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La naissance d’Emily Dickinson un an avant la publication des poèmes d’Edgar Poe. La naissance d’Emily Dickinson un 10 décembre. Nous sommes en 1830 (la conquête de l’Ouest vient de pousser
les Indiens au-delà du Mississippi). Emily Dickinson et son frère. Le frère d’Emily Dickinson. Emily Dickinson écrivant à son frère : «Qu’est-ce qui nous rend si différents des autres ?» Les yeux d’Emily Dickinson. Les yeux d’Emily Dickinson «comme
le sherry dans le verre que le visiteur n’achève
pas». Emily Dickinson à Boston pour consulter
un oculiste. «Je suis malade depuis longtemps
et la douleur se porte sur mes yeux» écrit Emily Dickinson. Emily Dickinson et son «comment grandir, je ne sais pas». Emily Dickinson et son chien Carlo (muet et brave). La mort de Carlo, chien d’Emily Dickinson. Emily Dickinson parlant de
son cœur comme du plus petit salon du monde. Emily Dickinson et ce nœud dans la tête qu’elle
ne peut défaire. Emily Dickinson se désignant comme «celle que son chien comprenait ». Emily Dickinson et ses vingt-quatre poules qui n’ont pas la vulgarité de pondre (« Ce qui fait échec aux crèmes glacées.»). Emily Dickinson faufilant des ourlets. Emily Dickinson et son chat (il mange un fuchsia qu’il a pris pour des fraises). Les lectures d’Emily Dickinson : Keats, Mr et Mrs Browning, Ruskin, sir Thomas Browne et l’Apocalypse. Les anges qu’enfant Emily Dickinson rencontrait dans les bois (eux beaucoup plus intimidés qu’elle). Emily Dickinson enlevant une feuille de géranium. «Ma fleur préférée c’est le bouton d’or» déclare Emily Dickinson. Emily Dickinson plaçant un lys dans le vase du salon. «Si j’écrivais toutes choses comme je les entends et racontais tous les faits comme je
les vois, cela répandrait la consternation» constate lucidement Emily Dickinson. Emily Dickinson préparant les jaunes d’œufs pour les tartes. Emily Dickinsonécrasant les épices pour les cakes. Emily Dickinson faisant cuire des pêches. «Tant que Shakespeare est là, la littérature tient bon» déclare Emily Dickinson. Les lettres d’Emily Dickinson. Emily Dickinson et son «bizarre que moi si encline à dire non ne puisse le supporter d’autrui». Emily Dickinson enfouissant sa tête sous la couverture pour ne plus entendre le chant du rossignol. Emily Dickinson et les primevères. Emily Dickinson et les héliotropes. Emily Dickinson et son «je chante, comme l’enfant près du cimetière — parce que j’ai peur». Emily Dickinson et les résédas odorants. Emily Dickinson et les œillets en bouton. Emily Dickinson paraphrasant les Écritures. Emily Dickinson citant Charlotte Brontë. La ponctuation d’Emily Dickinson. Emily Dickinson s’appropriant Robinson Crusoé («My pathetic Crusoé — !») puis Mary Ann Evans Cross («My George Eliot.»). Emily Dickinson et la figure de la circonférence. Emily Dickinson et les proverbes. L’utilisation par Emily Dickinson de la forme énigmatique du proverbe.
Le récit des rêves d’Emily Dickinson. Le récit des
rêves d’Emily Dickinson dans les lettres d’Emily Dickinson. Le récit des rêves d’Emily Dickinson dans les poèmes d’Emily Dickinson (le ver mou
et tiède attaché dans sa chambre. Comment il devient serpent.). La grammaire d’Emily Dickinson. Emily Dickinson et les papillons («Battant la
ligne écarlate — ont un système esthétique — bien supérieur au mien.»). Le présent-futur chez Emily Dickinson. Emily Dickinson et le rouge cochenille. Emily Dickinson s’imaginant morte, les yeux fermés, avec une petite robe blanche et un perce-neige. Emily Dickinson désespérée à l’annonce
de la mort de George Eliot. Emily Dickinson et le chant du merle. À la critique « votre rythme est spasmodique » Emily Dickinson répond simplement «Je suis en danger — Monsieur.» Le maniérisme décoratif (noir et rose) d’Emily Dickinson. Emily Dickinson désignant la Tombe comme une chambre féroce. L’humour noir. L’humour noir et pathétique d’Emily Dickinson. Emily Dickinson cryptophile. Coquine Emily Dickinson. Les autoportraits entomologiques d’Emily Dickinson. Emily Dickinson et l’araignée («Sa tapisserie dépasse les nôtres —
en moitié moins de temps.»). Emily Dickinson et la mort. Emily Dickinson et le temps. La ponctuation d’Emily Dickinson («Quand je pense aux cœurs qu’elle peut couler ou saborder j’ai presque peur
de me servir de ma main, fût-ce pour une ponctuation.»). Les tirets d’Emily Dickinson. La graphie d’Emily Dickinson. Emily Dickinson à vingt-huit ans (elle entreprend de coudre en cahiers les versions de ses poèmes achevés). Emily Dickinson joignant un insecte séché à l’une de ses lettres. Emily Dickinson signant ses lettres par «Frère Emily». Emily Dickinson réclamant une jacinthe. Emily Dickinson passant de l’abeille au papillon et du papillon au cygne. Emily Dickinson écrivant à Higginson : «Vous n’avez pas su que
vous m’avez sauvé la vie.» La violence d’Emily Dickinson. Emily Dickinson et le point de croix. Emily Dickinson et Jacob (pugiliste avec l’ange
et poète). Emily Dickinson et Mark Twain. Emily Dickinson et le Christ. Ironique, cruelle Emily Dickinson. Emily Dickinson et la rime. Emily Dickinson et la ballade anglo-irlandaise. Morton Feldman et Emily Dickinson. La musique de Morton Feldman dans les vers d’Emily Dickinson. La prose d’Emily Dickinson. L’inséparable concordance entre les poèmes d’Emily Dickinson et la prose d’Emily Dickinson. Emily Dickinson apaisant sa famine avec son lexique. «À la maison je comptais le moins, j’avais la plus petite chambre, la nuit — petite lampe, un livre et un seul géranium.» Emily Dickinson tricotant le talon des bas dont elle a précédemment tricoté le haut. Les manuscrits d’Emily Dickinson. Les manuscrits non raturés d’Emily Dickinson (le mot faisant l’objet d’une variante est marqué d’une petite croix qu’on retrouve en bas de page, suivie de plusieurs propositions). La violence des indéterminations syntaxiques d’Emily Dickinson. Emily Dickinson parlant des poires. Emily Dickinson parlant des poires pur sucre, aux hanches roses comme des jambons et à la chair de bonbon. Emily Dickinson échangeant bonbons boutures bonnets et capelines. Emily Dickinson et le vocabulaire juridique. Emily Dickinson s’avouant «folle de bulbes» le bulbe n’est-il pas la forme la plus fascinante de la fleur ? Emily Dickinson et la publication. L’absence de publication de la presque totalité des poèmes d’Emily Dickinson du vivant d’Emily Dickinson. «La biographie, quelle sottise !» s’écrie Emily Dickinson.
Texte Liliane Giraudon - dessin Christophe Chemin / Ma Dickinson © Inventaire/Invention et les auteurs - tous droits réservés - 2007 w w w . i n v e n t a i r e - i n v e n t i o n . c o m
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