Biographies

 

 

Mes bien-aimé(e)s
de Liliane Giraudon et Christophe Chemin
Inventaire/Invention éditions,
avril 2007
110 pages, 8 €

 

 

Mon Rimbaud
Ma Sappho
Mon Pouchkine
Mon Walser
Mon Beckett
Ma Tsvetaeva
Mon Brecht
Mon Artaud
Mon Nietzsche
Mon Racine

Ma Dickinson
Mon Benjamin
Ma Collobert
Mon Allais
Ma Bachmann
Mon Baudelaire
Mon Jacob
Ma Champroux
Ma Höch

 


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Le 9 avril 1821 naissance à Paris de Charles Baudelaire, fils de Joseph François Baudelaire et Caroline Dufaÿs née à Londres. Le demi frère de Baudelaire. La bibliothèque du père de Baudelaire. La mort du père de Baudelaire. Baudelaire seul avec sa mère. Il a six ans. Baudelaire sans son père. Baudelaire et sa mère (Jardin du Luxembourg, quai de la seine). Jacques Aupick et la mère de Baudelaire. Baudelaire sans sa mère. Baudelaire interne à Lyon. Il a treize ans et il écrit à sa mère « Veuille m'apporter au collège, si tu n'es point malade, de la pommade pour les lèvres, car depuis longtemps j'y ai mal ». Baudelaire chassé de Louis-le Grand pour son insolence. Baudelaire et les vêtements. Les vêtements de Baudelaire. La canne de Baudelaire. La canne à pommeau de Baudelaire. Baudelaire écrivant à Hugo. Baudelaire lecteur de romans gothiques anglais. Baudelaire et Petrus borel. Baudelaire rencontre Nerval. Baudelaire giflé par le général Aupick. Baudelaire embarqué sur le Paquebot-Des-Mers-du-Sud en direction de Calcutta. Après quatre vingt trois jours de mer, Baudelaire débarque sur l'île Maurice. Premier sonnet de Baudelaire « A une dame créole ». Baudelaire à l'île Maurice puis à l'île Bourbon. Le retour de Baudelaire. Baudelaire au général Aupick  : « Me voici revenu de ma longue promenade ». Majeur, Baudelaire s'installe quai de Béthune. Baudelaire héritant de son père. Baudelaire découvre « Garpard de la nuit » d'Aloysius bertrand. Baudelaire rencontre Jeanne Duval. Baudelaire dans l'île saint Louis. Baudelaire et la guerre au style enfantin. Baudelaire et la série des Hamlet lithographiés par Delacroix. Baudelaire à sa mère « … il ne sera pas question de conseil judiciaire. Si je m'apercevais que tu l'as fait à mon insu, je me sauverais immédiatement et pour le coup tu ne me verrais plus car j'irais demeurer chez Jeanne. » Baudelaire envisageant d'écrire des nouvelles. Baudelaire ayant en l'espace de dix huit mois dilapidé prés de la moitié de son patrimoine est mis sous conseil judiciaire (réduit à l'état de mineur il n'a plus le droit de disposer de ses biens.) Baudelaire adressant à Sainte-Beuve un de ses poèmes signé Baudelaire-Dufaÿs. Les signatures de Baudelaire. Baudelaire et les pseudonymes. Baudelaire et la confiture verte (prise dans du café turc). Baudelaire installant Jeanne rue de La Femme-Sans-Tête. Les vêtements de Baudelaire. Les vêtements de Baudelaire dessinés par Baudelaire (habit noir en queue de sifflet, paletot droit, chemise blanche au col rabattu). Les gants de soie rose de Baudelaire. Baudelaire et Daumier. Le goût de Baudelaire pour la caricature. Le goût de Baudelaire pour le simulacre «  Je me tue parce que je suis inutile aux autres – et dangereux à moi-même  (suicide raté). Baudelaire et la subjonctif. Le subjonctif dans les lettres que Baudelaire adresse à sa mère «  Je souffre beaucoup à l'idée de rencontrer ton mari ; il faudrait donc que tu daignasses me marquer une heure où je ne le rencontrerai pas chez toi ». Les déménagements incessants de Baudelaire (rue Corneille, rue Laffite, rue de Provence, rue Coquenard, rue de Tournon…) Baudelaire s'inscrivant à l'Ecole des Chartes. Baudelaire y renonçant. Baudelaire écrivant dans « Le Corsaire-Satan ». Baudelaire envisage de réunir ses poèmes sous le titre « Les lesbiennes ». Les poèmes de Baudelaire. Baudelaire boit du Bourgogne. Baudelaire fume des pipes de terre. Baudelaire parlant du « style de la couleur » chez Delacroix (mélancolie singulière et opiniâtre). Baudelaire et Lola Montes. Baudelaire posant pour Courbet. Baudelaire écrivant à Proudhon « Vous êtes le grand bouc ». Baudelaire lucide « Bon ou mauvais, tout se vend ; il ne s'agit que d'assiduité ». L'horreur de Baudelaire pour les hôtels garnis. Baudelaire et l'argent. Baudelaire enfermé dans l'insupportable cercle vicieux : trouver de l'argent pour en gagner. Baudelaire insistant auprès d'un libraire « Faites donc demander à Londres AU PLUS VITE les œuvres d'Edgar Poe et surtout l'édition à notice nécrologique, s'il y en a une. » Baudelaire gardant copie de ses lettres. Baudelaire et la prostitution. Baudelaire et la syphilis. Baudelaire racontant qu'il est le fils d'un prêtre défroqué. Baudelaire racontant qu'il s'est fait violer par des marins sur le « Paquebot-des Mers- du- Sud » commandé par le capitaine Saliz. Baudelaire convaincu que l'avenir appartient aux hommes déclassés. « Les lesbiennes » annoncées par Baudelaire deviennent dans le projet de Baudelaire « Les limbes ». Baudelaire et les titres. Baudelaire et Nerval. Baudelaire et Balzac. Baudelaire fou de Sterne, de Diderot, de Laclos, d'Hoffmann, de Richter et de Maturin. Baudelaire rédigeant son  « Edgar Poe sa vie et ses ouvrages ». Baudelaire déclarant que «  engendrer est la seule chose qui donne à la femelle l'intelligence morale ». Baudelaire prenant en charge les frais d'inhumation de la vieille mère de Jeanne Duval. Baudelaire avouant à sa mère qu'il a des maux de nerfs insupportables – exactement comme les femmes. Baudelaire précisant que déguenillé ou vivant convenablement il a toujours consacré deux heures à sa toilette. Baudelaire écrivant anonymement à madame Sabatier. L'amour de Baudelaire pour Madame Sabatier. Madame Sabatier recevant déclarations et poèmes de Baudelaire «  Je suis un égoïste, je me sers de vous – voici mon malheureux torche-cul ». Baudelaire se rend au Théâtre des Funambules pour y assister à la représentation d'une pantomime intitulé « Pierrot valet de la mort ». Baudelaire critique d'art. Baudelaire chroniqueur. Baudelaire insolvable. Baudelaire signant un contrat avec Poulet-Malassis. Les contrats signés par Baudelaire au cours de la vie de Baudelaire. Baudelaire suggérant à son éditeur de mettre «  FlEURS  » en italiques (« en capitales penchées, puisque c'est un titre calembour »). Baudelaire soignant son service de presse. Baudelaire conseillant à son éditeur de rééditer « Les liaisons dangereuses » et « Les lettres persanes ». Les tirets chez Baudelaire. Baudelaire et l'italique. Baudelaire et Joseph de Maistre. Baudelaire et Thomas de Quincey. Baudelaire traducteur de Quincey après Musset. Baudelaire annonçant ces traductions à son éditeur « Voilà mon cher ami le commencement de ce ragoût délicat ». Baudelaire et la morale du joujou (pour comprendre il faut voir dedans c'est-à-dire ouvrir c'est à dire détruire). Baudelaire et Racine. Baudelaire et Pétrus Borel. La chevelure bouclée noire de Baudelaire . L'étroit pantalon sanglé par le sous-pied sur les bottes vernies de Baudelaire. La cravate sang de bœuf de Baudelaire. Le visage glabre et cléricalement rasé (jusqu'au scrupule) de Baudelaire. Baudelaire attaqué par le Figaro pour son recueil « Les Fleurs du Mal » ; « L'odieux y coudoie l'ignoble, le repoussant s'y allie à l'infect ». Le procès de Baudelaire. Baudelaire faisant tout pour mettre les exemplaires de son livre à l'abri de la saisie. Baudelaire condamné. Baudelaire déclarant à Nadar qu'il lui est pénible de passer pour le Prince des Charognes. Baudelaire suggérant que la cervelle des enfants doit avoir un goût de noisette. Baudelaire à propos d'un livre de Feydeau «  Immense succès, livre répugnant, archi répugnant ». Les lettres de Baudelaire à Swinburne. Les placards de Baudelaire. Baudelaire et la publicité. Baudelaire déclarant « Je ne veux pas mourir obscurément ». Baudelaire dégageant la pensée anti américaine de Poe. La mère de Baudelaire déclarant à son autre fils à propos de Baudelaire « Je ne me doutais pas qu'il savait l'anglais d'une manière si parfaite ». Baudelaire et les titres. Baudelaire empruntant deux de ses titres aux Marginalia de Poe (Fusées+Mon cœur mis à nu). Baudelaire et la biographie «  Comment voulez-vous qu'on donne des notes biographiques ? ». Baudelaire collectionneur. Baudelaire découvrant chez un marchand d'art du Passage des Panorama un tableau de son père « Mon père était un détestable artiste ». Baudelaire amoureux du XVIIIem siècle. Baudelaire écrivant « coyon » pour « couillon ». L'orthographe de Baudelaire. Baudelaire insistant auprès de son éditeur « Je vous recommande seulement, lors de la mise en pages, de ne pas être avare de blancs ». Baudelaire se demandant si une dédicace ne doit pas TOUT précéder, même le titre. Baudelaire confondant l'œil de la lettre avec le corps de la lettre. Baudelaire et la ponctuation « Quant à ma ponctuation rappelez vous qu'elle sert à noter non seulement le sens, mais la DECLAMATION  ». Baudelaire et les revues «  Cher Monsieur. Je suis désolé de vous faire observer pour la dixième fois qu'on ne retouche pas MES vers. Veuillez les supprimer. » Baudelaire rassemblant ses lecteurs en s'adressant directement à eux. Baudelaire et la remémoration. Baudelaire putchiste. Le programme de Baudelaire. Le programme de Baudelaire face à Hugo + Vigny + Musset «  Je dois créer un poncif ». Baudelaire plaçant sa pensée à hauteur de charogne. Jules Laforgue parlant de l'américanisme de Baudelaire. La machinerie du squelette dans l'érotologie de Baudelaire. Baudelaire comme Nietzsche aimant les habitudes courtes. Baudelaire rapprochant le maniement de la langue d'une pratique de sorcellerie. Baudelaire et l'exercice de la cruauté. Baudelaire et Bataille. Le visage glabre et cireux de Baudelaire. Le visage glabre et cireux de Baudelaire troué par d'aigres prunelles noires. Roubaud se faisant le visage de Baudelaire (erreur, le buste ne suit pas). L'admiration de Baudelaire pour Théophile Gauthier. Baudelaire se dressant contre la photographie «  refuge de tous les peintres manqués, trop mal doués ou trop paresseux pour achever leurs études ». Avant l'hôtel de la rue d'Amsterdam, les vingt trois adresses de Baudelaire. Baudelaire et les cafés : le café de Madrid, Le Café de Mulhouse, Le divan, Le Peletier, La closerie des Lilas, Le Buffet Germanique de la rue Jacob… Baudelaire à sa mère (après la mort du général Aupick) «  Si nous essayions une bonne fois d'être heureux l'un par l'autre ? » Baudelaire espérant trouver à Honfleur ou au Havre un professeur d'escrime. «  Verrai-je la mer de ma chambre ? » demande Baudelaire à Madame veuve Aupick. Baudelaire soignant ses difficultés respiratoires en prenant de l'éther et de l'opium. Les traites de complaisance entre Baudelaire et Poulet-Malassis. Baudelaire à Honfleur dans la maison joujou de sa mère. Baudelaire envisageant de composer une anthologie historique de poètes français dont il rédigerait les notices. Baudelaire et la correspondance. Les billets de Baudelaire. Baudelaire à Jeanne Duval «  Avec ces chemins glissants ne sors pas sans être accompagnée ». Baudelaire parano, cachetant ses lettres à la cire marquée d'une empreinte (avec de l'eau n'importe qui pouvait décacheter une lettre sans empreinte et la recacheter adroitement). Baudelaire écrivant à Sainte-Beuve «  J'ai besoin de vous comme d'une douche ». Baudelaire séparant les hommes en « toniques » et « atonifiants ». « Quand on estropie mon nom je pardonne difficilement » précise Baudelaire. Baudelaire désirant illustrer d'un dessin une de ses traductions de Poe. Baudelaire dessinant. Les dessins à la plume de Baudelaire. Baudelaire et l'autoportrait. Les autoportraits à la plume de Baudelaire rehaussés au crayon couleur rouge par Baudelaire . Baudelaire et Wagner. Baudelaire et Constantin Guys. Baudelaire ajoutant ses « Tableaux parisiens » à la deuxième édition des « Fleurs du Mal » (1500 exemplaires). Baudelaire nommant ses « Poèmes nocturnes « essais de poésie lyrique en prose ». Le goût de Baudelaire pour le marquis de Custine. Baudelaire et Marceline Desbordes-Valmore. Baudelaire dans l'atelier de Manet. Baudelaire citant Saint Augustin. Flaubert et Baudelaire. Baudelaire et l'Académie française. Baudelaire et les Honneurs.  « Qu'on décore tous les français, excepté moi. Jamais je ne changerai mes mœurs ni mon style. Au lieu de la croix, on devrait me donner de l'argent, de l'argent, rien que de l'argent ; si elle ne vaut que vingt francs, qu'on me donne vingt francs ! ». Baudelaire avec Jeanne Duval infirme, à la rôtisserie Pavard, rue Notre Dame de Lorette. Baudelaire réclamant avec force, pour la nouvelle édition des Fleurs du Mal « UN CARACTERE PLUS GROS QUE L'ANCIEN ». Baudelaire finissant par reconnaître son inaptitude au roman « Je ne sais pas faire de romans en dix volumes, ni même en deux volumes ». Baudelaire et le Théâtre « Le théâtre m'inspire un tel dédain, que j'ai pensé, pour abréger la besogne, à m'adresser à un collaborateur, le plus célèbre et le plus bête que je pourrai trouver… ». Baudelaire et Barbey d'Aurevilly. Baudelaire et la nouvelle. Baudelaire entendant très distinctement des voix lorsqu'il s'endort, des phrases complètes mais très banales, très triviales et n'ayant aucun rapport avec ses affaires. Baudelaire écrivant à sa mère  « Je suis convaincu que l'un de nous deux tuera l'autre, et que finalement nous nous tuerons réciproquement ». Baudelaire envoie à son éditeur une recette de gelée de lichen contre le rhume. Poulet-Malassis éditeur de Baudelaire est emprisonné pour banqueroute frauduleuse. Baudelaire et les adverbes. Baudelaire écrivant « tellement quellement » pour « telle quelle » « Voici une note faite tellement quellement ». Les virgules et Baudelaire. Baudelaire avertissant un Directeur de Revue «  Supprimez tout un morceau, si une virgule vous déplaît dans le morceau, mais ne supprimez pas la virgule, elle a sa raison d'être ». Baudelaire songeant à poudrer ses cheveux gris pour les rendre blancs. Baudelaire sacrant Constantin Guys « peintre de la vie moderne ». Baudelaire informant Manet que dans son « Christ aux anges » le coup de lance a été porté à droite et non à gauche. Baudelaire convainc Manet de changer la blessure de place. Ne supportant plus Paris, Baudelaire part à Bruxelles pour y trouver un éditeur et y faire des lectures «  Je veux travailler à Bruxelles comme un Démon ». Baudelaire logé à l'hôtel du Grand Miroir rue de la Montagne à Bruxelles. Baudelaire donnant une lecture chez Crabbe, agent de change, ami des arts. Baudelaire payé cinquante francs la lecture au lieu des deux cent prévus. Baudelaire obligé de faire connaissance avec le Mont-de-Piété de Bruxelles. A la question « Pourquoi avoir si patiemment traduit Edgar Poe » Baudelaire répond que c'est parce que Poe lui ressemblait «  La première fois que j'ai ouvert un livre de lui, j'ai vu, avec épouvante et ravissement, non seulement des sujets rêvés par moi, mais des phrases pensées par moi et écrites par lui vingt ans auparavant. » Baudelaire vérifiant qu'il y a un grand danger à laisser longtemps un travail interrompu et à faire plusieurs choses à la fois. Baudelaire décidé à se coucher tous les soirs à neuf heures et se lever à cinq pour fabriquer un petit livre de réflexions sur son voyage. Baudelaire plaçant le belge entre le Singe et le Mollusque. Baudelaire lisant « Le capitaine Fracasse » (« Il y a des beautés étonnantes »). Baudelaire impresario de Baudelaire. «  Baudelaire en bouffon. Baudelaire en image d'Epinal. Baudelaire traduit par Benjamin. Baudelaire contemporain de Kierkegaard. La figure de la lesbienne chez Baudelaire. Brecht lecteur de Baudelaire. Tsvetaïeva traductrice de Baudelaire. Rimbaud lisant Baudelaire. Les portraits de Baudelaire. L'évolution de la bouche de Baudelaire dans les portraits de Baudelaire. Baudelaire en dandy femelle. Baudelaire en observateur lucide : «  quand je pense à toutes les ordures et à toutes les niaiseries qui se vendent si facilement ! » Baudelaire annonçant à sa mère qu'il va se mettre aux lavements froids avec laudanum. Baudelaire déclinant une invitation de voyage en ballon pour Nadar « J'ai besoin de retourner à Honfleur. J'ai besoin de ma mère, de ma chambre et de mes collections ».  « Les petits poèmes en prose » de Baudelaire s'appelaient initialement « Poèmes nocturnes ». Comme moyen de se contraindre à rester chez lui et afin de se soulager d'autres besognes Baudelaire accepte de traduire du latin. « Le banquet de Trimalcion » de Pétrone traduit par Monsieur Charles Baudelaire annoncé. Jamais publié. Baudelaire répandant le bruit qu'il a tué son père et qu'il l'a mangé. Baudelaire cherchant un agent littéraire. Baudelaire projetant de publier dans le Figaro une série de « Lettres belges » sous le pseudonyme de Charles de Féyis. Les variations sur le nom de la mère de Baudelaire par Baudelaire . «  Plus l'homme cultive les arts moins il bande » constate Baudelaire. Le projet de « Lettres belges » transformé par Baudelaire en «  La Belgique déshabillée ». Baudelaire et le quinquina. Baudelaire et le guignon. «  Elle est en rut, elle veut être foutue » c'est ce que note Baudelaire à propos de La Femme. « Je ne suis pas traducteur » affirme Baudelaire. Baudelaire dressant une liste d'éditeurs possibles. Baudelaire supprimant le vin le matin (viande froide et du thé, à l'anglaise). Baudelaire et l'hygiène. Sainte-Beuve commençant ses lettres à Baudelaire par « Mon cher enfant ». Baudelaire toujours à Bruxelles, passant pour fou parce qu'il a demandé une grande table pour écrire et une grande chambre pour marcher. « La vue d'une femme belge me donne envie de m'évanouir » écrit Baudelaire à madame Paul Meurice. Baudelaire parlant de la vitalité de nègre d'Alexandre Dumas. Les trois articles admiratifs de Verlaine en direction de Baudelaire. Baudelaire et Mallarmé. Baudelaire malade. Baudelaire notant ses symptômes « Vague dans la tête. Etouffements. Horribles douleurs à la tête. Lourdeur ; congestions, vertige complet… Debout je tombe ; assis, je tombe. Tout cela très rapide… ». Baudelaire se soigne : pilules d'opium, de valériane, de digitale et de belladone. Baudelaire et l'autodérision «  J'ai eu bien des désirs dans ma vie. Je ne connaissais pas le désir de vomir et de ne plus faire de culbutes ». Baudelaire paralysé, rue des Cendres à Bruxelles. Baudelaire aphasique et que l'on transporte en bordure de la forêt de Soignes. Baudelaire ramené à Paris. Baudelaire prés de l'arc de triomphe. Prés de l'arc de triomphe Suzanne Manet jouant du Wagner pour Baudelaire , mort vivant dans la clinique du docteur Duval. « On lui applique de la musique wagnérienne comme une médecine » écrit Nietzsche à propos de Baudelaire. Baudelaire conscient. Baudelaire mourant entre les bras de sa mère, un matin, à quarante six ans et quatre mois. Baudelaire.

 

 

 



Texte et dessin Liliane Giraudon / Mon Baudelaire
© Inventaire/Invention et les auteurs - tous droits réservés - 2008
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