u'est-ce que le réel ? Qu'est-ce que le vrai ? Un art comme
la littérature peut-il en usant des moyens qui sont les
siens aborder le territoire de cette expérience singulière
? Peut-il être un lieu de partage, de mise en commun de
l'expérience du vrai, expérience de la douleur,
de la mort ? Expérience du désir aussi, traversant
et la douleur et la mort puisque où il y a littérature
il y a acte de foi dans le langage ? Nous pensons que oui. Nous
pensons même qu'un texte littéraire tire sa valeur
et sa raison d'être du rapport qu'il entretient avec ces
questions. Ce n'est pas une marchandise. Un auteur n'est pas un
cheval de course.
Depuis bientôt deux ans, la revue Inventaire/Invention
et le Métafort d'Aubervilliers défendent cette conception
de la littérature et c'est peut-être pour cela que
la revue est devenue en peu de temps un lieu si singulier dans
le monde littéraire. Sans parler de l'univers d'Internet.
Dès la semaine prochaine, nous reprendrons notre rythme
de mise en ligne de deux textes inédits par semaine. Nous
commencerons par une nouvelle version du texte de Dominique Sigaud,
La confusion du sourire, puis nous vous proposerons Prolégomènes
à tout château d'eau, de Jean-Yves Jouannais,
Chemin faisant, de Louise L. Lambrichs, et Vers Aubervilliers
de Thierry Beinstingel. Nous continuerons également d'explorer
les questions soulevées par le développement des
nouvelles technologies avec L'enjeu démocratique des
NTIC, de Gérard David, chercheur et philosophe. Tous
ces textes deviendront des petits livres de la revue le 11 octobre.
De plus, Inventaire/Invention abordera cette année
une nouvelle approche des textes. A côté de leur
mise en ligne, voire de leur publication sous la forme des petits
livres, nous organiserons au Métafort d'Aubervilliers
des lectures publiques de certains d'entre eux. Ce sera Ouverture
pour cause d'Inventaire, un rendez-vous désormais régulier
avec les auteurs de la revue et leurs textes. Nous vous en reparlerons.
Qu'est-ce que le réel ? / La rédaction