre qui ne vient pas te chercher au
plus profond du coeur ? et dans l'ombre du coeur, là
où tu ne sais pas que tu es parce que tu y es
seul ? Comment crois-tu que j'ai grandi, moi ? Alors,
laisse-toi le temps d'entendre... tu veux bien ? »
La
suite
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Présentation de l'éditeur
Philippe Rey [2005]
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PARUTION |
| Le
cas Handke |
À propos du livre Le
cas Handke, de Louise L.
Lambrichs (éditions Inventaire/
Invention, 2003, 99
pages, 5 € ) |
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En
1996, Peter Handke demande publiquement « Justice
pour la Serbie ». Cet engagement unilatéral,
prenant la défense dun régime qui
mène une guerre sanglante et a renoué
avec une idéologie de nettoyage ethnique remontant
en Serbie au xixe siècle, suscite à lépoque
de nombreuses polémiques. Lécrivain
estimé, contestataire, des années soixante-dix
aurait-il « disjoncté » ? En 2002,
Handke récidive en publiant un témoignage
sur le procès de Milosevic, sur la culpabilité
duquel il sinterroge. Cest loccasion
pour Louise L. Lambrichs, très engagée
elle-même dans ce conflit, de sinterroger
à son tour. Pourquoi Handke prend-il une telle
position ? Relisant toute son uvre, elle y découvre
une réponse qui permet de le situer et de comprendre
la logique interne qui régit aussi bien luvre
que lengagement politique de cet écrivain
emblématique dune génération.
La
suite
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Publié en 2003
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PORTRAIT |
| Louise
L. Lambrichs |
| Biographie et bibliographie |
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Née le 2 mai 1952 au milieu des livres et des
écrivains, Louise L. Lambrichs a rêvé,
dès l'enfance, de consacrer sa vie à lire
et à écrire. Un rêve qu'elle réalise
de diverses façons, en devenant nègre,
d'abord, puis en écrivant pour son compte. Si
la littérature reste son domaine de prédilection
(elle publie plusieurs romans dont certains - Journal
d'Hannah, Le Jeu du roman - obtiendront des prix,
en France et en Belgique, et seront traduits en plusieurs
langues), son imaginaire romanesque se nourrit d'expériences,
d'enquêtes et de réflexions qu'elle élabore
par ailleurs dans des essais ayant trait à la
médecine et à la maladie (La vérité
médicale, Le Livre de Pierre) ou encore
à l'histoire et à la vérité
historique (Les révoltés de Villefranche).
Parce que si les genres littéraires sont multiples,
la vie est une, et de même l'écriture :
une écriture qui, quelque forme qu'elle prenne,
engage pleinement celui qui s'y risque. La
suite
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