- Écris pour dire quelque chose.
- Pas d'uvre, mais l'expérience de
toi-même, la connaissance de ce qui t'est inconnu.
- Une uvre! Une uvre réelle,
reconnue par les autres et important aux autres.
- Efface le lecteur.
- Efface-toi devant le lecteur.
- Écris pour être vrai.
- Écris pour la vérité.
- Alors, sois mensonge, car écrire en vue de la vérité c'est écrire ce qui n'est pas encore vrai et peut-être ne le sera jamais. - N'importe, écris pour agir.
- Écris toi qui as peur d'agir.
- Laisse en toi la liberté parler.
- Oh! en toi ne laisse pas la liberté devenir
mot.
Maurice Blanchot, «La
littérature et le droit à la mort»,
in De Kafka à Kafka, Éditions Gallimard, 1981.
élections présidentielles. Nous sommes prêts à voter à cent pour cent pour vous. Mais comme vous voyez, nous avons des problèmes d'électricité, d'eau et aussi nous voulons goudronner les routes qui entourent le village. Merci, Messieurs les politiciens. Le Candidat leader. - Merci, Monsieur le Notable, merci aux habitants
de Tamatavi pour les problèmes dont vous m'avez parlé.
Je souhaite les résoudre.
Le Candidat leader est devenu le Président de l'État et
il n'a rien fait dans le village.
Conclusion en bref : les politiciens sont des menteurs.
Il ne faut jamais donner sa confiance aux leaders politiques.
Les policiers et les gendarmes tuent les gens kurdes parce que le président dit de tuer les Kurdes mais maintenant ils tuent beaucoup plus qu'avant. Dans cette petite ville il y avait beaucoup d'écoles parce que il y avait des Kurdes c'est pour ça que les gens ne sont pas sortis à l'école, mais dans quelque ville il y avait l'école parce que il y avait des Turcs dans quelque ville. Il n'y a pas de gens parce que les policiers ils les menacent parce que c'est des Kurdes c'est pour ça que il n'y a pas de gens dans cette petite ville : ils ont brûlé les maisons kurdes. «
L'état d'urgence a été levé en octobre
dans trois départements, mais il a été maintenu dans
six départements du Sud-Est où le conflit qui oppose depuis
treize ans les forces gouvernementales aux combattants du PKK, Parti des
travailleurs du Kurdistan, a encore fait cette année six mille
victimes, dont des civils. »
Amnisty International, Rapport 1998. Le 29 juin 1999, le chef du PKK, Abdullah Ocalan, a été condamné à mort pour trahison et tentative de division de la Turquie.
une autre langue tu t'en sors dans la vie. Là où j'habite, il y a des personnes
qui parlent différentes langues, j'ai des voisines, je connais
des amies quand elles parlent leurs langues, je me sens bizarre parce
qu' elles parlent et moi je suis là avec une bouche bée
et de les écouter ça me faiblit le cur, parce que
j'aimerai bien discuter avec mes voisins et mes amis. Moi quand je suis
avec mes enfants à la maison quand je parle notre langue comorienne,
ils me parlent en français même s'ils comprennent ce que
je dis, ils me répondent en français parce que s'ils veulent
parler notre langue ça nous fait rire, parce que ils n'arrivent
pas à prononcer les mots. Si on est en famille, nous les grands,
on parle notre langue maternelle et les enfants, eux, ils parlent la langue
française.
ont arrêté tous les ministres et mis tous en prison. Après il y a des étudiants qui ont tué les gens et volé les gens et ils ont cassé les boutiques et les pharmacies. Et après il y en a un autre président qui est en train de faire tout son possible pour faire du bien au pays. Je vais raconter l'histoire de mon deuxième pays, le Sierra Leone.
Le travail des gens c'est le diamant et le commerce.
Quand j'étais petite, mon père est parti au Mali et il a
amené ma mère au Sierra Leone pour qu'elle reste avec lui
là-bas. Mon père fait le commerce du diamant et un jour
ma belle-mère est allée m'inscrire à l'école.
Les gens du Sierra Leone sont pas riches mais ils cherchent de l'or et
des diamants. C'est des étrangers qui sont venus au Sierra Leone.
Ils ont trouvé le moyen de travailler. Des gens du Sierra Leone
travaillent pour les étrangers. Des étrangers aussi ont
acheté le matériel et mangé aussi. S'ils ont trouvé
des diamants ou de l'or, ils viennent chez la personne pour lui acheter
tout le matériel et ils lui montrent le diamant. Je suis grande
là-bas et mariée. Et pendant toute mon enfance que j'ai
passée là-bas il y avait pas la guerre. En 1992 le gouvernement
a fait entrer les rebelles au Sierra Leone. Ils ont commencé à
faire des affaires avec les gens riches.
Petit à petit, ils ont fait entrer le reste des rebelles dans le pays, et c'est là-bas qu'ils ont commencé à tuer les gens et brûler les maisons des gens. Et maintenant il y a encore la guerre là-bas mais heureusement toute ma famille n'est pas là-bas. Sauf mon père et mon frère qui sont encore là-bas. Je vais raconter l'histoire de mon oncle.
Quand il était jeune à l'âge de
11 ans, sa mère est morte et c'est son père qui s'est occupé
de lui jusqu'à l'âge de 25 ans. Et il s'est fiancé
avec une fille et il est parti chez mon père au Sierra Leone pour
lui demander de l'argent pour venir en France pour travailler. Puis pendant
deux ans, il est retourné au Mali et il s'est marié avec
sa femme et il est resté là-bas pendant quatre ans. Et il
est revenu en France pour travailler et il a gagné beaucoup d'argent.
Et il ne veut pas que ses frères s'approchent de lui, il est reparti
au Mali pour voir sa femme, et il a trois enfants avec sa première
femme. Puis il est parti au Sénégal et il a rencontré
une fille là-bas, et il s'est marié avec elle. Et il l'a
amenée ici, pendant dix ans. Ils sont heureux avec leurs enfants.
En 1991, ils ont commencé à se disputer tous les jours et
un jour mon oncle a tapé sa femme et elle est
partie. C'est les voisines qui ont appelé le commissariat et les policiers sont venus. Et ils arrêtent mon oncle. Il a fait deux mois de prison. Il est sorti de prison et il est venu chez moi. Depuis 1991, sa femme veut pas qu'il vienne à la maison. Je vais raconter l'histoire de mon père.
En 1956, il a quitté son pays pour travailler.
Quand il a quitté son pays, il est parti au Gambia, et il est resté
quelques années là-bas. Et il a beaucoup d'amis au Gambia.
Et après il est parti à Conakry et il a travaillé
là-bas aussi pendant quelques années. Puis il est parti
au Sierra Leone avec ses amis et il a commencé à travailler.
Pendant deux ans, il a fait là-bas, il est devenu riche et il est
parti au pays. Et c'est là qu'il a rencontré ma mère.
Et il s'est marié avec elle, et il est parti avec elle au Sierra
Leone. Ils ont commencé à vivre leur propre vie là-bas.
Et le premier enfant a été un garçon, le jour où
mon frère est né, mon père a trouvé un gros
diamant. Et un jour il y a un monsieur qui est venu chez mon père.
Et il est resté avec lui là-bas, et ils sont devenus amis.
Et un jour la fille du monsieur est venue pour les vacances. Et mon père
a dit à son ami qu'il voulait se marier avec
sa fille. Et son ami a répondu : Ma fille, elle est pas une femme pour toi parce que on ne sait pas comment ils ont grandi là-bas. Et mon père n'a pas écouté son ami. Et il s'est marié avec elle et le jour de leur mariage, il y avait deux présidents, qui sont des amis de mon père, et mon père a commencé à faire le mal à ma mère. Et il a acheté des choses pour ma belle-mère, et un jour ma belle-mère a quitté mon père parce qu'elle a dit que mon père il n'a pas d'argent, elle veut pas rester marier avec lui. Elle est partie à Conakry et mon père est parti pour l'amener, elle a dit à mon père qu'elle va divorcer de lui. Et la mère de ma belle-mère a dit à mon père qu'il faut pas divorcer, qu'elle a deux enfants avec mon père.
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