Biographies

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Mes bien-aimé(e)s
de Liliane Giraudon et Christophe Chemin
Inventaire/Invention éditions,
parution avril 2007
110 pages, 8 €

 

 


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Nietzsche Frederich Wilhelm comme Van Gogh Théo fils de pasteur luthérien. Naissance en Prusse un 13 octobre 1844 de Nietzsche. Nietzsche écoutant son père Karl Ludwig Nietzsche improviser à l'orgue. Les promenades du jeune Nietzsche avec son père pasteur. La main de Nietzsche enfant dans celle de Karl Ludwig. La soeur de Nietzsche. Le jeune frère de Nietzsche. « Ton père est mort Nietzsche a quatre ans. À quatorze ans le rêve prémonitoire de Nietzsche annonçant la mort de son petit frère Joseph. Nietzsche enfant studieux et sacerdotal, au front bombé. Nietzsche improvisant des chants sur des textes bibliques. Nietzsche composant des mazurkas qu'il dédie à ses ancêtres polonais. Nietzsche pleurant au dénouement du siège de Sébastopol. Nietzsche étudiant la balistique et la défense des places fortes. Nietzsche à douze ans : il rédige en douze jours une histoire de son enfance (avec le plus grand plaisir et sans un instant de fatigue). Nietzsche au collège de Pforta étudiant la théologie. Nietzsche plongeant sa main dans le poêle allumé et en retirant un charbon ardent. Nietzsche lecteur. Nietzsche lecteur de Schiller, d'Holderlin et de Byron. Les douleurs cérébrales de Nietzsche. Nietzsche improvisant au piano à partir d'un orage. Nietzsche lisant les tragédies d'Eschyle dans le texte. Les troubles visuels de Nietzsche. Nietzsche s'adressant à Dieu « Frappe au plus profond ! Frappe une fois encore ! ». Nietzsche renonçant au pastorat. Nietzsche à l'université de Bonn, voulant se battre en duel et recevant un coup de rapière au visage. Nietzsche improvisant au piano dans une salle de bordel. Nietzsche et Doudou. Nietzsche et Sulika. Nietzsche refusant de boire et de fumer. Nietzsche écrivant à sa mère « J'aime les anniversaires, les soirées de la Saint Sylvestre ». Nietzsche à Leipzig. Nietzsche et les nuits de la saint Sylvestre qu'il lui reste à vivre « J'ai coutume, en de tels instants de reprendre les manuscrits, les lettres de l'année écoulée, et d'écrire pour moi seul les réflexions qui me viennent… ». Nietzsche découvrant un livre de Schopenhauer « Quand on n'a pas de bon père, il faut s'en procurer un ». Nietzsche tenant un carnet. Nietzsche et l'amitié. Nietzsche et Erwin Rohde. Nietzsche botté, cravache en main. Nietzsche parcourant à cheval les environs de Leipzig. Nietzsche sac au dos, explorant les hauteurs boisées qui s'élèvent aux confins de La Bohême et de La Saxe. Nietzsche observant dans une hutte un homme égorgeant deux agneaux. Nietzsche enrôlé comme artilleur et testé comme excellent cavalier. Nietzsche tombant de cheval et se fracturant une côte. La blessure de Nietzsche. La blessure de Nietzsche, une plaie ouverte révélant avec le pus une esquille d'os. Nietzsche fasciné par un petit morceau de son squelette. Nietzsche et Schumann. Nietzsche finissant par dénoncer le côté vieille fille de Schumann. Nietzsche rencontrant Wagner. La rencontre de Wagner et de Nietzsche. Les deux chambres mises à disposition de Nietzsche par Richard Wagner et Cosima (fille de Liszt et de Madame d'Agoult). Nietzsche sur les bords du lac de Quatre-Canton . «  Je deviens un virtuose dans l'art des promenades solitaires » déclare Nietzsche. Cosima Wagner offrant un Montaigne à Nietzsche. Les lettres de Nietzsche à Wagner détruites par Cosima. Nietzsche renonçant à sa nationalité pour obtenir un poste de professeur de philologie grecque à l'université de Bâle. Nietzsche ambulancier volontaire dans la guerre franco-allemande. Nietzsche étendu dans un wagon de marchandises avec des blessés. Nietzsche insomniaque. Nietzsche dyspepsique. Nietzsche et sa sœur Lisbeth qu'il appelle son lama. Nietzsche et La Commune de Paris. Nietzsche publiant « La naissance de la tragédie » chez l'éditeur de Wagner. Nietzsche accompagnant Wagner à Mannheim où un festival est donné au bénéfice de Bayreuth. Nietzsche voyage. Les lettres de Nietzsche. Les lettres de Nietzsche à son amie Malwida de Meyenbug « Il me prend de temps à autre une répugnance enfantine pour le papier imprimé ; je crois voir du papier souillé ». Les fleurs envoyées par Malwida de Meyenbug à Nietzsche. Nietzsche écrivant dans son cahier « Trente ans. La vie devient une affaire difficile ». Nietzsche et l'Italie. La fragilité des yeux de Nietzsche. La fragilité des yeux de Nietzsche l'obligeant à fuir la lumière et à dicter certains de ses textes. Wagner conseillant à Nietzsche d'épouser une femme riche et de voyager. Wagner conseillant à Nietzsche de se baigner et de manger de la viande. Nietzsche écrivant à Malwida : « Je suis résolu à vivre vieux : j'ai mon travail à faire. Mais ce n'est pas la satisfaction de vivre qui m'aidera à devenir vieux… ». Les vomissements de Nietzsche. Nietzsche et Luther. Nietzsche et sa sœur (dans une promenade ils sont suivis par Tourgueniev). Nietzsche lisant don Quichotte, livre « amer entre tous » sans cesse repris et jamais achevé. Lisbeth lisant à son frère Nietzsche des romans de Walter Scott. La moustache de Nietzsche. La forte moustache de Nietzsche couvrant la lèvre charnue de Nietzsche. La voix de Nietzsche. La voix lente et musicale de Nietzsche. Nietzsche et l'italien. La langue italienne dans la bouche de Nietzsche. Nietzsche se nourrissant de lait.   « La maladie dont je suis atteint est cérébrale » déclare Nietzsche. Nietzsche et Goethe. Nietzsche lisant les entretiens de Goethe et d'Eckermann. Le regard fixe de Nietzsche. Le regard fixe, triste et humide (comme absent) de Nietzsche. « J'erre ça et là seul comme un rhinocéros » constate Nietzsche. Nietzsche lisant « La vie de Jésus » de Renan. Nietzsche obligé par son oculiste à demeurer longtemps dans une chambre obscure. Nietzsche à Naples. Nietzsche et son « Je suis altéré de moi-même ». Nietzsche et son ami Paul Rée. Nietzsche sotto voce. Nietzsche sans musique et sans vin. Nietzsche décidant de ne pas signer son livre « Humain trop humain ». L'éditeur de Nietzsche refusant cet anonymat. Nietzsche quittant son poste de professeur. Nietzsche déclarant « Je fais la chasse aux hommes comme un véritable corsaire, non pour les vendre en esclaves mais pour les emporter avec moi dans la libert酠». Les lettres de Nietzsche. Nietzsche écrivant ses lettres. Nietzsche passant ses étés en Engadine. Nietzsche classant la grandeur, le calme et la lumière comme trois bonnes choses. Nietzsche essayant de se fixer «  J'ai dix arbres fruitiers et des rosiers, des lilas, des œillets, des fraisiers, des groseilliers... ». Nietzsche et sa sœur. Les fausses lettres posthumes de Nietzsche fabriquées par sa sœur. « Quand je cherche mon plus exact opposé, l'incommensurable bassesse des instincts, je trouve toujours ma mère et ma sœur ». Nietzsche traitant de « squelettes tatoués » les auteurs remplaçant ce qui leur manque de chair par des couleurs artificielles. Nietzsche et Köselitz c'est-à-dire Peter Gast . Peter Gast en musicien ami vénitien de Nietzsche. Peter Gast en secrétaire aimant de Nietzsche. Peter Gast en lecteur rapproché de Nietzsche. Nietzsche quittant Venise pour Marienbad. Nietzsche et Epicure. Nietzsche rendant visite à sa mère (il prend seul dans sa chambre les repas qu'il se fait servir par sa sœur).. Nietzsche errant sur les bords du lac Majeur jusque vers Sorrente. Nietzsche à Gênes. Nietzsche découvrant Gênes avant Walter Benjamin. Salita delle Battistine, la mansarde de Nietzsche. La mansarde de Nietzsche aux 104 marches. Nietzsche seul, étendu sur son lit, sans lumière. « La réalité est un éternel écoulement » écrit Nietzsche. Nietzsche préparant lui même son risotto. Nietzsche seul devant la mer. Nietzsche terminant un de ses livres par «  ou bien  ». Nietzsche à Sils Maria un mois d'août 1881. Nietzsche déclarant « Il me semble que je mène une vie très dangereuse car ma machine est de celles qui peuvent sauter ». Le bestiaire de Nietzsche : l'aigle, le lion, l'abeille et l'araignée, la mouche au double œil en facette. Nietzsche «  Tout à la fois colombe et serpent et cochon ». Le piano de Nietzsche. Le rire de Nietzsche. Le rire dissolvant de Nietzsche. Nietzsche africain. Nietzsche tropical. Nietzsche et le monde souterrain des organes. Nietzsche et son « Il n'y a pas de faits, il n'y a que des interprétations ». Nietzsche et l'italique. Nietzsche réclamant de son lecteur la méfiance la plus attentive. Nietzsche abordant le mot comme la transposition sonore d'une excitation nerveuse ». Nietzsche et l'assimilation corporelle des expériences. La réception du deuxième livre de Nietzsche . L'échec total de la réception du deuxième livre de Nietzsche . Nietzsche et le véronal. Nietzsche et l'Hydrate de Chloral. Nietzsche et Carmen. Nietzsche se relevant de ses désastres. Nietzsche déclarant qu'il faut méditerraniser la musique (Bizet antithèse ironique de Wagner). Nietzsche à Messine fuyant le sirroco. Nietzsche et son « comment lire » : « Il faut être presque une vache, et en tout cas pas un homme moderne, il faut ruminer ». Nietzsche à Rome, dans une des chapelles latérales de l'église Saint Pierre qui sert de cabinet de travail à Paul Rée. Nietzsche et Lou Andréa Salomé. Les yeux de myope de Nietzsche posés sur Lou Andréa Salomé. Nietzsche amoureux. Nietzsche à Lou « Je vous dois le plus beau rêve de ma vie ». « Je ne sais plus si j'ai embrassé Nietzsche sur le Monte Sacro » déclarera vieillissante la belle Lou Andréa Salomé… Pour Nietzsche les suites de la promenade sur le Monte Sacro. Les dessins que Nietzsche trace avec sa canne tout en parlant avec Lou Andréa Salomé. Ses larmes. Les larmes de Nietzsche. Lou Andréa Salomé déclarant qu'elle espérait partager un appartement à Vienne avec Paul Rée et Nietzsche. Nietzsche et l'été à Tautebourg. Nietzsche et son « Il faut que je sois un ange si je veux vivre : vous ne connaissez pas de conditions aussi pénibles ». La photo du trio mis en scène par Nietzsche. Nietzsche et Paul Rée attelés à une carriole, Lou avec un fouet. Nietzsche et la branche de lilas. Nietzsche et la rupture avec sa mère. Nietzsche et la rupture avec sa sœur. Nietzsche et son « Vous ne vous êtes pas soucié de ma vérité ». Nietzsche et l'opium. « Je ne suis après tout qu'un demi-fou torturé par des migraines et qui a été complètement détraqué par sa longue solitude » déclare Nietzsche. La mère de Nietzsche à la sœur de Nietzsche : « Ou il épouse cette fille, ou il se tue, ou il devient fou ». Erreur dans le crime. Nietzsche trahi par Rée et par Lou. Nietzsche puritain. Nietzsche blessé. « N'importe quel autre homme se serait détourné d'une telle fille avec dégoût et à vrai dire j'en ai eu moi aussi le sentiment mais je l'ai maints fois surmonté ». Nietzsche et son livre pour tous et pour personne. Nietzsche insomniaque. Les terribles insomnies de Nietzsche. Nietzsche et n'importe quelle vérité. « Nous nous comportons à l'égard de n'importe quelle vérité comme avec notre ventre ». Nietzsche et les femmes. Nietzsche et Lou. Nietzsche notant que Lou avait « le caractère d'un chat, une bête de proie qui feint d'être un animal domestique ». Lou seule blonde aux yeux bleus dans l'entourage de Nietzsche. Lou décrite par Nietzsche comme « un petit singe maigre, sale et nauséabond. Nietzsche et le soleil. Nietzsche et les étoiles. Nietzsche passant l'hiver dans une auberge de Rapallo, si prés de la mer que les vagues l'empêchent de dormir. Nietzsche à Rome. La malle de Nietzsche en gare de Rome (cent quatre kilos de livres, notes et manuscrits). Nietzsche et le grand columbarium des concepts. Les notes préparatoires de Nietzsche. Nietzsche et ses incessantes notes préparatoires. Nietzsche et le mariage de sa sœur avec l'antisémite Förster « C'est pour moi une question d'honneur que d'observer envers l'antisémitisme une attitude absolument nette et sans équivoque, savoir : celle de l'opposition, comme je le fais dans mes écrits. .» Nietzsche longeant la côte occidentale et s'installant dans le vieux Nice. Nietzsche marchant dans les rues de Venise retrouvée (quatre à cinq heures par jour). Nietzsche à Menton, improvisant de brèves stances et des épigrammes « Mon style est une danse ; je joue avec des symétries de toutes sortes, et je me joue de ces symétries mêmes jusque dans mon choix de voyelles ». Nietzsche et les Préfaces. Nietzsche et les guillemets. Les guillemets chez Nietzsche. Nietzsche et les aphorismes. Les aphorismes et l'emploi de vie de Nietzsche. Nietzsche relisant ses textes et les rejouant. Nietzsche et son « S'il est vrai que le lièvre a sept peaux, l'homme peut se dépouiller de soixante dix fois sept peaux avant de pouvoir se dire : voici vraiment ce que tu es, ce n'est plus une enveloppe. » Nietzsche et Dionysos. Nietzsche et Apollon. Nietzsche et inventer mille manières de vivre. Nietzsche arpentant la Promenade des Anglais d'un pas singulier (il entrecoupe ses rapides bonds et ses petits entrechats de griffonnages dans un carnet qui ne le quitte plus). Nietzsche auto-publiant la quatrième partie de son Zarasthoustra à quarante exemplaires. Nietzsche lisant Pascal dans le texte et déclarant « Je l'aime presque ». Nietzsche et le rêve. Nietzsche déclarant « généralement le rêve est un bousillage ». Nietzsche et l'état de veille «  Ce que l'on est incapable de sentir – à savoir, si l'on a une bonne ou une mauvaise conscience à l'égard de quelqu'un – le rêve nous le fait savoir sans aucune ambiguïté ». Nietzsche se réjouissant à l'idée de retrouver Venise et écrivant en P.S à l'ami vénitien « Ne pas oublier, nous mangerons des baïcolis ». Nietzsche et les estampes japonaises. Nietzsche et les chansons provençales. Nietzsche et les titres. Nietzsche et les sous titres. Nietzsche et son « Impérissable est l'instant où j'inventai l'Eternel Retour. C'est à cause de cet instant là que j'endure le Retour. » Borges lecteur de Nietzsche. Nietzsche lu par Artaud, par Ponge et par Heidsieck. Nietzsche et Verheggen. Nietzsche chantant ses phrases et martelant les cloisons de sa chambre à coups de poings rythmés. Nietzsche et la jouissance : « La solitude aussi comme jouissance de soi, même pour celui qui se torture ». Nietzsche et le vide. Nietzsche et l'insomnie. Nietzsche découvrant la Baie des Anges avant Benjamin et après Byron, Stendhal et Shelley. Nietzsche rêvant d'aller s'installer en Corse plus précisément à Corte. Nietzsche y renonçant (il n'y a pas de chemin de fer entre Ajaccio et Corte). Nietzsche enfourchant l'une sur l'autre deux paires de lunettes pour déchiffrer une partition. Les lunettes noires de Nietzsche. Les lunettes de plus en plus noires de Nietzsche. Nietzsche et les fragments. Nietzsche et la stratégie du fragment. Les tirets placés par Nietzsche après le point final. Nietzsche philologue. Nietzsche professeur de lecture lente. Nietzsche et Offenbach. Nietzsche opposant Offenbach à la mignardise d'une sensibilité morbide ou blondement viennoise. La vue de Nietzsche de plus en plus mauvaise (il ne peut plus prendre sa nourriture dans les plats qui lui sont servis). Nietzsche entre dire ce qu'on ne dit pas et ne pas dire ce qu'on dit. Nietzsche et la Théâtromanie. Nietzsche et Dostoïevski. Nietzsche et le crime. La prose de Nietzsche. Le tempo féroce de la prose de Nietzsche. «  Je ne suis pas un homme je suis de la dynamite » prévient Nietzsche. Nietzsche et Coucouville-les-Nuées. Nietzsche et le caractère interprétatif de tout ce qui arrive. Nietzsche et le scénario. Nietzsche et l'écriture du scénario. Nietzsche et Empédocle. La chambre de Nietzsche prés du Rialto (la fenêtre donne sur le Grand Canal). Nietzsche et son «  Je ne veux pas devenir un saint, j'aime mieux être pris pour un guignol ». Nietzsche lucide « J'ai 43 ans et j'ai écrit 15 livres… aucun éditeur allemand ne veut de moi, même si je fais abandon de mes droits d'auteur ». Brahms lisant « Au-delà du Bien et du Mal » livre de Nietzsche autrement traduit « Par delà Bien et Mal ». Les aphorismes de Nietzsche écrits en marchant, entre deux migraines. Le non sérieux des analyses formelles concernant les aphorismes de Nietzsche. Nietzsche parodique. Le lexique de Nietzsche. Nietzsche baroque. Nietzsche baroque radical. Nietzsche autocorrecteur obsessionnel. Les incessantes modifications des titres des aphorismes de Nietzsche par Nietzsche. Santé et maladie dans l'œuvre de Nietzsche. Nietzsche lisant peu mais intensément. Nietzsche lecteur de journaux allemands. Nietzsche et Pindare. Nietzsche et la profonde mélancolie de Pindare. Nietzsche à Turin. Nietzsche sous titrant « Le cas Wagner » par « Lettre turinoise de mai 1888 ». Nietzsche et les sous-titres. Nietzsche et les titres. Le changement des titres chez Nietzsche. Nietzsche et les avant-propos. Nietzsche et les Post Scriptum . Nietzsche et l'italique. Nietzsche et les caractères gras. Nietzsche et la place des tirets (avant ou après le point final). Les marches de Nietzsche. Les longues marches de Nietzsche , hâtives, incohérente, brusquement ralenties. Nietzsche écrivant. Nietzsche écrivant debout puis assis. Nietzsche écrivant assis, la tête entre les mains, passant chaque paragraphe à la voix. Nietzsche écrivant assis, visage fixé sur la ligne s'écrivant, bouche ouverte et martelant le sol de ses pieds. Les pieds de Nietzsche. Nietzsche au centre de la nuit, cette impression d'anomalie temporelle. Nietzsche et les couleurs. Nietzsche et le rouge d'un arum aquatique. Calina brun rouge. Nietzsche amoureux de Turin. Nietzsche et les figues. Nietzsche et l'opérette. Nietzsche et les oranges. Nietzsche et Dürer. Nietzsche et le Grand Midi. Nietzsche envisageant un nouveau pamphlet « Loisirs d'un psychologue ». Nietzsche se rabattant sur « Crépuscule des Idoles » et sous titrant l'ensemble « philosophie du marteau ». Nietzsche anabaptiste. Nietzsche inquiet. Nietzsche seul. Les lettres de Nietzsche à son ami vénitien «  Ce que je vous dis, prenez le au tragique » « cette lettre aussi, je vous prie, prenez la au tragique ». Nietzsche et son Antéchrist. Nietzsche et son Ecce Homo. La lettre de Strindberg à Nietzsche. Les lettres de Nietzsche à Strindberg. Nietzsche et la nuit de la saint Sylvestre. Nietzsche signant ses lettres « Le crucifié ». Nietzsche signant ses lettres « Dionysos ». Nietzsche pendu au cou d'un cheval, baisant ses naseaux, en larmes. Nietzsche toujours à Turin, enfermé dans sa chambre meublée, hurlant et chantant sa gloire. Nietzsche fou. Nietzsche interné. Nietzsche séparé de tous, étendu sur une chaise longue et parfaitement immobile. Des oiseaux, parfois, dans le soleil du soir, se posent sur le corps de Nietzsche.

 

 

 



Texte Liliane Giraudon - dessin Christophe Chemin / Mon Nietzsche
© Inventaire/Invention et les auteurs - tous droits réservés - 2007
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