présentation de l'auteur :
Jean-Claude Ismar






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n texte à une voix.

La parole d'un prêcheur, d'un prédicateur, investie de la tradition des grands parleurs ; ceux dont l'oralité est le témoignage de l'existence d'une lignée qui prend sa source dans le continent africain (les Griots) pour se survivre et se renouveler à l'intérieur du syncrétisme Afro-Américain et Caraïbes.

À la suite de quelques figures légendaires ; Marcus Garvey, Martin Luther King, Malcom X - sans pour autant préjuger du bien fondé ou de la valeur des thèses qu'ils défendent - mais parce qu'ils sont d'abord des  maîtres de la parole qui marquèrent l'histoire des descendants des esclaves, il s'agit pour l'auteur d'apporter sa contribution particulière en créant un personnage de notre temps porteur, à la fois, de cette mémoire mais aussi et surtout de cette énergie propre à l'oralité. Ce texte prend sa justification dans l'hommage à la propre filiation antillaise de l'auteur (paternelle).

En prenant pour repère l'un des textes fondateurs de la Négritude, écrit par Aimé Césaire, publié en 1947 " Cahier d'un retour au pays natal " qui est le constat de l'état de la Martinique d'alors, nous voulons par effet de résonance, traiter de l'état du monde d'ici et de maintenant. En effet, il ne s'agit plus pour notre personnage de revenir au pays (rentrer chez lui) puisqu'il est né en Métropole, mais d'affirmer, au sein même de cette Babylone que constitue l'Europe avec ses grandes mégalopoles, sa profonde singularité.

Non plus retrouver l'Origine mais trouver (témoigner de) cette parole qui est la marque de la rencontre, du choc et aussi de l'alliage. À la fois dans l'écart et à l'intérieur. Une parole soutenue ainsi par un regard nouveau et aigu, sans complaisance aucune, intégrant la douleur ontologique et la légèreté du jeu. Une parole de l'ailleurs, de l'autre, de celui nomade devenu enfant adoptif.

Faire ainsi la démonstration de la force vive des mots par la constitution d'un langage qui accomplit l'assemblage pluriel de différentes traditions, origines, et plus précisément de différentes manière de chanter les mots, de s'en saisir ; celles du Griot africain, du conteur antillais, du baptiste ou du pasteur protestant, du poète ; en un mot porter la langue jusques en ses limites de rupture et de recomposition.

Sans jamais évacuer le sens, faire entendre ainsi l'étrangeté qui, tout en même temps qu'elle est le parasitage du français, l'enrichit et lui donne une nouvelle vigueur énigmatique. Pour preuve, ce que l'histoire de la langue française a déjà révélé ; à savoir qu'il n'est pas de langue vivante sans la cohabitation du savant et du populaire (l'argot, le verlan, l'académisme).

Ne plus craindre alors les détournements, les manipulations, les jeux sonores, de mots. Retrouver ainsi le temps d'une phrase, une descendance dans l'utilisation d'improvisations vocales pratiquées dans le blues (les onomatopées du scat , le hurlement des shouters ) ou bien user de néologismes aux vertus poétiques ou encore, en emboîtant le pas à Jacques Derrida, à propos de la distinction entre langue, idiome et dialecte :

" Je n'ignore pas la nécessité de ces distinctions. Les linguistes et les savants en général peuvent avoir de bonnes raisons d'y tenir. Je ne les crois pas tenables en toute rigueur, néanmoins, et jusqu'à leur extrême limite. Si l'on ne prend pas en considération, dans un contexte toujours très déterminé, des critères externes, qu'ils soient " quantitatifs " (ancienneté, stabilité, extension démographique du champ de parole) ou " politico-symboliques " (légitimité, autorité, domination d'une " langue" sur une parole, un dialecte ou un idiome), je ne sais pas où l'on peut trouver des traits internes et structurels pour distinguer rigoureusement entre langue, dialecte et idiome.

En tout cas, même si ce que je dis là restait problématique, je me placerais toujours à ce point de vue depuis lequel, au moins par convention entre nous, et provisoirement, cette distinction est encore suspendue. Car les phénomènes qui m'intéressent sont justement ceux qui viennent à brouiller ces frontières, à les passer et donc à faire apparaître leur artifice historique, leur violence aussi, c'est-à-dire les rapports de force qui s'y concentrent et en vérité s'y capitalisent à perte de vue. Ceux qui sont sensibles à tous les enjeux de la " créolisation", par exemple, le mesurent mieux que les autres. "

Ainsi mettre à l'écoute l'instabilité de la langue, sa refonte sans cesse renouvelée, son impossible fixité. Comme si le personnage qui s'exprime cherchait un droit de séjour à l'intérieur de mots qui lui sont pourtant familiers mais avec lesquels il entretient un rapport de défiance et de jeu. Le personnage est celui par lequel on entend le passage de cet autre à l'intérieur de la langue. Peut-être même est-il entré dedans par effraction.

Il y fait en tout cas sa marque singulière.

Phénomène en apparence ludique mais qui renvoie aussi à quelque chose de plus essentiel encore. C'est bien de poésie qu'il s'agit avec le bruit et la fureur de son rythme ; " Je parle du rythme qui fait faire des sacrifices, qui impose qu'on saccage, un peu, beaucoup, la "belle langue", la belle langue française, pour lui rendre son éloquence profonde ; et l'éloquence ne sort, ne vient que de ce qu'on nomme "l'âme" : de l'auteur et de ses figures." (Pierre Guyotat), et donc aussi d'une vision élargie du monde, métaphorique, qui évite de sombrer dans un quelconque particularisme (régional, culturel ou autre) pour rejoindre la véritable communauté des hommes ; par cette irrépressible soif d'être là qui nous relie au monde ; " Nous pencher sur un ailleurs, un inconnu, un inédit de la phrase et de nous-mêmes " (René Ménil, poète martiniquais qui a participé à la revue " Légitime défense ").

Peut-être serons-nous alors parvenus à satisfaire au véritable échange et au don qui n'excluent d'aucune manière ce qui est lié au vivant ; l'énigme, la singularité. En un mot, retraverser le réelÂ…

 

 

 

 

 

 


e mal va monde.
Très monde.
Beaucoup.
On sav'ça oui, trois fois oui.
Tant de ce mal partout.
Tant partout, tout partout et encore bien plus loin, bien plus ailleurs, au-delà, hors, out.
Dans l'alentour de tout nous-mêmes et de ça qui là, pas touché encore mais si bien entrevu, regardé, ausculté; la vie même.
Vie patatras, vie galimatias, vie gâchis, mais vie cependant, quand même néanmoins.
À fond dans l’ici, tout de suitement là, à l’air des narines, de visu, à la touche et mieux encore en le dedans fond, tréfonds du corps.
Et elle y va la vie, là où veut ou même si petitement peut, mais n’en est-il point de deuze, n’est-ce pas, pas question?
Alors, sav’ bien que cette vie là, telle ainsi faite, pas plus à refaire qu’ainsi va-t-elle.
Mal vie pour les uns, vie si belle pour les autres.
Résolument une et une seule, pas pour tous la même et pourtant si, dans le même temps longtemps de toujours.
Alors, il y eut l’avant.
Le grand avant du commencement de nous autres.
Ce début même, si parfaitement loin et vu tel le mieux de toujours, inaccessible et intouchable.
Aube ou Aurore, si souvent voulues nouvelles, mais tant et tant passées, à peine nées à nous que nenni vivantes en nous ; tout ce que ça qui fut langue d’avant les mots en la naissance d’un cri ; l’Origine, la Genèse, le Berceau.
Et quel drôle d’Eden que ce temps où l’on était encore bien moins debout que maintenant.
Belle engeance, n’est-ce pas, belle engeance ?


Mais et l’ici-da donc ?
Le maintenant présent d’aujourd’hui ?
Ce jour à même là, devant, tout devant ; jour pour nous levé chaque matin ; jour à nous venu ; ce jour de tous les jours, là est-il et tant est-il que pas si souvent apprécié en sa sempiternelle revoyure.
Il est alors ainsi fait que nul ne l’attrape et ainsi dit que pas entendu, tout comme tant de ce qui veut aller, va au bout du compte et s’oublie.
Tout comme, ça comme, pauvre pomme, poire et cætera.
Et les uns et les autres ; ces Messieurs Dames nous mêmes, tant à côté de tout que de tout côté gisants, geignants, holala.
Et c’est cela même qui à dire ou répéter souvent ; tant et tant, toujours, de ce temps du jour jamais à la main.
Tant et tant encore de ce jour à la main sans le moindre temps à rien.
Passe ainsi ça qui, si souvent, entre les doigts va, se faufile et n’a de cesse.
Mieux même, ne se peut aller que parce que laissé inadvertant tellement.
Alors oui, tout toujours devant nous et nous-mêmes ici, à la renâcle de tout ce qui dare-dare.
Ça qui, si rapide, n’éveille en nous aucune quelconque saveur hormis celle, queue d’une effluence passe-partout.


Et ainsi en est-il du jour d’avant la nuit, de ces heures, de ces minutes à la seconde près.
Ainsi en est-il du passage de l’un à l’autre et vice versa ; un moindre mal laissé pour compte, tout au bout, quand même.
Alors aller tout bonnement, aussi bien que le peuvent un pas, un pied, une enjambée.
Si même à tâtons et encore mieux à la frappe.
Et en cet élan tel ne plus avoir à perdre ce qu’on ne sait ni ne saura davantage.
Rien d’autre en sus qu’un corps ingambe à la route dévoué pas à pas.
Plus rien outre ce qui, par trop passe, a passé et repasse.

Ainsi fait de nous, tellement et tant.
Ainsi fait des autres, jamais si loin de nous.

De telle sorte n’est-il après l’avant que le jour d’hui ; celui-là venu tout devant le demain.
Ce demain si tant bien fait d’après que de trop tellement.
Tant à l’attente que tout autant échappé, là même, en le devenir advienne que pourra.
Que n’est-il alors si tôt dit que fait pour un mieux aller sans retour ?
Que n’est-il ce qui, tant et si bien, ne se peut dévoiler?
Ceci, cela, enfoui là même, en le creux de toute chose ou autre.
N’est-il pas ainsi davantage de centre que d’alentour, mais subsiste-t-il bien plus assurément périphérie en tout ; cela même, tout à fait tournivore et perpétuel.









t ça qui reste, à faire venir.
Et ça qui venu se laisse.
Tel en l’état, nul autre ouvrage à l’action qu’un besoin en devenir désir.
Aucune quelconque manière mieux sentie que ce qui, à façon, s’arroge un temps qu’on eût pu nommer existence.
Ça comme, la vie, comme, tout comme, comme, comme...
Vie qui veut ci, ce, cela et tant encore, si peu reconnue hors de l’onction d’une humaine main.
Intrusion, effraction et flonflons...
À jamais si mal en poche ou tout à l’opposé contraire si bien dedans.
Tant à l’enfouissement que bien plus loin que le plus ultime bout de tout.
Et qu’à cela ne tienne, y aller vers en tout endroit, même si plus tout à fait sûr que la peine en vaille quelconque chose.
Maintes fois se le dire et redire tant tellement que le taire, au final.
Ça qui bée à tout bout de champ entre le tracé d’un œil tout à son maintenant ici et la précession du regard.
Ainsi fait que plus jamais sav’ ça quoi d’un point de mire ou de ligne.
Ni davantage d’un rond, d’une surface ou d’une épaisseur.
Ce qui tant, au même, a fini par revenir et nullement autre nous fit.










'est nous pourtant qui là.
Nous qui sommes ainsi, comme ça, tant souvent à plat et à vide, aussi bien que mal.
Nous qui, pourtant, à prendre ou à laisser, mais ici-de, assurément.
Nous qui allons de sol gravieux à terre pavonnée, si tant va-nu-pieds que rien dedans poche, rien dedans sac mais tellement dans fond d’yeux.
On sav’ ça bien nous, sav’ bien ce que vie veut dire, celle toujours nôtre, pas vraiment vie mais qui fait comme, quand même, tout au bout.
On sav’ tellement que rien avec ceux-là, ceusses toujours les mêmes que si peu jamais à venir et pas davantage apparu.
Quel dire alors pour faire enfin et quel faire enfin qui se puisse raconter ?
Il est tant de mots qui ne sont pas nôtres, tant de ce qui, à nous, ne s’entend pas.
Parler alors, en l’extrême, à ce point tel, bout portant et touchant que toute langue se délie.
Pour une fois si bien bouche à bouche que non plus dent pour dent.
Faire mouche au corps, faire ça qui, bon et bien, va et s’immisce entre cul et chemise, au ras, à la fleur, à la collision.
Et se la tailler enfin si belle tellement et encore, encore.
Plus aucun mot sans son embas, plus aucune prise de langue sans sa petite mouille.
Tant d’eaux dormantes sous la pluie pas venue, tant d’eaux usagées qui versent jusqu’à plus soif.
Il ne se peut que ce que nous sommes, si même tant soit si petit ou mal tellement qu’en toute part aucun au-delà ni aucune embrasure.
On sav’ ça bien qu’il n’est d’autre alentour que celui qui séquestre.
On sav’ tellement qu’aucune démesure ne peut envie donner si tout toujours forclos et enceint.
Pourtant, passer outre ou mieux, en le dedans travers et aller comme il en va de l’à peu près, faire comme.
Et s’y foutre, à la fin, envers et contre ça qui nous régit, devant, tout devant et même bien face à face.
Tellement tout contre que finalement avec.
Au maximum scellé, soudé, presque tant mélangé que sûrement jumeaux bientôt.
L’un qui va à l’autre, l’autre qui est déjà l’un.
Tout un chacun pris à bras le corps, happé, enveloppé, tant et si bien qu’il n’est d’autre proximité que celle tout à fait emberlificotée.
Et c’est tant mieux ce corps à corps, même si beaucoup et trop tellement.
Mais c’est ça qui va à nous autres et reste encore; la peau, les os, tout ce qui, toujours, subsiste jusqu’au plus loin minimum.
Ça qui fait ce que vie souvent n’ose dire et rappelle toujours ; l’écorche de l’en-dedans et la profondeur d’une frotte abrasive.
Que de touchers pourtant en souffrance et que de caresses aussi, remisées et recluses.
Tant d’élans, ici raccourcis qui ne passent pas la rampe, nés à peine qu’occis déjà, tout d’abord.
Et les mots et les gestes et tout ce qui, fatras et bagages, va au plus pour l’assez, au beaucoup pour l’un peu mieux et au davantage encore qui n’y peut guère plus goutte finalement.

Alors, oui, ainsi fait tout de suitement pour toujours.
Ainsi fait tellement, complètement, tout à fait.
Ainsi fait, fit, fera encore.

Bout à bout de tout ; plus ou moins bien, de mieux en mieux ou mal parfaitement.
Toute chose en l’état telle quelle, sans l’avis de quiconque personne nous-mêmes.
À la vie, à la mort ou pareillement verticale, horizontale, levée, raplapla, au fil des ans, jours, et du temps longtemps.
Fil à fil, goutte à goutte, fil à goutte à fil.
Peu à peu, tout doux tellement et tant à la longue.
Tout ce que ça différent de ce qui, mal évalué, à la quémande en veut trop.
À l’unisson cependant, néanmoins.
Pas à pas et de concert assurément.
Ce qui vivant, si vivant et à la vie dévolu ne se peut vivre plus qu’il ne faut mais passe pourtant, pas tant qu’en cet endroit où patatras ne peut demeurer, mais là plutôt où coucou voir venir et gigote, se meut et tient bon.

Et quoi donc encore que chacun, chacune, ne sache à la fin ?
Rien autre que l’entièreté totale de toute vanitude à la vanille.
Ça qui si bon à la sucée s’éternise avec soi-même et bannit ce qui, de l’autre, n’est pas l’un.
Telle bouche au célibat tenue tandis que langue pendue éperdument et que bave et salive, ceci, cela, au meilleur du soi dit en passant.
Y penser tant et encore, sans nul doute aucun, tout à fait.
Ainsi donc est-ce mieux fait que dit et là tellement que déjà impromptu et inopiné.










uoi donc entendu tellement encore, là, ici-bas, devant, tout devant ça qui fait monde, ça qui fait vie de tous, Messieurs et Dames affairés tant à bout de tout ?
Quoi donc entrevu tout de suitement mal plutôt que bien, puisse à tous baraka donner et ça qui joue en dedans toujours ?
Que n’est-il à dire si tant de ce qui trop à voir peu entendu souvent encore ?









a même, tout petitement tel.
Ça même, tout bonnement comme.
Ça, tout entier dans le soi-même, tant et tant dedans que caché tellement, si fort sérieux beaucoup et tout.
Ça même qui va important tout à fait néanmoins, malheur de l’un qui est malheur de toute gent d’ici, bougres, bougresses, petits et grands ; tous ceux, toutes celles avançant ; ceux-là mêmes en le milieu du monde, dans sa patauge.
Tout ce que ça qui fait si vite rumeur de l’en-dedans de soi qu’il n’est plus goutte à rien, ni d’un quelconque bout de bonheur ni d’aucune parcelle fine de félicité.

Tout ça, cela, chose qu’on eût voulue petite, toute petite mais tant bombée au sortir de bouche qu’il n’est plus aux mots qu’une seule vraie manière ; la misère.










ant vouloir sentir, goûter, éprouver.
Tant souhaiter avec mains à la touche devant; soupeser, jauger, évaluer.
Faire ça comme tel épicier dont oscille la balance; un coup droite, un coup gauche, si peu tendue verticale, si peu à la plaine rase étale.

Et pourtant, toute même chose en l’une quelconque affaire d’affection ou d’inimitié.
Un temps pareil qui passe et repasse, fait sa bulle, s’enfle de ressassement.
N’est-il plus alors d’amour qui vaille et soit autre que bouts de chandelles à même boîte remplie à loisir ?
Si tant d’yeux déjà outre la première vision, quoi donc à savoir pour doigts à la frotte abusive ?
Mais aussi la bouche et le nez et le corps en entier toute ?
Aimer encore, quand même, dans un simple aller à l’autre.
Celui-là même pas voulu tel, qui là cependant ainsi vivant.
Celui-là, celle, devant, bonne mère, gazelle, donzelle.
Celui, face, sans qui, tout bonnement, pas le moindre bout d’ébauche à rien.
Ainsi va ce qui tant commence et ne cesse toujours ; ça qui, inachevé tellement, peut pour tout valoir.
Et si tant aucune cesse que de fin, pas le moins du monde requérir quiconque unique.

Sav’ça bien, n’est-ce pas, sav’ça bien tout à fait...










t tout ce que ça si dur ; tel mur devant tête à nous, et tout ce que ça c’est quoi, là, ici, autour tout autour qui vroume et vrombit tout autant dehors que dedans.
Chose là, rien moins qu’attirail du mal vivant, si vivant, trop vivant quand même, tout au bout, finalement.









i tel est que plus aucun mot ne vaille la peine d'une bouche, il n’est pareillement plus aucune bouche bordée de la moindre parole.
Continuer alors cependant.
Continuer avec tout ce que ça qui se peut encore.
Même si tant en reste, même si tout bonnement assez de ce qui vu, su, touché.
Même si parce que tellement encore zéro plus zéro égale tête à Toto.

Or donc !
Plus ça qui chose remise à plus.
Plus jamais machin tel au moindre.
Puisque tout attirail là qui vivant encore, va à l’insu de ci, en dépit de ça, et pour autant qu’il en va de la der des der.

Or donc !
Faire avec toujours, néanmoins.
Tout autant off que là même inside.
D’un côté l’autre couci-couça, et dedans l’intérieur, dedans le fin fond du trou, l’exact plein pile de la vie, là où faut, là où se doit, jusqu’à la lie et l’os, vaille que vaille et cætera.

Et arriver enfin.
Là même où rien ne demeure autre que pose du pis-aller.
Là même davantage où tant à s’y tenir s’érigent choses là coutumières aux soubassements.

Or donc !
Voilà ce que le...
Voili ça qui là...
Voilou ceci quoi...









a qui, tout comme et tout autant kif-kif, va partout, tout partout ; là, ici, encore et encore, tant égal que plan et raplapla ; tout ce que ça tout le temps à hue et à dia mais pour autant pas voulu tel et n’en a que faire absolument.
Ça qui tout d’abord bien pis que là, tant en avant de tout qu’aussi peu importe quelconque chose tout de suitement.
Ça qui même à la traîne, cependant devant toujours se rappelle puisque tant de ce qui coutumier encore a ceint boucles et cercles.









i c'est ainsi va, faut-il pour autant aller tant que ce qui là pas été encore, avant, tout d’abord ?
N’est-il rien autre qui n’aille sans que là ne soit ça qui fut toujours ?
Aussi tant que ce qui est va enfin tout de même, pas besoin davantage d’aller encore.
Rien autre mieux que l’ici qui va tel puisqu’importe peu tellement ça qui de toujours n’a pas su faire.










out autrement ça qui là possible et fera tant que faire se peut.

Aux mains rien en sus ainsi que de l'œil mais tellement ça qui tout de suitement là ; tellement ce tel aux mots gardés, et sorte excessivement autre.
Tellement ça qui ainsi fait dans l'entier cent pour cent prime abord.
Tellement, tel tellement, et d'un coup, seul, le prem'.

Ainsi entre ça qui fait et ce qui jamais si bien vu en le dedans noir de soi, guère goutte ne prévaut ; va alors ce qui point envié vient de ce que la partance a temps donné.

Tout bonnement là, la vie dénommée telle ; dans manière de ça qui chose du monde, avant, pendant, après ; dans place espèce où nulle issue autre qu'y être ou pas ; dans ce là tant fait de ça ; ici itou, ni plus ni moins.









es messieurs-là, auxquels en rajouter plus besoin, de même qu’à ces mesdames-là pas mieux loties, tous tant et tant revenus de tout et de ce qui attendu tellement.
Chose-là en amont, toujours en amont, au faîte même du plus haut de tous les hauts ; chose gardée tellement par-devers soi que chose là même essentielle, primordiale, et tout et tout.
Cette chose, celle du monde et des hommes, de l’avant monde et d’avant les hommes ; chose prem’ à tous les coups sans quoi rien fait ni à dire, ni dit ni à faire et tout ce qui s’ensuit normal.
Machin-là de tous les temps, pour toujours en nous-mêmes ou contre tout contre mais ce qui tout de suitement ça ne lâche.
Aussi faire avec puisque tant sav’ ça qu’autre part nul bel ailleurs.
D’aussi loin qu’il se puisse voir et davantage maximum.
Tant va alors ce qui est que bien plus sûrement peu s’en faut.
Si peu tellement que chacun debout riquiqui et tant encore plus petit que davantage minuscule.
Mais là tous néanmoins, à hauteur de ça qui nous-mêmes, tout nous-mêmes, nous, vous, eux, ils, elles.
Et ainsi est-il de ce qu’aussi peu importe au final ; là aller.

Aller, aller.
Aller tel et venir.

Aller, aller.
Là même, ici même, à même.

Aller, aller.
Tout à fait absolument là.

Aller, aller.
Et plus à fond ici.

Aller, aller.
Encore et encore.

Ha la la...










ci même, là même tellement, tant et tant pied fiché que tête là tourne et vire et s’échappe.
Aller alors, toute affaire cessante en le chemin voulu tel qu’ici-bas ou là-haut si peu importe tout ce que ça venu d’où.
Et même si besoin est, tant et tant, se peut-il savoir ce que d’une fin fait tout commencement ?
Il n’est de temps que celui-là même jamais venu mais si souvent encore devant, tout devant, pour toujours.









ller là où se doit et plus encore, aussi loin que fasse bon vent petit à petit, aussi grand que veuille ciel par-dessus monts et vaux, et au-delà même ; à la toute limite in-extremis de ça qui bazar vaut pour tous ripaille.









e qui tant excelle et d'air ne peut manquer, bombé tellement, soufflé à point et pour autant vaut si peu, à peine trois fois plus que tripette.
Ça qui, si loin, semble-t-il, top du top, tout à fait dessus le dessous de tout, ici même finalement, tout de suitement collé-serré, à ce point tel que nulle issue autre que celle absolument bataille.
Ça qui si souvent enduré, trop enduré ; cathédrale ou camion en travers de gorge, tel épine ou grain fatal, poussière, corpuscule, gris-gris ou éternité seigneuriale, à tout jamais là où intouchable et invisible, de sorte que pas vu pas pris, mais tant soit peu compagnon, et plus sûrement en le dedans de soi, sous peau et ventre, tout à fait même intromis inside.
Tout ce qui ça pas sav’ tout à fait mais dit tant encore et encore qu’il n’est plus aux mots qu’une et une seule appartenance consentie dans musique là.

Alors, oyez donc et listen to le plein-plein du monde ; il suffit bien aux oreilles de ne rien voir pour que naisse et disparaisse tout ça qui grand, si grand, tellement grand, n’est-ce pas ?

Monde là enfin revenu ou mieux sûrement, venu tout court tel qu’en nous-mêmes là, parfaitement inconnu.
Monde là jamais celui su tout à fait, ni même au meilleur rêvé, mais tant et tant ce qui du dehors a donné corps au dedans.
Monde là, tout bonnement né de ce que chaque nous-mêmes arrivé un jour.

Monde du monde over the world.
World of the monde tutti mundo.

Et ciel tout comme terre et mer, ainsi que choses là et machins, tous les machins ; ça, ce, ci, et les restes à la traîne derrière ; complétude enfin touchée sans barguigner et quitte de tout leurre.









evant, tout devant ça qui venu debout, tout debout.
Ici, là tout plein, ça qui aligné vertical.
Là même, côte à côte, ceux, tous et toutes présents tant tellement, à la juste frontière peaux et poils ; tous, ceusses ensemble, animal deux pattes chacun ou tête en l’air, érigés tant bien que mal, sans qui jamais foule ne se fit ni monde constitua ; tous, tant frères humains que loups de même aussi sûrement.
Ceux-là, celles, vus de visu tout de suite et si près vis-à-vis que famille à nous-mêmes, et mieux sûrement encore ou pire sans nul doute aucun, nous-mêmes même tout à fait.

Ainsi donc, si peu loin autre que les autres, sont-ils venus avant même quelconque annonce, sont-ils arrivés avant d’aller puisque là en tout point tout autour, agrégés, amassés, conglomérés.
Et c’est ça qui monde à eux, et ce qui va leur à nous de même, tout de même.
Pas de ceux-là possible sans ça qui nous ici, quand bien même des uns aux autres un temps se doive prendre.
Temps là obligé parce qu’à la préséance tenu mais tout autant ça qui bel espace donne à toute demeure sa première pierre.

Ainsi, petit à petit, ce qui des autres va pour tous suffit tout bonnement à l’un ou l’une et vice versa.
S’abolit alors ça qui toujours trop souvent a fait de ce qui à vivre ou vécu déjà le pareil ordonnancement commun de tout un chacun, compagnie, confrérie.









ien tant soit peu défini en l'attente par l'une quelconque forme de patience.
Sous couvert du debout, aucun pardon donné.
Et quoique ça qui choisi, importe davantage ce qui là, délaissé.

Toute même histoire pourtant partout ; à deux pas d’ici, ne rien savoir plus que ce que l’un et l’autre n’eurent pas l’heur de franchir de concert.









as plus à faire ça qui fi de l'œil a suffit à la touche puisque rien moins sûr qu’un tient vaille plus que ce qui deux à prendre.









uoi de ce monde tel ?
Quel quoi ça encore ?
Comment est-ce donc ceci là ?
Sûrement bien pis qu'annoncé et plus beaucoup tellement et tout que pas possible dire en sus.
Ainsi alors à quoi bon que serve ça qui sans cesse s'essouffle et sue sans qu'une seule once n'eût passé de ce qui sav'.

Plus qu'une bouche il est quelquefois là bonheur d'une main à l'allonge et quoique fasse corps du monde sur corps du dedans, c'est soi-même qui là quand même sûrement.









oute même chose est-il dit de-ci, de-là.
Toute même pagaille au domicile de tout un chacun ; ça qui micmac s’ébruite tant et tant qu’il n’est plus aux rumeurs aucun autre devenir que celui tohu-bohu, absolument.
Et c’est cela même ; parole des uns et des autres ; cela même bien plus encore, parole des uns contre les autres.

Beaucoup of bla-bla ici donc, tout soudain.
Beaucoup, très beaucoup, et si peu d’accordailles dans ce même temps là d’éloquence.

Bruit de l’un envers et contre tous, bruit du monde toujours d’à côté de même que de tout côté ça qui des autres complètement.
Tel bel écho cependant tout là-haut né de l’ici-bas, dessous, cœur du monde.
Tout ce que ça, au top comme au ras, remis à l’écoute, en audition, en prière, qui d’un simple souffle ne sait que la fin.
Ne retenir ainsi de l’histoire que nombre langues pendues dont le babil usagé gratifie le tapageur festin du monde.
Et persévère encore ça qui, mis enfin sous la dent, n’a de cesse obstinément d’aller à la lèche.

De botte à cul, trouver la faille à tâtons, et savoir qu’en l’autre c’est tout même même.
Tout autant tu que mû par ce qui l’habite en dedans.
Tout autant prêt que fait à la mal disance du silence.
Cet autre pas si autre qu’un autre tout compte fait.
Cet autre, icelui, sans lequel l’un possible et de deux ainsi de suite.

Cet autre bien assez là, tout bonnement, conséquemment.









ui là donc encore, qui donc ?
Est-ce autre ou pas ?
Tant parmi ceux-là possible ici.
Pourtant pas tous tant que là, pas tous.
Alors qui vive et va et vient ?
Quel lequel à même ici, quel quelconque autre quand même ?
Celui-là tel qu’ainsi comme ça, celui-ci pas autrement, là, absolument là fissa, pas trop tôt.









uel y a-t-il ici, tout bonnement ?
Est-ce ça là quand même tout partout ?
Pas si sûr pour autant que ce qui là pour de bon soit.
Tout de même sav’ça ce qui ci et ce.
Tout de même ainsi est-ce assurément.
Et quoique fût-ce par ailleurs, toujours est-il le, la, les, et mon, ton, son, and so on.










uel est-ce ce par quoi quelconque tel ?
N’est-ce plus que ça qui comme ?
Tant donc cela là.
Tant donc ceci soit.
Et dès lors ainsi cela, fut-ce toujours ce qui ça tel quel et même au mieux ici ?
Allons donc quand même ; point n’en faut tout autant ni moins par ailleurs.
Mesure pour mesure, de toute même manière ou autre, pas plus raide que molli.










oupe du monde pas manger de pain.
Ainsi soit ça qui fait.








a tel que là même ainsi venu même si pas au mieux ni tout à fait au plus mal.
Que diantre et foutre alors que l'un quelconque ou l'une sache ce qu'il en est ou a été.
Pas assez grave ça pour autant encore et donc pas tant de plis à faire, vagues ou remous.
Néanmoins cependant quel lequel qui and Co aux rênes de ça qui sourd pareillement tel ?
Assurément pas masse de ceux et celles passés tout partout ni même ces autres là pas allés encore mais tant fréquentés extrêmement.
Alors donc quoi donc ?
Est-ce à falloir dire chut ou n'importe quoi même espèce, tant est-il si mal entendu toute cause et affaire machin ?









mmune prétendument ça qui gardé derrière tête à nous ; innocence là tant belle tellement mais grosse, si grosse, et bien pis sûrement de toute prime abord encore.
Matériau tout entier vrai du dedans, pour de bon authentique, pur et dur, toc-toc.
Tel bataclan sans poids ni mesure et auquel pas touche quelconque main pleine de doigts.
Ça qui sauvé toujours contre vents et marées mais pour autant à la bringuebale s’adonne et ne s’oublie que le temps voulu d’un plain-pied dedans les eaux mêmes, à même.
À la baille ainsi ça qui là où tant va la vie que perdure ce qui okay à tout bout de champ ; la geste et la bouge de tout recommencement.
Et quoi donc encore là qui se puisse égarer tellement, si tant est bien vu que l’une quelconque face se survive dans le temps recto du pile ?

Aucune autre belle allure aux yeux du monde.
Aucune autre gloriole au faîte du grand temps longtemps.
Pas servi plus ça qui sans cesse tient et fait tenir telle belle ou mal image.
De même, tout bonnement, rien trop accorder aux visionnaires lignées du regard.

Tant de rémanences inscrites au patrimoine de l’œil, tant de ce qui beau, trop beau, va flash tout flash ; d’un côté comme de l’autre et donc de tout côté, même acabit, machin et tout ; rêve et berlue à n’en plus rien croire assurément.









a vie voulue si peu, tellement, et ce qui s'ensuit guère mieux davantage.
Si peu souhaitée ça qui source du tout entier entièrement.
Pas même petit bout venu à l’idée de tête ni même rumeur au moindre instillée.
Qu’apparaisse alors béance de bouche et d’œil, ne restera cependant que ce qui, tout bonnement, restera.
Ainsi parce que et quoique fassent larmes et mots, loin s’en faut alors que toute confidence s’élevât.









ien pis que l'oubliance ce qui jamais reconnu, va néanmoins pérenne.
Tout ce que ça qui, dans l’en-bas ou arrière fonds demeure tant en latence qu’il n’est plus d’allant autre que ce qui pas là encore, ni plus à venir, mais fut toujours et partout tellement.
Et pourtant bien mieux aller ainsi tel plutôt qu’autrement.
Bien plus oser là qu’en n’importe quelle autre résidence.
Si vitement acquis que rien de ce qui venu d’avant longtemps n’a d’égal ce qui là venu prompt.
Et bien que mille accointances aux mémoires occultes se joignent, il n’est pas si souvent bonne pioche à la ramasse des uns et des autres.









i peu d'autres nous mêmes dans ça qui bonne figure fait affaire ; et bien que ce qui né de l’œil au bout des doigts mis à jour ne cesse d’affleurer, il n’est rien pareil à ce qui fondu au corps n’a pas encore forme repris.









ue veuille éclore ça qui, bulle à l'orée de tout trou de corps, ne se peut garder tu ; suffit-il ainsi à l’écoute de tout silence ça qui tant voulu en l’état plein et intact ?

Renaître alors, encore une autre fois plus et jaspiner tant tellement qu’il sera dans le monde grand vent immense aux mille et un augures.








a qui corps fait cri du monde ou autrement ou mieux ou pis ; ça qui monde, tant là tout entier à corps et à cris, et tant grandement cependant à tue-tête qui de tous va ainsi à cru.
Et ce que dit ça qui tant entonné, au monde doit sa part mais aussi à ce qui pas né ni venu a maintes fois encore promesse annoncé.
Est-ce pour autant ça bien là qui voulu du meilleur aloi ?
L'est-ce bien tout à fait, ceci même ou cela là ?
Pas si souvent sûr ça qui à la savance du monde nécessaire absolument, quand bien même, de sorte qu'importe, ou de quelconque autre, paire de manches, bataclan, idem.










ller juste, le plus possiblement du monde.









out de ce qui, l'un vers l'autre, avance et se fraie route qui belle tellement ; se la taille même tant et tant que vient s'arrimer ce qui a bien voulu prendre à ça qui venu si proche.
Là est-il alors, au lard près, là s'avance-t-il à vous et a tu.

Oh que ça bien su qu'à la touche rien ne peut aller si totalement bien ; mais foutre quand même à ce qui nenni abdique.
Ainsi fait que l'un et l'autre font et que fera encore ça qui à faire ; jeu collé-mangé tandis que dodeline tout ce qui bout à bout n'en finit pas.
Et quoique quelquefois belle disance à hauteur de mot, aucune meilleure promptitude qu'une bouche cul de poule à la réclame de sa part de monde.
Endurer enfin ce que du monde va corps et se le donne, se le met, s'en met, remet et rajoute, et puis encore pas assez puisque parce que et quoique à quelque chose veuille servir bonnement ça qui si souvent nommé malheur.
Et c'est cela même qui ça, aller là où chacun ne peut autrement durer, demeurer, continuer ; là même où ça ce quel lie l'un à l'autre, les enamoure, assassine, et fout à plat ou cul ras du monde mais tant inévitablement les pousse et repousse.
Ici, part de l'un vouée à ce qui gît ; là-bas, part de l'autre qui point n'annule ça qui tellement érigé tient le ciel tel quel ; dessus, là-haut, où trace le regard d'un corps à l'affale; là même exact point pile de l'entre deux, trois, quatre mondes ou plus.
Pour de bon in extenso ça qui bouge en toute dimension ;
rotation, réfraction, dilatation.
Et quoi donc à ce que, ils, elles, et les autres savent ou pas ?

Aussi, ascension de l'œil aux longues tenances, bien rompu à ça qui de coutume tellement l'affole ; gestes à la plonge acquis tout bonnement de ce qu'entre les lèvres creuse la mouille d'une bouche grande ouverte.
Et s'ensuit plus encore, bien plus au-delà de ce qui se peut dire ; trouées aux nues, nuées en balade telles la mixtion de ça qui, mystère et boule de gomme, irrigue, arrose, éclabousse.

Oh que ça oui pain béni tout à fait.
Oh que si c'est ça même, rien plus jamais bis tant survenu ça qui neuf.

Or donc, car ni parce que, ni où, mais là tout de suitement enfin tellement et tant…










u guet là tout de suite, ça qui à venir se ramène déjà tant passe ce tel au plus près du touche à tout; de biais, de face, à la recule ; tout autour tourné vers ce qui contre se révèle centre de tout et fait un monde.
Belle gigotte à qui mieux mieux entre bas et haut, plus souvent bas que haut, de plus en plus bas, en bas là totalement ras, à fond, au fond et au plus du plus, de même que le moins du proche si proche.

Et alors ce qui tout de suitement bord à bord aussi circule en dedans.
Et alors encore, bien davantage encore ; ça qui sans plus tarder fait don, ça qui fait, ça qui passe et repasse, ça qui là même en la pliure, toutes les pliures, en la jointure, toutes les jointures, creux, failles, béances, non omis les trous, tous les trous.

Aucune partie remise à ce qui mol élan commencé finit tant soit peu dru ; ourlement, caressage, chatouillerie ; ça même force face à face, aller-retour compris, qui va tant et tant si bien rompu, repu, répandu.
Que faire autre alors que ce qui des uns aux autres peut pour tout un chacun ; ceci même qui là même quand même, tout autant ignoramment que parfaitement incoercible.
Et que ça oui, ça comme ; à s'en gratter l'œil, et de belles se payer, ceci là tout à l'avenant immédiat.
Aussi pas tant connu encore ça qui à quoi mène toute danse sauf pied devant l'autre pas à pas avançant.
De même est-il tellement ce qui au moindre réussi tant et tant cependant.

Alors s'en faire si peu finalement, et de moins en moins même, à peine plus qu'il ne faut pour aller puisque et parce que tout possiblement tenu, ici même, ça même, où l'œil soumet sa mire.









mpleur grande, si grande, venue soudain tout soudain.
Ici, là même, où tourne au monde le regard.

Et c’est alors que, et même bien mieux, tout va au plus.
Et c’est ainsi que, et sûrement plus encore, tout au mieux va.

Si belle allure à l'alentour partout que s’équivaut ce qui d’un côté l’autre.
Plus besoin d’aller alors ni même garder place, juste ainsi voir et revoir ce qui tellement arrive et ne cesse d’affluer ; monde là, tout de suitement né d’un rien à peine.










e qui va d'eux peut à l'un aller de même qu'à ces autres tout autrement avancés.
Ainsi ce qui tout au moins vaut pour deux a tout au plus fait ce que doit ; ici survenir avant même que de passer.









ais c'est le monde qui là pourtant, tout le monde.
Tel que chacun, chacune, le veulent voir et toucher tout de suitement.
Et tel qu’ainsi, ce monde là, à la figure toujours vient sauter.

 

 

 

 

 

 

Sermonnaire. Jean-Claude Ismar

 

 

[ Un premier roman, Métropolitain paru chez Denoël, puis Bacchanales chez Sens et Tonka (nov 2002). Echappé Marron , et Instantanées 1 puis Instantanées 2 , à paraître, ainsi que divers travaux et parutions en revues. Depuis l'hiver 92-93, poursuite de l'écriture d'un carnet-journal, Au jour le jour. Réalisations de différentes Lectures publiques de ses textes en cours d'écriture ou achevés.

Projet d'écriture de deux nouveaux textes, Le, Ainsi monde, et Misstress, pour lequel une bourse d'écriture a été attribuée par le CNL en 2003. ]......[ retour ]




Jean-Claude Ismar, Sermonnaire
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