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Mahmoud Darwich,
Le
lit de l'étrangère,
éd.
Actes Sud, coll. poèmes,
79 pages, 12.04 euros
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"L'autre jour, je donnais une conférence sur l'engagement
et la poésie à Nazareth, en Galilée, ma région
natale. J'ai attaqué, une fois de plus, cette idée
d'une " poésie nationale ", patriotique, à
laquelle nous, Palestiniens, serions condamnés. Non, les
roses ne symbolisent pas forcément les blessures des martyrs.
J'ai dit tout cela un soir, et le lendemain matin Ariel Sharon,
en visitant ostensiblement l'esplanade des Mosquées, à
Jérusalem, donnait le point de départ de l'embrasement
que l'on connaît. La réalité a fait sa propre
conférence
"
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En octobre dernier, le poète palestinien Mahmoud Darwich était
de passage à Paris à l'occasion de la parution en français
de son dernier recueil, Le lit de l'étrangère,
aux éditions Actes Sud. Et s'il était sollicité
de toutes parts, ce n'était pas en raison d'un soudain engouement
délirant pour la poésie : quelques jours auparavant, le
28 septembre 2000, avaient éclaté en Israël les premiers
affrontements de la deuxième Intifada. Les journalistes français
s'arrachaient donc l'un des plus grands poètes arabes vivants
pour lui demander son commentaire sur la situation politique au Proche
Orient. Lui-même, bouleversé, avouait dans l'entretien
cité plus haut - accordé à Télérama
- n'avoir pas très envie de parler poésie.
Le lit de l'étrangère se trouvait
ainsi relégué au second plan. Qu'y avait-il dans ce recueil
? Des poèmes d'amour
La guerre venait de faire au poète
une singulière queue de poisson, ranimant chez lui un vieux regret
: celui de devoir l'intérêt qu'il suscite à son statut
de symbole, de héraut de la cause palestinienne, et non à
sa seule stature d'écrivain. A l'automne 1996 déjà,
alors
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qu'une revue israélienne préparait la première anthologie
de son uvre en hébreu, Darwich déplorait que ses poèmes
d'amour n'aient pas été retenus. Il exprimait ce souhait,
dans lequel on aurait tort de ne voir qu'une provocation : "Je
voudrais être présenté au public israélien
comme un poète de l'amour. Je veux que le public, tout le public,
connaisse le poète qui est en moi, pas seulement le Palestinien
qui est en moi."
La poésie n'est pas la seule victime de ces
interférences désespérantes, de cette réalité
envahissante qui fausse inexorablement toute communication entre lui et
les autres : l'un des poèmes autobiographiques de Darwich, Rita,
évoque son histoire d'amour avec une Israélienne. Il débute
ainsi : "Entre Rita et mes yeux / S'interpose un fusil
"
Des années plus tard, dans l'un des entretiens du recueil La
Palestine comme métaphore, il dressait ce constat d'échec
: "La réalité montait les tensions, provoquait des
disputes. L'idée d'ennemi avait en fait pénétré
la relation ; l'homme et la femme s'enlaçaient, mais l'ennemi était
tapi sous leur lit." Darwich sait cependant qu'une poésie
"chimiquement pure" ne serait qu'un leurre mortifère,
comme l'amour "chimiquement pur",
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vécu en huis clos, dont parle Albert Cohen dans Belle du Seigneur.
A la journaliste de L'Humanité qui lui demandait s'il regrettait
d'être perçu comme un poète politique, il répondait
clairement : "Non. Je revendique toujours ma palestinité,
je suis toujours en plein dans le sujet, il m'est impossible de m'en extraire.
Mais je suis parfois déçu que l'on n'ait vu que cela en
moi." Un universitaire syrien qui avait donné une conférence
à la Sorbonne sur la poésie arabe, à la question
de savoir s'il avait parlé de Mahmoud Darwich, répondit
un jour : "Bien entendu, lorsque j'ai parlé de la cause
palestinienne." "Je n'ai jamais lu de plus violente attaque
contre ma poésie, commentait l'intéressé. Je serais
donc en dehors de la poésie, les écrits des Palestiniens
relèveraient de l'Office des réfugiés de l'ONU et
du Conseil de sécurité
"
Darwich a toujours entretenu avec le politique des
rapports dont il revendique la complexité. "Dans nos vies,
dit-il, le politique n'est pas une affaire de partis, c'est plutôt
l'un des noms du destin." Lui-même avait sept ans en 1948,
lors de la création de l'Etat d'Israël. Il s'est retrouvé
pris en pleine
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nuit dans le tourbillon d'une fuite à travers la forêt, sous
les balles, pour échouer dans un camp de réfugiés
de la Croix-Rouge, au Liban. Là, il entend prononcer des mots nouveaux,
qui désormais baliseront son univers : patrie, guerre, armée,
réfugiés, frontières
Un an plus tard, sa
famille et lui retournent clandestinement sur leurs pas ; mais leur village,
Birwa, a été rasé. Comme ils étaient absents
lors du recensement, ils restent plusieurs années en situation
irrégulière dans leur propre pays. Bon élève,
Mahmoud découvre la littérature, qu'il lit tant en arabe
qu'en hébreu. Devenu adulte, il milite au Parti communiste israélien.
Il écrit ses premiers poèmes, qui lui valent la prison.
En 1971, déjà célèbre, il s'enfuit au Caire,
où il est accueilli triomphalement. Puis ce sera Beyrouth, pendant
la guerre civile, qu'il a relatée dans Une mémoire pour
l'oubli. Il sort de Beyrouth avec l'OLP, qu'il accompagne dans sa
fuite à Tunis. Il passe enfin dix ans à Paris, son exil
le plus lointain, avant de retourner en Israël et de s'établir
à Ramallah, en 1996.
"La terre nous est étroite, dit l'un
de ses poèmes les plus célèbres. Elle
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nous accule dans le dernier défilé et nous nous dévêtons
de nos membres pour passer." Cette étroitesse dans la
marge de manuvre vaut aussi pour la condition de poète dans
un pays occupé, morcelé. La situation de Darwich est celle
d'un funambule. Comment "fouiller dans son monde intérieur",
selon sa propre expression, quand le contexte politique ne cesse de vous
harceler, quand vous n'avez nulle part où vous placer hors de sa
portée ? Comment se démarquer en cherchant sa voix propre,
quand la pression extérieure permanente oblige la communauté
à faire bloc ? Comment construire une identité singulière,
riche, quand l'occupant, mais aussi le reste du monde, vous réduisent
constamment à un stéréotype ? Mais la parole, difficile,
empêchée, se fait aussi plus essentielle. Elle devient le
seul moyen de conjurer la perte, l'absence, l'engloutissement d'un monde.
Darwich se proclame "poète troyen", "parce
que Troie n'a pas relaté son histoire" . Il se place résolument
du côté des perdants : "La langue du désespoir
est plus forte poétiquement que celle de l'espoir. Car il y a assez
de place dans le désespoir pour contempler le destin de l'homme,
pour donner, ainsi qu'une fenêtre, sur le rivage de
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l'humain, alors que le vainqueur en est privé. (
) La force
du désespoir réside dans le fait qu'il vous donne le sentiment
de votre capacité à composer une présence humaine
nouvelle. Le désespoir peut recommencer la Création. J'aime
la poésie parce qu'elle nous fait don d'une force, même fictive."
Ailleurs, il a cette formule : "Je défends la force de
la faiblesse contre la force de la force." C'est après
juin 1967 et le désastre de la guerre des Six jours, qui a vu l'écrasement
des armées arabes, l'expansion de l'occupation et une nouvelle
hémorragie de réfugiés palestiniens, que l'uvre
du "poète troyen" connaît son plus fort
retentissement, d'un bout à l'autre du monde arabe.
La parole permet à l'écrivain dépossédé,
exilé, à la conscience "disloquée",
de se bâtir "une patrie dans la langue". Il le
fait d'abord pour lui-même : "Ma démarche est une
fuite vers le moi poétique, vers l'abri que dispense la coquille
de la poésie." Lors de son premier séjour en prison,
il compose A ma mère : "Je me languis du pain de
ma mère
" Le poème, mis en musique par le
chanteur Marcel Khalife, fait vibrer des millions d'hommes, qui y trouvent
un
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écho à leur propre nostalgie de leur mère, de leur
patrie. En 1962, à la sortie du bureau du gouverneur militaire
où il est allé demander une carte d'identité, à
Saint-Jean-d'Acre, Darwich se surprend à psalmodier les réponses
qu'il vient de faire au fonctionnaire. Ainsi naît le poème
Inscris ! Je suis arabe. L'injonction, se répandant comme
une traînée de poudre, devient un slogan dans la bouche des
manifestants, dans tout le monde arabe et jusque dans les banlieues françaises.
"Je me tiens au milieu, sur la frontière entre la voix
publique et la voix personnelle", dit Darwich. Partout dans le
monde, lors de ses récitals, des milliers d'auditeurs extasiés
l'acclament. Il assume cette part collective et politique dans son uvre
: "Tous les poètes du monde rêvent que leur voix
soit aussi celle des autres." Pendant les années qu'il
passe à Beyrouth, puis à Tunis, sa trajectoire se confond
avec celle de l'OLP. Considéré comme le " ministre
de la culture " officieux de l'organisation - il est membre de son
comité exécutif -, il écrit les discours de Yasser
Arafat, avant de démissionner peu avant la signature des accords
d'Oslo.
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La puissance du verbe, le poète la vérifie
auprès des siens, mais aussi auprès de l'ennemi. Par deux
fois, au moins, ses propres mots lui explosent littéralement à
la figure. La première fois, il est enfant : en classe, on lui
demande de rédiger un texte pour l'anniversaire de la création
de l'Etat d'Israël. Il écrit un poème qui raconte la
fuite, le camp de réfugiés, son village détruit
Le gouverneur militaire le convoque et le menace de priver son père
de son emploi s'il récidive. La deuxième fois, c'est en
1988, au début de l'Intifada. Il voit à la télévision
les images de soldats israéliens brisant avec de grosses pierres
les os de jeunes manifestants palestiniens, dans un champ. Il écrit
d'un seul jet un poème grondant de colère, Passants parmi
des paroles passagères : "Sortez de notre terre / de
notre terre ferme, de notre mer / de notre blé, de notre sel, de
notre blessure
" Dans les territoires occupés, ces
vers deviendront bientôt graffitis sur les murs - de son exil, les
écrits de Darwich, dit-on, entrent en Palestine "sur un
nuage"
Quelques jours plus tard, à la tribune de
la Knesset, le Premier ministre israélien, Ytzhak Shamir, brandit
le poème : "L'expression exacte des objectifs recherchés
par les bandes
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d'assassins organisées sous le paravent de l'OLP vient d'être
donnée par l'un de leurs poètes, Mahmoud Darwich
" L'affaire tombe à point pour ressouder une opinion israélienne
divisée par la violence de la répression de l'Intifada.
"Unité retrouvée à la Knesset grâce
à un poème", titre un journal. Les intellectuels
juifs dont il est proche se détournent de Darwich, l'insultent
publiquement. Dans le poème, quatre mots ont suffi à ranimer
une peur viscérale : "Sortez de notre mer". Les
Israéliens y ont entendu un écho du fameux appel à
les "rejeter à la mer", lancé en 1967 par
le premier dirigeant de l'OLP, Ahmad Choukeyri. Face au tumulte soulevé,
Darwich, amer, ironise : "Nous leur proposons un marché
: qu'ils démantèlent les colonies, et nous démantèlerons
le poème."
Le poète doit ainsi sans cesse déjouer
les rôles réducteurs que veulent lui attribuer tant l'ennemi
que le "féroce amour" des siens : "Cette
obsession de vouloir toujours servir la cause par le biais de la poésie
est inutile. Elle ne sert ni la poésie, ni la cause palestinienne."
Partout où il passe, on continue à
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lui réclamer Inscris ! Je suis arabe. Il refuse, et propose
de lire plutôt ses uvres récentes. "Plus ce
poème avait du succès, et plus il m'irritait. Quel besoin
les gens ont-ils de se savoir arabes ?" Au fond, il connaît
très bien la réponse : "Je ne crois pas qu'il y
ait au monde un seul peuple à qui l'on demande tous les jours de
prouver son identité comme les Arabes. Personne ne dit aux Grecs
: Vous n'êtes pas grecs ; personne ne dit aux Français :
Vous n'êtes pas français. Mais l'Arabe doit en permanence
présenter ses papiers d'identité, parce qu'on cherche à
le faire douter de lui-même. Je ne suis pas obsédé
par la généalogie et la parentèle." Je suis
dans ma langue. "Pas plus, mais pas moins. Et je dis que dans
cette langue, on perçoit le voisinage des Romains, des Perses et
de tant d'autres peuples. Il n'y a pas de ghetto dans mon identité.
Mon problème réside dans ce que l'Autre a décidé
de voir dans mon identité." Toute la difficulté
consiste cependant à ne pas dilapider son énergie en répliques
à ces tentatives de ghettoïsation, mais à se ménager
un espace où créer librement, creuser en soi, et répondre
ainsi aux exigences intérieures de l'uvre en cours d'élaboration.
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A son arrivée à Beyrouth, au public qui
attendait le "chantre de la Palestine", Darwich assène
un texte nouveau, moderne : Sirhane prend le café à la
cafétéria. Le miracle est que ses admirateurs le suivront
dans son évolution, au fur et à mesure qu'il écrira
des poèmes plus difficiles. Fin lettré, il a souvent recours
au mythe, à l'Histoire : "Le paradoxe est que vous vous
protégez du conjoncturel en vous réfugiant dans le passé,
et celui-ci s'ouvre sur l'avenir." Le lit de l'étrangère
recèle lui aussi quelques ébranlements vigoureux du statut
dans lequel on pouvait a priori, plus ou moins consciemment, enfermer
son auteur : statut du poète méditerranéen tragique,
héroïque, " primitif ". Sans que Darwich renie jamais
son lyrisme et sa sensualité, on lit tout à coup, par exemple
dans "Un nuage venu de Sodome" : "Tu m'as laissé
de la veille : Ton châle / Lilas, une cassette de Danse avec
les loups / et un collier de jasmin sur la mousse du cur
" Ces incongruités, par le sursaut - au sens propre - qu'elles
provoquent, ressemblent à autant de piqûres d'anticorps par
lesquelles la poésie continue à assurer ce que Darwich appelle
son "immunité", empêchant les représentations
de se
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figer, de glisser sur la conscience comme l'eau sur les plumes d'un canard,
et, à terme, de devenir inopérantes.
Ainsi, la poésie phagocyte des éléments
choisis de cette réalité qui menaçait de la submerger,
et, ce faisant, renverse le rapport de forces. La démarche de Darwich
consiste à réussir cet équilibre, cette synthèse
subtile entre le dehors et le dedans : "Un poème peut tout
exprimer. Il nous faut néanmoins l'éloigner de tout ce qui
le perturbe : l'éphémère, le conjoncturel, l'immédiat,
l'inconsistant dans le réel. Je dis bien l'inconsistance du réel,
et non sa pesanteur." Entre l'événement et l'écriture,
il faut que s'établisse une distance "afin que la langue
se tende". L'attitude juste consiste à "débarrasser
la poésie de ce qui n'est pas la poésie" ; car
tout sujet, au fond - y compris la Palestine - est un alibi : "Où
vit la poésie ? Dans le sujet qu'elle aborde ou dans son indépendance
esthétique par rapport à son sujet ?" Il n'a pas
inclus dans ses recueils, par exemple, le poème Passants parmi
des paroles passagères : il lui avait servi à armer
la main des lanceurs de pierres,
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comme il le désirait, mais il jugeait qu'il ne relevait pas de
la poésie. Pour autant, il ne regrettait rien. Dans un entretien
avec une poétesse israélienne, revenant sur "l'affaire",
il lançait, bravache : "J'étais embêté
pour une seule raison : Shamir m'avait pris en flagrant délit de
texte faible."
Avec le temps, Darwich semble prendre moins à
cur les lectures orientées que font ses admirateurs de ses
poèmes. Il fait bien, car c'est peine perdue : même Le
lit de l'étrangère n'y a pas échappé.
Dans L'Humanité, il prenait le parti d'en rire : "On
s'est habitué à penser que, pour moi, la femme, c'est la
patrie. Il faut toujours que je prouve que suis normal et que je fais
l'amour avec des femmes, pas avec la terre !" Quelques années
plus tôt déjà, il admettait : "Existe-t-il
une lecture innocente de quelque texte que ce soit ?" Il retenait
donc l'essentiel : "Le résultat de ces brouilles est finalement
beau. Le rapport étroit du lecteur à la poésie manifeste
la fraîcheur qui subsiste dans l'âme arabe. Il montre que
la crise de la poésie n'est pas dans sa relation aux gens. L'attrait
de la poésie est intact, ainsi que la capacité de la
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goûter." Aujourd'hui, il constate avec plaisir que son
public l'a suivi - même en renâclant - sur la voie plus intimiste
qu'il a choisie : "Ça prouve sans doute que le lecteur
a besoin lui aussi de retrouver son humanité." Il s'agit
désormais de se dégager coûte que coûte des
pressions politiques immédiates pour trouver le moyen, à
travers la quête poétique, de "contempler l'humain
en nous". "Le poète palestinien doit réintégrer
son moi, et alors la tragédie palestinienne trouvera son expression
la plus raffinée", écrit-il.
Afin qu'un jour, peut-être, la terre ne soit plus étroite.
Inscris ! Je suis poète / Mona Chollet
Les citations de Mahmoud Darwich sont extraites de :
La Palestine comme métaphore, entretiens,
Actes Sud, 1997
Le lit de l'étrangère, poèmes, Actes Sud,
2000
Palestine, mon pays - L'affaire du poème, Minuit, 1988
La terre nous est étroite et autres poèmes, anthologie,
Poésie/Gallimard, 2000
"Mahmoud Darwich, poète de la Palestine",
entretien avec Françoise Germain-Robin, L'Humanité,
17 octobre 2000
"La poésie ne peut pas résister à un char
d'assaut", entretien avec Catherine Portevin, Télérama,
18 octobre 2000
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