Le fils de "la Femme"
à propos de Romance, de Catherine Breillat
, par Georgy Katzarov (12/12/1999)

[Rarement un film aura fait se côtoyer le meilleur et le pire à un tel degré. Des remarquables performances d'acteurs, Caroline Ducey bien sûr, mais ils sont tous excellents... La mise en scène, d'une grande rigueur formelle, jusque dans le moindre détail, emporte inéluctablement l'admiration pour le savoir-faire de Catherine Breillat...]

 

 

 

Rhétoriques du réalisme : le cul des choses
à propos de Rosetta, des frères Dardenne
, par Georgy Katzarov (10/02/2000)

[Nous avons une expression, qui vaut ce qu'elle vaut, mais nous disons toujours entre nous "il faut être dans le cul des choses", cela traduit notre façon de travailler...". Cette phrase est prélevée de l'entretien des frères Dardenne dans les Cahiers du cinéma n°539 (octobre 1999). A la question, s'il s'agit là d'une expression "belge", Jean-Pierre Dardenne répond : "je ne sais pas, mais c'est ce qui permet de réaliser Rosetta."...]

 

 

Echos d'un avenir passé : Matrix,
à propos de Matrix, des frères Wachowski
, par Georgy Katzarov (17/05/2000)

[1. Film d'action et de suspense, d'anticipation ou de science-fiction, Matrix est en effet un pur produit commercial. Le récit de sa promotion auprès de la presse française, dans Libération par Olivier Séguret, donnait carrément envie de l'ignorer...]

 

 

 

Scorsese ou la tentation de sainteté,
à propos de À tombeau ouvert de Martin Scorsese
, par Georgy Katzarov (25/09/2000)

[Avec ce dernier film, Scorsese atteint le seuil d'une lucidité éblouissante. La violence, la souffrance subie ou infligée, aura toujours été la région thématique de ses films, le noyau d'une fascination centrale, sourde. Ici elle perd toute l'épaisseur mythique qu'elle pouvait recevoir de sa dramatisation à travers les récits mafieux, et des personnages comme ceux incarnés par Joe Pesci et Robert De Niro dans les Affranchis, ou dans Casino. ..]

 

 

In other words...
à propos de Space Cowboys, de Clint Eastwood
, par Georgy Katzarov (17/01/2001)

[1.
Fly me to the moon and let me play among the stars.
In other words, comme chanterait Frank Sinatra, Space cowboys se met au service d'une impossibilité qu'il réussit à rendre crédible, et donc possible dans l'histoire. Quatre vieillards s'embarquent sur la navette spatiale, chargés par la NASA d'une mission de la plus haute importance....]

 

 

Peut-être, peut-être...
à propos de In the mood for love de Wong Kar Wai
, par Georgy Katzarov (22/03/2001)

[1. La valse de In the mood for love... C'est en effet ce qui insiste, après coup, après l'éblouissement et mes trois retours en salle la ritournelle... Plus exactement les trois premières mesures d'arpèges en pizzicato qui précèdent l'entrée mélodique du violon... La lenteur du premier coup d'archer... C'est ça qui me revient d'abord...]

 


 

Elle écrit...
à propos de La mécanique des femmes de Jérôme de Missolz
, par Georgy Katzarov (10/05/2001)

["Elle écrit :
Torse nu, je t'écris. Je tiens ce stylo comme une bonne grosse bite. Tu éjacules de l'encre de Foutre. Retiens-toi, mon amour. La nuit est longue et je suis là. Devine ce qui t'attend ? –
une énorme giclée de mon plaisir sur les poils de ton sexe
"
(p.63)...]

 

 

Méditations discontinues au sujet de l'"intime"
par Georgy Katzarov (18/07/2001)

 

[1.
Ce mot est partout. Je commence donc au hasard. Presque au hasard. Les pages "culture" du Monde de samedi 7 avril. Les articles réunis – par leur juxtaposition même – créent l'événement dont ils parlent tous selon des angles différents : il y aurait aujourd'hui un retour de "l'intime" dans l'art...]

 

Qu'est-ce qu'une jambe ? Méditations discontinues au sujet de l'"intime" II par Georgy Katzarov (05/11/2001)

[1.
"Quand est-ce que le regard a basculé ?" quand et comment serait-il devenu "un programme sous contrôle ? " Prononcée par une voix dans Eloge de l'amour de Jean-Luc Godard, cette question fait sens même si on peut douter qu'elle puisse se poser en ces termes. L'hypothèse de ce "basculement" suppose une identité de l'objet "regard"...]



Lenteur
à propos de
Et làs-bas quelle heure est-il ? de Tsai Ming-Liang
, par Georgy Katzarov (10/01/2002)

[1. Dans l'ellipse entre le premier et le deuxième plan, une mort a eu lieu. Celle du père de Hsiao Kang. D'un plan à l'autre il disparaît. On ne peut pas savoir combien de temps se trouve condensé dans cette ellipse. Un jour. Deux jours. Trois ou plus, peut-être... La figuration de cette mort donne à la fois le temps et le tempo de tout ce qui va suivre...]

 

 

 

L'invention du 'rêveur'
à propos de Mulholland Drive de David Lynch
, par Georgy Katzarov (30/04/2002)

[Mulholland drive ne se résume pas... Essayez....
Admettons que ce soit l'histoire d'une jeune femme, qui rêve de devenir actrice. Comment s'appelle-t-elle ? Betty ? Rita ? Camilla ? Diane ? Tous ces noms féminins (il y en a quatre) et tous les corps auxquels ils correspondent (il y en a deux, trois en comptant la serveuse au Winkie's) compliquent la réponse. Si c'est une histoire, alors elle n'est pas celle d'une jeune femme. Et si elles sont deux, il y aurait donc au moins deux histoires. Essayez encore...]

 

Raison d'état
à propos d'Amen de Costa Gavras
, par Georgy Katzarov (25/09/2002)

[Le film de Costa-Gavras rappelle des faits dont on voudrait pouvoir supposer qu'ils sont bien connus. Mais les questions éthiques que le film soulève ne résident pas dans l'être-bien-connus des faits. L'extermination des juifs pendant la deuxième guerre mondiale. La politique de non-intervention de l'Église, la passivité de Pie XII très tôt averti de ce qui se passait dans les camps...]

 

 

L'habit qui fait l'homme
à propos de Spider de David Cronenberg
, par Georgy Katzarov (2003)

 

[De ce film peu parlant, une phrase m'obsède que je citerai en entier dans un instant… Je ne sais pas encore pourquoi elle s'est si fortement imprimée… Au point de constituer pour moi la zone la plus sensible des impressions que le film m'aura laissées. ...]

 



De guerre lasses de Laurent Bécue-Renard, (2003)

[Présentation du film de Laurent Bécue-Renard primé au Festival international du film de Berlin - prix du film de la paix .]

 

 

 

 

L'Esquive d'Abdellatif Kechiche, (2004)

[Présentation du film d'Abdellatif Kechiche primé aux Césars 2005 (avec le césar du meilleur film, césar de meilleur réalisateur et du meilleur scénario).]

 

 

 

 

A l'Ouest des Rails de Wang Bing, (2004)

[Présentation du film de Wang Bing.]